Chronique de la covid 19 par un particulier, à compter de juillet 2021
à partir des médias français (Presse, radios et TV, sites internet divers dont sites médicaux)
Auteur: M.V., psychologue clinicien
Mis en ligne le 28 janvier 2022
Concernant l’année 2020 et les différends qui, face à un virus que personne ne connaissait, se sont manifestés entre scientifiques médicaux, ainsi que l’opposition entre études randomisées et approches cliniques et observationnelles, on peut consulter mon article de juin 2020 « Science et clinique à propos de la crise du coronavirus » (mis à jour à trois ou quatre reprises dans les mois suivants), à la page :https://psy-et-medicosocial.monsite-orange.fr/page-5ee394809ea00.html
Juillet 2021… et en guise d‘introduction.
Le variant Delta du Covid se répand très rapidement en France, comme c’est le cas ailleurs, l’Angleterre l’ayant eu avant les autres pays d’Europe.
Alors que, peu de temps avant, le gouvernement avait supprimé presque toutes les contraintes précédentes, le président Macron annonce brusquement à la télévision une série de mesures qui surprennent, dans le but d’inciter, certains diraient de forcer, à la vaccination.
Sans doute les alertes des spécialistes médicaux ainsi que la forte baisse des vaccinations à ce moment -là l’ont convaincu que seule la vaccination massive permettrait de ralentir la « quatrième vague » et d’éviter de devoir confiner à nouveau.
On s’attendait à l’obligation de la vaccination pour les soignants mais pas aux autres mesures annoncées qui restreignent indubitablement les libertés de la population générale (comme le Conseil Constitutionnel le reconnaîtra début Août) et obligent à la présentation du Passe sanitaire pour accéder à de nombreux services et établissements. Ce passe est prévu pour les lieux de spectacles, les établissements de soin, les bars et restaurants, les transports longue distance… Il fut très vite contesté par certains en même temps qu’approuvé par le plus grand nombre.
J’ai personnellement tiqué quant à ces mesures tout en ayant de la difficulté à me faire une idée sur ce qu’il faudrait faire d’autre.
Les échanges de courriels avec des amis de longue date, qui n’ont pas globalement la même perception que moi sur la gestion de la crise sanitaire et surtout sur la vaccination, ont contribué à alimenter mes réflexions et je les en remercie. C’est ainsi que ce travail de recherche d’informations et de compilation a pris naissance, pour essayer de mettre un peu de clarté dans mes impressions premières, puis de voir les évolutions prises progressivement par les différents acteurs.
Par ce travail, mon intention ne fut pas d'opposer les partisans de telle ou telle opinion à ceux d'opinions divergentes, mais d'essayer de prendre en compte, autant que possible, les multiples discours sur la pandémie, sachant qu'il n'est guère possible de les connaître tous dans le détail. Ma perspective globale est de nature structurale, mais sans omettre les contextes historiques. Autrement dit, selon moi, les informations, les opinions, les représentations individuelles et sociales, sont toujours à situer dans un panorama complexe: historique, sociologique, anthropologique, économique, psychologique, philosophique... Certes, dans la vie concrète il faut faire des choix (par exemple, pour la question posée en 2021, être ou ne pas être vacciné), mais la perspective que je viens de définir invite à essayer de comprendre ceux qui ne font pas les mêmes. Nous avons tous nos déterminismes, insus le plus souvent... et nos indéterminations.
Les rares personnes qui auront le courage de parcourir l'ensemble de ce qui suit pourront voir au fur et à mesure des mois combien cette pandémie aura fait émerger des questions fondamentales, dont la principale, à mon sens, est celle de l’opposition entre deux valeurs essentielles de notre République : la liberté et la fraternité (qui peuvent prendre pour chacun des sens différents)… l’attention s’étant peut-être moins porté sur l’égalité.
Un autre point saillant m'a semblé apparaître également: le malentendu entre la majorité du corps médical, très favorable à la vaccination, et les personnes opposées à celle-ci.
On pourra voir aussi que les débats ont été nombreux et de qualité très inégale selon le média, selon la direction de l'émission. Je peux dire d'emblée que "C ce soir" sur la chaîne 5 me paraît d'une très bonne tenue.
Ces débats, sur les plateaux TV ou dans la vie privée, ont parfois été vifs, conflictuels. Cela était à mon sens obligatoire dès lors que les peurs, angoisses, valeurs personnelles, se trouvaient mises en jeu. Le conflit est inhérent à la vie. L'important serait de l'élaborer afin que Thanatos soit éloigné. Les débats y contribuent.
Tous ceux qui se plaignent du manque d’autorité dans nos société, et qui rêvent d’un pouvoir fort, ont certainement été satisfaits par l'introduction du Passe sanitaire et par l'obligation de la vaccination pour les soignants, de voir ainsi que ce « chantage » à la vaccination, selon le terme employé par certains, ces « menaces», selon d’autres, ont immédiatement fait augmenter le nombre de vaccinations journalières. Ceux-là virent sans doute leurs désirs d’ordre et de sécurité satisfaits, ce qui fit dire à quelques chroniqueurs que ce serait à terme l’extrême droite qui s’en trouverait renforcée.
Au fond, avec cette surveillance accrue, ne se dirigeait-on pas progressivement vers les méthodes chinoises? Le gouvernement chinois ne dit-il pas depuis longtemps qu’on ne peut diriger un pays d’un milliard et demi d’individus par la démocratie? Il y a donc là une pente et un risque qui ne doivent pas être sous-estimés. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et la défenseure des droits ont d’ailleurs très vite souligné certains de ces risques. Quelques universitaires, comme le professeur de droit public à l’Université de Grenoble-Alpes, Serge Slama, a dit son inquiétude dans le Journal L’Obs, estimant qu’«on met le doigt dans un engrenage. » Quelques pays voisins, d’après ce que j’ai cru entendre, ont été étonnés par ces décisions (l’Angleterre, l’Allemagne ?) mais ne les excluraient peut-être pas selon l’évolution de la pandémie [ajout de novembre 2021 : c’est, si je ne me trompe, ce qui s’est ensuite passé en Allemagne, en Autriche, en Italie… selon des modalités quelque peu différentes].
Le Sénat, après les débats rapides au Parlement et le vote de ce dernier, a assoupli un petit peu le dispositif et demandé une date butoir pour la fin de son application (qui sera le 15 novembre 2021, puis prolongé jusqu’en juillet 2022). Le Conseil Constitutionnel a ensuite retoqué le projet de licenciement dans les entreprises, pour les salariés en contact avec le public et qui refuseraient la vaccination, mais en maintenant la suspension de salaire. Dans la pratique, cela ne va pas être simple. [Ajout de novembre 2021 : il y a eu assez peu de démissions de soignants en métropole, mais dans les territoires d’Outre-Mer le refus de vaccination a été assez massif et le gouvernement a donc dû assouplir un peu le dispositif.]
De même, des difficultés sont probables pour les salles de spectacle et les restaurateurs. Heureusement que le projet qui envisageait que ces derniers puissent vérifier les identités a été abandonné, car cela m’était apparu aberrant puisque seul du personnel assermenté, à ce que je sache, peut avoir cette attribution.
Nombre de restaurateurs, tout en disant qu’ils se conformeraient à la loi, ont regretté qu’on leur fasse jouer un rôle qui n’est pas le leur, celui de contrôle des Pass.
Certains slogans de manifestants ants-pass, brandissant la « dictature » ou l’étoile jaune, ont à juste titre choqué. Espérons que les auteurs de cet amalgame ne se soient pas vraiment rendu compte de ce qu’est une véritable dictature et de ce que fut le nazisme [fin 2021, lors d’une conférence et en réponse à une question, Boris Cyrulnik (dont la famille avait été raflée et qui a échappé à la déportation comme il l’a décrit dans « Sauve toi la vie t’appelle ») a répondu avoir été extrêmement blessé par cette référence à l’étoile jaune].
On peut voir toutefois dans ces oppositions un refus de la soumission et une crainte non dépourvue de fondements. Que début août 30 à 40% de la population aient exprimé une compréhension pour ce mouvement est quand même significatif.
L’ennui, comme ce fut le cas pour le mouvement des Gilets jaunes (qui eut des motivations tout à fait compréhensibles), c’est l’extrême diversité des opposants, l’alliance de la carpe et du lapin : antis-Macron, antis-système, antis-pass, antis-vaccin, mélangés, avec la récupération par certains leaders de l’extrême droite… Ainsi que la reprise d’idées diffusées par les réseaux sociaux ou par des sites qui utilisent les discours de quelques scientifiques aux arguments parfois étranges, comme celui de la modification du génome ou celui des variants causés par la vaccination, ou encore celui de la dangerosité de la protéine Spike dans le vaccin, arguments contestés et contredits par la grande majorité des spécialistes médicaux, épidémiologistes, virologues, généticiens… (qu’il s’agisse donc des risques sur le patrimoine génétique, sur la stérilité, sur des atteinte d’organes, sur les variants, sur les effets secondaires à long terme…). Je donne plus bas quelques liens relatifs à ces informations alarmistes et aux critiques dont elles ont fait l’objet.
Ce mouvement d’opposition, aussi disparate qu’il soit, serait cependant à prendre en compte, à entendre, et devrait susciter le débat public (avec ceux au moins qui pourraient l’accepter) plutôt que la stigmatisation ou la condescendance.
Nous voyons donc d’un côté une défense des libertés, qui se comprend, et de l’autre celle de la fraternité et de la responsabilité (réduire le risque d’infecter les autres, celui d’engorger à nouveau les hôpitaux) tout aussi valable [Ajout de janvier 2022 : on verra que ce problème reviendra avec la « vague » Omicron].
Exemple parfait de positions, d’oppositions, contradictoires en apparence mais également justifiées. Tout dépend d’où on regarde, avec quelles valeurs prioritaires. Comme dit le dicton, chacun voit midi à sa porte. Exemple de la complexité décrite par Edgar Morin, lequel a dit, au sujet de la vaccination, que vaccinés ou non, on est toujours confronté à des risques.
Parmi les trois termes de la devise républicaine, c’est cependant l’égalité qui, en l’occurrence, claudique.
Si l’égalité reste sur la touche (rien de nouveau), c’est parce que ces mesures ont créé une nouvelle fracture au sein de la population (pros-vaccin et antis, vaccinés et non vaccinés) qui s’est surajoutée, les recouvrant d’ailleurs souvent, aux fractures déjà existantes entre villes et campagnes, centres-villes et banlieues, niveaux d’études, etc… Dans certaines familles, paraît-il, les disputes et débats sur cette question sont très vifs.
Y avait-il une autre façon de procéder ?
Je ne sais pas vraiment. Certes il y avait urgence, selon les épidémiologistes, étant donné la vélocité du Delta (et avec la circulation mondiale du Covid, d’autres variants apparaîtront sans doute). Mais j’aurais préféré de beaucoup, avant les décisions, ne serait-ce que durant une semaine ou deux, une concertation préalable avec les représentants des régions, une annonce par le chef de l’Etat de la gravité de la situation et des différentes mesures possibles, des explications précises sur l’importance de la vaccination et sur la faiblesse des risques de celle-ci, l’écoute des arguments des opposants… Tout cela aurait-il abouti à une autre situation que l’actuelle, qui peut-être sera en partie efficace dans la lutte contre l’épidémie mais qui débouche sur un autoritarisme appuyé sur les moyens modernes de surveillance et de traçabilité ?
On commence à connaître le président actuel : néo-libéral en économie, on l’a toujours su, même si la crise sanitaire semble avoir remis en question (provisoirement ?) certaines de ses certitudes ; autoritaire, on le voit ; sûr de lui et moralisateur, clairement, ne pouvant s’empêcher de jugements à l’emporte-pièce : il y avait eu les gens de rien, le travail trouvé en traversant la rue, etc… Il vient de qualifier les antis-vaccin, ou les antis-pass, d’égoïstes [ce sera plus tard d’irresponsables]. Ce n’est pas à mon sens de cette façon que le message en faveur du vaccin peut le mieux passer. Des débats contradictoires avec des réponses aux questions des indécis, des sceptiques et des opposants, seraient préférables. Certes, les opposants les plus radicaux ne seront sans doute jamais convaincus. Mais je ne suis pas sûr qu’il y en ait beaucoup à l’heure actuelle. Une très petite minorité activiste peut toutefois faire des dégâts, voire instaurer un climat de menaces et d’agression, ce qui est récemment apparu (pharmacie attaquée, centre de vaccination incendié, médecins menacés de mort…).
En fait, certains sondages avancent que c’est surtout l’indécision qui est répandue, car les vaccins contre la Covid sont nouveaux, car on a peu de recul, comme cela est souvent dit (encore qu’une année entière et environ 3 à 4 milliards de vaccinés, cela commence à faire), car il y a quand même aussi une part d’infantilisation dans ces injonctions.
J’ai entendu dans un resto, à une table voisine, une discussion dans un couple où l’homme affirmait ne pas vouloir se faire vacciner car Macron voulait l’imposer, et cela ne lui plaisait pas. Il y avait un côté un peu cocasse mais intéressant dans cet échange car sa compagne lui répondait qu’il avait ainsi l’attitude d’un enfant qui s’oppose, alors qu’il avait 40 ans.
Quoiqu’il en soit et qu’il en sera, pour le moment nous savons que c’est le virus qui tue, ou qui handicape à long terme (d’abord ce furent les personnes âgées et à risque, actuellement des personnes beaucoup plus jeunes) et seule à ce jour la vaccination semble pouvoir le freiner, même si, selon des informations récentes, l’immunité qu’elle apporte sera probablement temporaire et nécessitera des rappels, ou la recherche d’un autre vaccin si une mutation plus dangereuse apparaissait [ajout de novembre 2021 : les anticorps ont presque disparu au bout de 6 mois chez les personnes âgées, d’où la nécessité d’un rappel.]
On peut voir dans les messages qui font suite à tel ou tel article, sur les portails internet, l’idée que la vaccination ne sert à rien puisque l’épidémie se développe alors que le nombre de vaccinés augmente. A croire que ces internautes suivent mal les explications données par les spécialistes médicaux, épidémiologistes notamment : le variant Delta est beaucoup plus transmissible que le précédent et infecte plus vite [Ajout de janvier 2022 : ce sera encore pire avec Omicron] ; la couverture vaccinale est loin à ce jour d’avoir atteint les 90% dans la plupart des pays, certaines catégories comme les jeunes et certaines communautés (par exemple religieuses en Israël) sont très peu vaccinées ; les vaccins seraient peut-être un peu moins efficaces sur le Delta. S’il peut y avoir des personnes vaccinées hospitalisées en raison du Covid, les courbes montrent à ce jour (mi-août) qu’elles sont nettement moins nombreuses que les non vaccinées. Il a été expliqué (mais cela paraît sans doute contre-intuitif pour nombre de personnes) que, statistiquement, les vaccins n’étant pas efficaces à 100%, plus il y a de vaccinés plus il y a un nombre relativement élevé d’entre eux qui peuvent déclarer la maladie (10 à 15 % des vaccinés puisque c’est le pourcentage de non-couverts potentiels). Si par exemple on part de l’hypothèse de 10% de vaccinés non couverts, et que l’on a 1000 personnes vaccinées, il y en aura 100 susceptibles d’être malades ; s’il y a 10000 personnes vaccinées, ce sera 1000, et ainsi de suite.
Par contre toutes les données actuelles montrent que les non vaccinés sont beaucoup plus nombreux à attraper le covid sous ses formes graves. Dans les départements d’Outre-Mer où il y a eu peu de vaccinations, ça flambe au moment où j’écris ces lignes.
Par ailleurs, comme ce sont, hélas, les seuls pays riches qui ont vraiment accès aux vaccins, les variants n’ont donc pas fini de se développer tant que les pays les plus pauvres en seront privés (voir les ravages actuels de la pandémie en Tunisie). C’est pourquoi la levée des brevets est de plus en plus demandée, mais le débat semble assez vif à ce sujet, et on ne voit pas à ce jour les grands laboratoires prêts à accepter cette demande.
La question de l’obligation vaccinale est également controversée. Les spécialistes en médecine y seraient plutôt favorables, mais serait-elle acceptée par les opinions ? Sans doute pas par les opposants au vaccin.
On retombe sur la question épineuse, cornélienne, des libertés versus la fraternité.
Voici deux avis (que l’on m’a transmis) de sympathisants du PCF et de la CGT, lesquelles s’opposent surtout aux conséquences des mesures "Pass sanitaire" sur les travailleurs en entreprises.
« Au soir d’une nouvelle manjf très largement médiatisée, je veux préciser mes positions à la fois pro vaccination et pro obligation de la vaccination.
D’abord je dois préciser que c’est le jour de mes 74 ans que pour la première fois j’exprime un désaccord profond avec la confédération de la CGT dans son communiqué intitulé : "100 % pour la vaccination...contre son imposition."
Certains camarades pourront être choqué(e)s mais c’est souvent la rançon du débat.
- OBLIGATION VACCINALE : Pour moi, ce n’est pas une atteinte à la liberté dans la mesure où doit primer la sécurité collective face à une décision individuelle la mettant en péril.
Concernant la vaccination, il semble qu’il n’y ait pas de désaccord sur sa nécessité mais…
- OBLIGATION VACCINALE et PASS SANITAIRE posent problème à certains camarades pour qui ces mesures porteraient atteinte aux libertés. Le communiqué confédéral reprend les arguties de la FD Santé. Qui dit obligation vaccinale impose contrôle donc pass sanitaire pas plus attentatoire aux libertés que la présentation d’une pièce d’identité à la caissière du supermarché.
Au restaurant, une personne non vaccinée peut elle-même être contaminée ou contaminer les autres. En quoi la liberté de la personne non vaccinée serait plus précieuse que la mienne ou celle des autres clients confrontés au risque de contamination sans le savoir.
J’espère que syndicalement l’ambiguïté sera levée et je salue la position du PCF (déclaration MG Buffet et communiqué de Ian Brossat). »
La réponse de son correspondant :
« oui une réflexion est nécessaire, je partage entièrement ce point de vue… en effet s'il me semble évident que toutes menaces sur les contrats de travail et les droits des salariés sont à combattre...je pense néanmoins que la meilleure manière d'y répondre est une obligation de vaccination par ailleurs socialement nécessaire… comme d'autres vaccinations! Et qu'il ne s'agit en aucun cas d'une atteinte aux libertés! La réponse à l'agression virale est obligatoirement sociale!
Je peux comprendre les interrogations....mais où ont été les débats dans la CGT sur le pb, Je ne connais malheureusement ni le pt de vue de Marie Georges Buffet ni celui de Ian Brossat (je ne lis l'Huma qu'occasionnellement) mais j'ai tendance à faire confiance à Marie Georges Buffet sur bcp de plans. Ya t il eu des débats dans le PCF?
En plus le mélange dans une manif des anti vax et des anti pass ne clarifie pas les choses.
J'ai fait connaître l'appel de la CGT 13 par nécessité d'informer sur nos positions, mais sans y adhérer personnellement et en pensant qu'il faut prendre le temps du débat et de la réflexion. »
A mon avis, si la pandémie venait à rebrousser chemin (rien n’est impossible mais à ce jour cela semble peu probable étant donné sa mondialisation ; elle repart en Chine et atteint durement l’Afrique qui avait été un peu épargnée), cette question de l’obligation vaccinale serait évitée.
Par contre, si elle s’amplifie, il est possible qu’elle prenne le devant de la scène.
Je me suis renseigné sur les vaccins obligatoires en France. Il y en a 11 pour les enfants. Les rappels pour le DTP sont fortement recommandés chez l’adulte. Certains vaccins sont obligatoires pour certains personnels de santé (par exemple contre l’hépatite A).
Les partisans de la vaccination obligatoire contre le Covid arguent de l’intérêt collectif et de l’égalité (suppression de l’usine à gaz qu’est le Passe-sanitaire, et des tests). La question du contrôle est posée. Pourrait-il être le fait de la Caisse d’Assurance Maladie ?
Essayant de considérer les différents points de vue et de les comprendre, voici quelques échanges fictifs, mais basés sur ce qui se dit réellement.
- Les affirmations du Pr Fourtillan. C’est lui qui avait été incarcéré pour des essais thérapeutiques illégaux.
Il est anti vaccin et prétend que le Covid a été fabriqué par l’Institut Pasteur, assimilant abusivement brevets et créations. https://factuel.afp.com/attention-aux-affirmations-relayees-par-cette-avocate-sur-lorigine-du-sars-cov-2
- Réinfo Covid ( https://reinfocovid.fr/ )
Collectif initié par l'anesthésiste réanimateur Louis Fouché, en opposition à la politique sanitaire du Covid par le gouvernement et critiquant le discours dominant dans les médias. Un article sur MSN résumait les positions de ce collectif et les mouvances idéologiques dont il est proche (mouvement de Pierre Rabhi, rassurisme, association "Bon sens", Ligue nationale pour la liberté des vaccinations, Antivax) mais cet article n'est plus accessible (volatilité de la toile !).