Octobre 2021
2-10-2021.
- Libération. «Les Etats-Unis subissent depuis début septembre un regain de l’épidémie, en particulier dans les régions conservatrices. Dans l’Etat du Sud, le virus ne cesse d’être nié et la vaccination décriée. Une infirmière du petit hôpital de Cookeville, Tennessee,… reconnaît tacitement s’être lassée d’appeler à la raison ses concitoyens, dans un Etat qui enregistrait plus de 10 000 cas positifs par semaine à la mi-septembre, un record battu seulement par l’Alaska. »
4-10-2021.
- L’Express. « Le Danemark… enregistre une [légère] hausse des contaminations, trois semaines après avoir levé les restrictions sanitaires liées au Covid-19… Au 29 septembre, 85% des Danois de plus de 12 ans disposaient d'un schéma vaccinal complet contre le Covid-19…Et si le nombre de contaminations augmente sensiblement, les hospitalisations quotidiennes liées au Covid-19 continuent leur baisse… Si la situation sanitaire reste sous contrôle, les spécialistes gardent toujours les yeux rivés sur la possible arrivée de nouveaux variants qui pourrait bouleverser les courbes épidémiques. "Ce que nous regardons de près désormais, ce sont les personnes hospitalisées et pourtant vaccinées", déclarait le 27 septembre dernier l'épidémiologiste Lone Simonsen, au micro de TF1. "Ainsi, nous pouvons identifier des variants ou des catégories de population qui nécessitent un rappel du vaccin. Mais actuellement, la grande majorité des personnes hospitalisées ne sont pas des personnes vaccinées".
- Le Monde. « L’Agence européenne des médicaments (AEM) a approuvé, lundi 4 octobre, l’administration d’une troisième dose du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les plus de 18 ans, craignant que la protection contre le Covid-19 ne baisse après les premières injections [au moins 6 mois après]… Elle précise que les données dont elle dispose montrent une hausse du niveau d’anticorps chez les 18-55 ans lorsque cette dose de rappel est inoculée dans ce délai. "Le risque de maladies cardiaques inflammatoires ou d’autres effets secondaires très rares après un rappel n’est pas connu et est soigneusement surveillé", a ajouté l’AEM. De rares cas de myocardite et une inflammation du muscle cardiaque ont été signalés chez des personnes ayant reçu le vaccin Pfizer, en particulier chez les jeunes hommes. »
- Marianne. « Nommé dans une commission anti-complots présidée par le sociologue Gérald Bronner, le professeur Guy Vallancien a pourtant été récemment sanctionné par l'Ordre des médecins pour avoir rédigé un faux. La lanceuse d'alerte Irène Frachon s'est également inquiétée de ses prises de position dans l'affaire du Mediator, dont il a minimisé la dangerosité.
- Ouest-France. « Se dirige-t-on vers un passe sanitaire localisé, mis en place uniquement dans les régions où le virus circule le plus ? Olivier Véran a annoncé ce lundi 4 octobre que la présidence a saisi le Conseil scientifique sur cette question. De potentiels allègements seront discutés lors du prochain conseil sanitaire, mercredi 6 octobre. »
- Le Parisien. « Les chiffres publiés ce dimanche par Santé publique France confirment, à nouveau, une stabilisation voire une baisse de l’épidémie dans le pays avec un nombre d’hospitalisations qui stagne voire baisse. Les spécialistes appellent toutefois à rester vigilant face à une éventuelle cinquième vague, favorisée par l’hiver… On continue de déplorer des décès… la vaccination se poursuit... doucement. Seulement 23 392 injections, dont 7 661 premières doses, ont été réalisées ces dernières 24 heures, rapporte la Direction générale de la Santé. Au total, 50 611 547 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,1% de la population totale) et 48 787 273 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 72,4% de la population totale). »
- Yahoo!actualités. « Avoir le Covid-19 ET la grippe en même temps est tout à fait possible… le cumul "augmenterait le risque d'effets à long terme" et la sévérité des symptômes, redoute le Dr Michael Matthay, médecin et professeur à l'Université de Californie à San Francisco, cité par CNN… Une autre inquiétude est la capacité du système immunitaire à répondre aux deux virus. Si la crainte des médecins est réelle, on manque actuellement de recul sur le sujet. La grippe s’étant peu répandue l’année dernière, ils ignorent si ces cas de cumul sont courants. Les médecins rappellent que les vaccins contre le Covid-19 et la grippe sont les meilleures armes de prévention. D’autant que la Haute autorité de santé a confirmé ce lundi qu’administrer au même moment le vaccin antigrippal et le rappel contre le Covid-19 ne présente pas de risque pour la santé à la condition de les faire sur deux zones distinctes, c’est-à-dire que le premier soit injecté dans un bras, et le second dans l’autre, par exemple. »
5-10-2021.
- L’Express. Selon Sylvain Fort, « Le complotisme n'est pas seulement une paranoïa, c'est aussi une mégalomanie. » L’auteur donne du complotisme une description assez simple mais intéressante : « C'est la manie de déceler derrière toute chose la main secrète d'individus œuvrant à leur intérêt au détriment de celui des autres. A partir de cette psychose, on se construit des histoires. Les briques s'en ordonnent selon un schéma tridimensionnel bien connu des scénaristes. Première dimension, les personnages : qui sont ces individus ? Réponse : des riches, des puissants, des initiés. Deuxième dimension, le moteur de l'action : quelles sont leurs motivations ? Réponse : l'argent, le pouvoir, le sexe. Troisième dimension : quels leviers utilisent-ils pour parvenir à leurs fins ? Réponse : les médias, les grandes entreprises, les gouvernements. » « Le complotiste véritable n'est pas seulement celui qui invente une histoire, mais celui qui prétend en enrayer le cours. Parce qu'il a compris ce qui se trame, il doit le faire savoir. Dévoilant la machination, il ouvrira les yeux du peuple soumis et le sauvera de son triste sort… La vraie question n'est sans doute pas celle du complotisme, mais une autre, bien plus fondamentale : la population est-elle dûment informée ? Est-elle même dûment formée ? Connaît-on réellement le niveau de compréhension et de connaissance qu'ont les citoyens des grands sujets ? Le complotisme n'est-il pas en train d'envahir l'immense terrain laissé désert de l'information publique et de la connaissance civique, dans un monde où les enjeux technologiques, scientifiques, géostratégiques sont devenus d'une complexité inouïe ? »
7-10-2021.
- La Marseillaise. Joëlle Micallet, professeure de pharmacologie et directrice du Centre régional de pharmacovigilance Marseille Provence Corse, affirme qu’avec 6 milliards de doses de vaccins anti-covid utilisées dans le monde on a un recul considérable, jamais égalé. Rapporté au nombre de doses injectées, les 53.000 évènements indésirables rapportés pour le vaccin Pfizer sont à un taux beaucoup plus faible que pour d’autres médicaments. Les données VAERS aux Etats-Unis, auxquelles se réfèrent des antivax, sont rentrées sans validation médicale et pharmacologique et reposent sur des déclarations de patients sans date, délai, description clinique et sans expertise. On peut donc faire dire n’importe quoi à ces chiffres.
8-10-2021.
- Ouest-France. « L’Islande a suspendu, vendredi 8 octobre, le vaccin anti-Covid du laboratoire américain Moderna, invoquant de légers risques accrus d’inflammations cardiaques. Le pays va ainsi plus loin que ses voisins nordiques, qui ont simplement limité son usage… Depuis jeudi 7 octobre, la Suède et la Finlande ont également suspendu l’emploi du vaccin Moderna, mais uniquement pour les moins de 30 ans. Le Danemark et la Norvège l’ont, quant à eux, formellement déconseillé pour les moins de 18 ans, en raison d’un risque d’inflammation du myocarde, muscle cardiaque, et du péricarde, la membrane recouvrant le cœur. Selon les autorités suédoises, la plupart de ces inflammations sont bénignes et passent d’elles-mêmes, mais un avis médical est recommandé en cas de symptômes. »
- Ouest-France. « Sur les réseaux sociaux, les théories complotistes sur la pandémie servent les intérêts d’influenceurs stars, suivis par des millions de personnes… Ces influenceurs ont plus de chances de toucher les jeunes générations, qui vont "sur les réseaux sociaux pour chercher des informations", commente Romy Sauvayre, sociologue des croyances à l’Université de Clermont-Auvergne et au CNRS. 66 % des moins de 35 ans s’informent d’abord sur Internet, notamment sur leur téléphone… "dans la dynamique de diffusion des croyances, un point important est la confiance que l’on accorde à l’individu qui va nous soumettre à une croyance. Si j’adhère à un influenceur parce que je le suis tous les jours, la probabilité que je croie ce qu’il me dit est plus importante ", pointe Mme Sauvayre… Ces influenceurs, dont la rémunération dépend de leur audience, savent que partager la dernière thèse antivax va générer des surréactions", argue Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information à l’Université de Nantes. Or, le modèle économique de ces plateformes fait que pour monétiser des contenus, la prise en compte de ces interactions est déterminante : c’est ce qui fait venir de nouveaux annonceurs et augmenter la rémunération auprès des régies publicitaires ". Face à cela, "le cadre sur la désinformation européen est actuellement très léger", regrette Enguerrand Marique, coauteur de La régulation des fake news et avis factices sur les plateformes.
11-10-2021.
- Le Parisien et Libération. « L’étude pilotée par Epi-Phare, une structure associant l’Assurance maladie (Cnam) et l’Agence du médicament (ANSM), a porté sur 22 millions de personnes. Les vaccins semblent aussi efficaces contre le variant delta. La vaccination contre le Covid-19 réduit de 90 % le risque d’hospitalisation et de décès chez les plus de 50 ans… Cette étude porte uniquement sur l’efficacité des vaccins contre les formes graves. Elle ne permet pas de dire à quel point ils empêchent d’être infectés et de transmettre le Covid-19. »
12-10-2021.
- Le Monde. « Le Dr Thierry Godeau, président de la conférence des présidents de CME de CH : "De grands hôpitaux attractifs ont des problèmes de personnels jamais connus auparavant. Tout le monde sort rincé de la crise mais sans avoir le sentiment que le quotidien s’améliore, au contraire"… A l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), on dénombre 520 infirmiers de moins dans les établissements qu’il y a un an, selon les chiffres consolidés début septembre, pour près d’un millier de postes d’infirmiers vacants. Les recrutements intervenus durant le mois de septembre n’ont pu combler ce gouffre : 820 postes sont toujours à pourvoir. L’impact est majeur sur une offre de soins déjà sur le fil : 18% des lits ont dû rester fermés au retour de l’été… Pour espérer une génération de diplômés plus nombreuse, il faudra néanmoins attendre encore. La fin du concours d’entrée à l’école d’infirmiers, remplacé par une sélection sur dossier et accompagnée d’un boom des candidatures, est intervenue en 2019 pour une formation qui dure 3 ans. L’augmentation des places dans les 320 instituts de formation en soins infirmiers a pour sa part été annoncée à l’été 2020.»
- L’Express. « Covid en Grande-Bretagne : "une faillite de santé publique" historique. » Un rapport parlementaire fustige les avis des scientifiques et la mollesse des actions prises par le gouvernement Johnson au début de l'épidémie, qui a fait plus de 138 000 victimes…Alors que les pays européens adoptaient des positions beaucoup plus strictes dès le début de la pandémie, les scientifiques britanniques ont préconisé des demi-mesures. Et pourtant, rappelle le rapport parlementaire, ils disposaient dès le début de prévisions modélisées de l'Imperial College London prédisant un demi-million de victimes en cas de non-confinement… Aujourd'hui… et malgré son succès initial, la stratégie de vaccination du gouvernement Johnson pose question. Avec près de 40 000 infections par jour, la Grande-Bretagne connaît depuis plusieurs semaines un taux d'infection douze fois supérieur à la France, l'Italie et l'Espagne. La fin de la distanciation sociale et du port du masque dans les transports publics, par exemple, ainsi que l'absence de passe sanitaire en Angleterre (alors qu'il a été adopté au Pays de Galles et en Ecosse) sont pointés du doigt. »
13-10-2021.
- Le figaro. Au Brésil, « … Prevent Senior, important groupement hospitalier et service de mutuelle pour personnes âgées… est accusée d’avoir mené au sein de ses hôpitaux une étude clinique clandestine, hors de tout cadre juridique et scientifique, afin d’étudier les effets de plusieurs médicaments sur plus de 600 patients atteints du Covid-19… Dès les premiers symptômes, ces médecins disent avoir été obligés par leur hiérarchie de prescrire le fameux "kit Covid", ou "traitement précoce", un cocktail de médicaments comprenant l’hydroxychloroquine, un antipaludique, et l’ivermectine, un antiparasitaire utilisé pour combattre certains vers tropicaux… » Le Figaro ajoute que « la commission parlementaire chargée d’enquêter sur la gestion de la pandémie par le gouvernement brésilien suspecte Prevent Senior d’avoir en outre altéré les certificats de décès de plusieurs patients pour que les conclusions de l’étude soient plus conformes avec la vision du président Jair Bolsonaro, grand défenseur de l’hydroxychloroquine… Plusieurs enquêtes ont été ouvertes. »
14-10-2021.
- La Croix. « Face à l'obligation vaccinale, le CHU de Guadeloupe dans l'impasse » « dès ce 14 octobre, l’obligation vaccinale pour les soignants entre en vigueur sur l’archipel. L’hôpital de Pointe-à-Pitre, dont à peine plus de 60% des soignants sont vaccinés, se prépare déjà à «déprogrammer ce qui sera déprogrammable» ». Delphine Isaac, technicienne de laboratoire et membre du syndicat majoritaire, l’UTS-UGTG, « s’inquiète d’une tragédie à venir. Le CHU étant l’un des principaux employeurs de Guadeloupe, «en excluant des salariés, ce sont des familles entières que l’on risque d’affamer» »… «désemparée, la direction a saisi le tribunal de Pointe-à-Pitre en référé d’urgence, accusant le syndicat d’entraver le bon fonctionnement de l’établissement. Elle rappelle qu’un hôpital n’a pas compétence à négocier ni le contenu d’une loi, ni son bien-fondé ».
16-10-2021.
- JIM.fr. « Recours formé devant le Tribunal administratif [de Versailles] contre la vaccination obligatoire : la notion d’urgence non reconnue… En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution d’une décision administrative ne peut être prononcée par le juge qu’à condition que celui qui la demande justifie d’une situation d’urgence. La situation d’urgence s’apprécie concrètement, compte tenu des intérêts à la fois publics et privés concernés par la décision en cause. La requérante soutenait que l’urgence était née du fait de la suspension de son salaire qui constituait sa principale source de revenu. Mais pour le Tribunal, en refusant de se soumettre à la vaccination « Mme C. s’est placée elle-même dans une situation d’urgence qu’elle invoque ». Le juge a estimé que « le seul fait que l’agent se retrouvait privé de sa rémunération du fait de la décision en cause ne pouvait suffire, à lui seul, pour justifier l’existence d’une situation d’urgence alors que cette perte de rémunération procédait directement et exclusivement du refus de l’agent de se soumettre à l’obligation vaccinale contre la covid-19 et que l’agent ne fournissait aucun motif à ce refus ».
- L’Express. « les contre-vérités scientifiques de Louis Fouché. » L’auteur de l’article a lu le livre de Louis Fouché Tous résistants dans l'âme, éclairons le monde de demain, sorti le 14 octobre (ed. Trédaniel). Ses critiques ne m’étonnent pas car, comme indiqué plus haut, j’ai consulté le site de Fouché, Réinfocovid, où à mon avis tout est mélangé, avec une irresponsabilité flagrante par rapport aux risques sanitaires puisque l’édito est contre toutes mesures de protection. Lien vers l’article : https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/tous-resistants-les-contre-verites-scientifiques-de-louis-fouche_2160498.html
- L’Express. « Covid-19 : comment la Russie est devenu le pays le plus endeuillé d'Europe… La Russie a enregistré plus de 1000 morts en seulement 24 heures. Au total, le pays comptabilise plus de 222 000 décès liés au Covid-19, un chiffre vraisemblablement sous-estimé… Environ 30% de la population est immunisée contre la maladie. Plus de 33% ont reçu au moins une dose. Des niveaux bien en deçà de ce qui se fait en Europe ou plus largement dans le monde… la méfiance est grande. D'autant plus envers le vaccin maison, Spoutnik V, qui peine à convaincre à l'intérieur des frontières, mais aussi à l'extérieur. Ni l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ni l'agence européenne du médicament (EMA) ne reconnaissent la solution mise au point par l'Institut Gamaleya, relativement tôt dans l'année. En dépit d'une promesse d'efficacité de plus de 90% comme les vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna), des soupçons pèsent sur la véracité des informations livrées à l'issue des essais cliniques. »
- Mediapart. « Au Puy-en-Velay, les militants de gauche hostiles au passe sanitaire doivent d’abord lutter contre un autre adversaire : l’extrême droite, qui a investi les manifestations avec ses pancartes aux relents antisémites et semble avoir désigné le département comme une terre de conquête. »
19-10-2021.
- Sciences et Avenir. « Covid-19 : plus de la moitié des survivants développent un Covid long… Les auteurs ont cherché tous les travaux parlant de Covid long ou de symptômes à long terme après le Covid-19. Cela a représenté 57 études avec un total de 250.351 patients non-vaccinés au moment de l’infection (diagnostiquée entre décembre 2019 et mars 2021). Parmi ces patients, 54% présentaient au moins un symptôme un mois après l’infection, 55% pendant deux à cinq mois, et 54% pendant 6 mois ou plus. De quoi montrer que la majorité de ces symptômes à rallonge étaient persistants dans la durée… Les plus fréquents étaient la fatigue ou la faiblesse musculaire (38%), entraînant un déclin dans la mobilité (20%) ou le fonctionnement général de la personne (44%). Les personnes présentaient aussi des problèmes respiratoires (30%) et des troubles cardiaques ou digestifs, ainsi que des irritations cutanées ou même de la perte de cheveux (21%). Mais en plus de ces atteintes corporelles, certains des symptômes les plus fréquents concernaient des troubles neurologiques, comme des difficultés de concentration (24%) et des problèmes de mémoire (19%), ou psychologiques, notamment de l’anxiété (30 %), des troubles du sommeil (27%) et la dépression (20%) », continue le magazine. Paddy Ssentongo, chercheur à l’université Penn State (États-Unis) et co-auteur, remarque ainsi que « le fardeau de mauvaise santé chez les survivants du Covid-19 est accablant. La bataille contre le Covid ne finit pas après l’infection aigüe. La vaccination est notre meilleure alliée pour éviter d’avoir le Covid-19 et ainsi diminuer la probabilité de développer un Covid long ».
- Ouest-France. A Moscou, « Les autorités… ont ordonné la vaccination obligatoire de 80 % des employés des services, contre 60 % actuellement, d’ici au 1er janvier 2022 et le télétravail d’au moins 30 % du personnel des entreprises. Le confinement de tous les plus de 60 ans non vaccinés a également été décrété du 25 octobre au 25 février… alors que l’épidémie de COVID-19 flambe en Russie et fait de plus en plus de morts. »
20-10-2021.
- Libération. « Un site Internet pour témoigner, collecter et se souvenir… sur le site https://histoiresdecrise.fr/ … plateforme lancée le 7 octobre par l’institut Covid-19 Ad Memoriam, (émanation de l’université de Paris et de l’Institut de recherche pour le développement), qui a pour ambition de transformer le site en un mémorial numérique de la crise. D’autres initiatives, lancées bien plus tôt, ont aussi tenté de garder une trace de cette période. Parmi les institutions ayant lancé des appels à témoignages, les archives départementales des Vosges, les archives municipales de villes comme Nantes, Lille ou Grenoble. La collecte la plus médiatisée reste sans aucun doute celle du Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). »
Témoignages ou opinions, qui en tant que tels n’ont pas valeur scientifique mais qui montrent comment la pandémie a été différemment vécue, et combien chacun voit midi à sa porte.
- Le Parisien. « Aucun décès «imputable» aux vaccins anti-Covid ? Ce que disent vraiment les données… Toutes les deux semaines, l’ANSM publie sur son site les rapports réalisés par les centres régionaux de pharmacovigilance, vaccin par vaccin contre le Covid-19. Ces documents, de plusieurs dizaines de pages chacun, analysent l’ensemble des effets indésirables rapportés à la suite d’une injection, pouvant aller jusqu’au décès ».Le journaliste relève que « fin septembre, 1224 décès post-vaccination avaient été rapportés au total : 907 pour Pfizer, 77 pour Moderna, 216 pour AstraZeneca, et 24 pour Janssen. Contrairement à ce qu’avancent régulièrement des « antivax », le lien de cause à effet n’est pas établi à ce stade. Il s’agit uniquement des décès survenus après une injection, donc pour lesquels la question d’un lien de causalité peut se poser. C’est là qu’intervient la pharmacovigilance… Joëlle Micallef-Roll, directrice du centre régional de pharmacovigilance de Marseille, indique ainsi : "On va recueillir toutes les caractéristiques du patient : âge, sexe, antécédents, médicaments qu’il prend, etc. Puis, on va recueillir toutes les informations possibles concernant le décès : s’il a été brutal, si le patient a été retrouvé dans son lit, s’il avait déjà un tableau clinique dont l’évolution a été fatale, etc."… chaque décès est ensuite classé en plusieurs catégories, par exemple "mort soudaine ou inexpliquée", "arrêt cardiorespiratoire précédé de manifestations cliniques inaugurales, " "décès en lien avec l’évolution d’une pathologie chronique déjà présente avant la vaccination ", "décès après une symptomatologie aiguë apparue après la vaccination" , etc… pour chacun des quatre vaccins contre le Covid-19 distribués en France, les enquêteurs de pharmacovigilance notent aujourd’hui l’absence de " signal de sécurité" concernant la mortalité post-vaccinale… Pas de décès imputable au vaccin, comme le dit Olivier Véran ? Oui pour Pfizer, mais pas forcément s’agissant d’AstraZeneca, répond Francesco Salvo. Même si les quelques décès suite à des thromboses atypiques sont à mettre en rapport avec le nombre très important (près de 5 millions) de personnes vaccinées avec « AZ ». Un autre expert en pharmacovigilance que nous avons interrogé estime que les propos d’Olivier Véran étaient "maladroits"… Tous nos interlocuteurs en profitent pour rappeler que les vaccins sont, avant tout, très efficaces contre les décès dus au Covid-19 ».
- Marianne. « Pourquoi conditionner le passe sanitaire à une 3e dose serait contre-productif et prématuré…on ne connaît pas la corrélation entre les niveaux d’anticorps et le niveau de protection…. "Puisqu’on a relativement peu d’informations, on fait cette troisième injection par précaution et parce que l'on sait qu'il n'y a pas de risque particulier. Mais il serait donc prématuré d'y conditionner le passe sanitaire", considère Yves Buisson [épidémilogiste]… le manque d’informations sur l’efficacité est un frein. "Pour les personnes de moins de 65 ans, leur faire un rappel six mois après la deuxième dose, cela augmentera probablement le taux d’anticorps, mais en ont-ils besoin ?" interroge l'épidémiologiste.
- La Provence. « Le taux d'incidence dans les Bouches-du-Rhône repart à la hausse, après huit semaines de baisse consécutives. Dans un communiqué, la préfecture indique qu'il est désormais de 111 pour 100 000 habitants. Un chiffre qui prouve que le virus continue de circuler activement dans le département. »
21-10-2021.
- Mediscoop.net. « Une revue systématique parue dans The Lancet apporte des données de prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux en population générale pendant cette pandémie … Les données ont été publiées entre janvier 2020 et janvier 2021 avec une base de référence pré-pandémique. Les auteurs ont sélectionné 48 études (46 pour les troubles dépressifs majeurs et 27 pour les troubles anxieux). Les résultats indiquent que les taux d'infection quotidiens du SARS-CoV-2 et les réductions de la mobilité humaine sont associés à une prévalence accrue de trouble dépressif majeur et que les femmes et les jeunes ont été plus touchés. Les régions les plus affectées par la pandémie sont celles qui présentaient les plus fortes augmentations de la prévalence du trouble dépressif majeur. Les auteurs estiment à 53,2 millions de cas de troubles dépressifs majeurs supplémentaires dans le monde (44,8 - 62,9), en augmentation de 27,6% (25,1 - 30,3) au cours de la pandémie de Covid-19. Ils ont également estimé à 76,2 millions de cas de troubles anxieux supplémentaires dans le monde (64,3 - 90,6) en augmentation de 25,6% (23,2 - 28).
- L’Express. « Des chercheurs ont déjà découvert que le Sars-CoV-2 est responsable d'un panel d'atteintes neuroradiologiques, dont des accidents cérébraux, des micro-hémorragies du cerveau, des inflammations de la méninge et des atteintes de la substance blanche ou grise ; et peut aussi provoquer des troubles neurologiques comme la perte de goût, d'odorat et même quelques rares complications oculaires. Mais les mécanismes par lesquels le Sars-CoV-2 provoque ces atteintes ne sont pas encore tous identifiés… Une nouvelle étude publiée ce jeudi dans Nature Neuroscience par une équipe internationale regroupant notamment des chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Pasteur de Lille et du CNRS, montre pour la première fois que le Sars-CoV-2 est capable d'attaquer directement les vaisseaux sanguins du cerveau… La mort des cellules endothéliales vasculaires du cerveau peut entraîner deux conséquences majeures, soulignent les chercheurs. D'une part, une rupture temporaire de la barrière hémato-encéphalique, ce qui provoque des micro-hémorragies dans des régions où le sang n'est pas censé accéder librement. D'autre part, une hypoperfusion - une diminution du débit sanguin - de certaines régions du cerveau, qui pourrait aller jusqu'au décès du patient dans les cas les plus graves. Heureusement, ces effets ne seraient pas irréversibles dans les cas moins graves, précisent les chercheurs. »
- Marianne. « Les députés ont adopté l’amendement du gouvernement au projet de loi sur la vigilance sanitaire qui concerne la connaissance du statut vaccinal des élèves par les directeurs d'école ou les chefs d'établissement du second degré. Plusieurs députés se sont opposés à cette mesure qui "viole" selon eux le secret médical et a été " prise sans concertation". Les chefs d'établissements la jugent inutile… La mesure vise à "faciliter l'organisation de campagnes de dépistage et de vaccination et d'organiser des conditions d'enseignement permettant de prévenir les risques de propagation du virus " et donc, in fine, les fermetures de classe… Plusieurs groupes de l’opposition se sont élevés contre cette mesure, estimant qu’elle viole le secret médical… Pour la fédération de parents d'élèves FCPE, "il n'est pas normal qu'un tel type d'amendement, déposé par le gouvernement, vise l'ouverture des données personnelles et confidentielles des élèves " … En revanche, Guislaine David, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, principal syndicat d'enseignants du primaire, soutient cette mesure, nécessaire pour "lutter contre les contaminations au sein de l'école" d'autant plus que les élèves de moins de douze ans ne peuvent accéder à la vaccination. »
23-10-2021.
- JIM.fr. Aurélie Haroche fait état des critiques adressées au gouvernement quant à la prolongation du Passe sanitaire alors que la situation ne la justifie pas. Elle cite plusieurs articles dont les auteurs estiment que cette décision, adoptée par le parlement mais avec peu de voix et s’insérant dans le maintien de l’état d’urgence, porte atteinte aux principes démocratiques et risque d’être contre-productive. Elle donne les liens vers les articles cités.
- Ouest-France. « Selon une étude commanditée par Pfizer et le réseau de santé américain Kaiser, parue début octobre dans la revue The Lancet, les risques d’infection au coronavirus lorsque l’on est vacciné avec le vaccin Pfizer augmentent avec le temps. D’une efficacité estimée à 90 % après injection, elle passe à 88 % le mois qui suit, puis à 47 % après six mois. Cela ne concerne que les probabilités d’être infecté, puisque le vaccin reste efficace à 90 % contre les risques d’hospitalisation, souligne l’étude… Une troisième dose généralisée à l’ensemble de la population ne doit pas être considérée comme une forme de rappel, mais comme une dose incluse dans un schéma vaccinal à trois doses, selon Jean-Daniel Lelièvre. "On vit avec l’idée que le schéma vaccinal de base contre le Covid-19 est un schéma à deux doses. Mais il a été fait dans le cadre d’une urgence pour contrôler une pandémie, pas pour protéger les gens à 10 ans. Il visait une protection immédiate, nuance-t-il. Pour que vos anticorps soient les plus performants possible, il faut plusieurs doses, car c’est une stimulation de vos anticorps qui sont en train de maturer."… Selon [l’immunologue] Jean-Daniel Lelièvre, aucune donnée actuelle ne permet de connaître la durée de la protection conférée par la troisième dose. Comparer celle-ci à une dose de vaccin contre la grippe à renouveler chaque année n’est pas pertinent. Le virus de la grippe est bien plus variable que le SARS-CoV-2. "On peut espérer que le délai entre deux doses soit, par exemple, de cinq ans, comme on le fait avec d’autres vaccins", ajoute-t-il.
- Le Progrès. « Deux vaccins différents protègent mieux, confirme une étude régionale. Menée sur des soignants des Hospices civils de Lyon ayant reçu des doses d’AstraZeneca et/ou de Pfizer, cette étude confirme les résultats d’autres équipes européennes. Publiée dans Nature, elle associe des chercheurs des CHU de Lyon et Saint-Étienne, des deux universités, de l’ENS, du CNRS, de l’Inserm et de bioMérieux. »
- Futura santé. À ce jour, près de 50 millions de personnes en France ont reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19. Pour ces personnes, le risque de faire une forme grave de la maladie est très faible. Mais il pourrait bien y avoir d'autres avantages à être vacciné ! Une étude publiée dans la prestigieuse revue Journal of Clinical Investigation suggère que le vaccin protège aussi contre les autres coronavirus, dont le HCoV-OC43, un virus responsable du rhume… Ces résultats très prometteurs nécessitent néanmoins d'être confirmés par d'autres études. En effet, tous les tests ont été réalisés très rapidement après la vaccination… La pandémie déclenchée par le SARS-CoV-2 ne sera sans doute pas la dernière de ce type. Selon un rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES), « les pandémies futures seront plus fréquentes, se propageront plus vite, feront plus de mal à l'économie et tueront plus de personnes ». L'empiètement croissant de l'activité humaine sur l'habitat animal favorise la survenue de maladies émergentes. D'où l'intérêt de ce type de travaux. »
- L’Obs. « Le gouvernement allemand s’est dit vigilant ce vendredi face à la récente remontée du nombre de nouveaux cas de Covid-19 dans le pays, dans toutes les tranches d’âge, prévenant que la situation risquait de s’aggraver à l’approche de l’hiver… Le nombre de décès en Allemagne liés à une infection du Covid-19 a augmenté de 86 cas samedi pour atteindre 95.077 depuis le début de la pandémie. »
- Ouest-France. « la Roumanie prend des mesures contre une nouvelle flambée du Covid-19. Avec seulement un tiers de sa population vaccinée contre le Covid-19, la Roumanie fait face à une nouvelle flambée de l’épidémie. Plusieurs mesures entrent en vigueur lundi 25 octobre : couvre-feu à 22 h, passe sanitaire pour les lieux publics, deux semaines de vacances pour les écoliers... Nous sommes dans une situation catastrophique, a expliqué le secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur, Raed Arafat. Nous sommes face à ce que d’autres pays ont connu quand il n’y avait aucune arme disponible, à savoir le vaccin. Nous sommes dans cette situation alors que nous avons le vaccin, parce que la majorité d’entre nous refuse d’être vaccinée. C’est une situation que nous pourrions éviter. »
- Médiapart. « Le plateau de Millevaches organise la fronde contre le passe sanitaire. Constitution de réseaux d’entraide, mise en place de cagnottes de soutien aux suspendus, élaboration de contournements aux tests PCR payants : les initiatives se multiplient dans les villages du sud de la Creuse pour contrer la politique sanitaire gouvernementale et ses effets sur les services publics locaux. »
« À Corn, 240 habitants, être maire et réfractaire au passe sanitaire. Opposant farouche au passe sanitaire, le maire de la petite commune rurale de Corn (Lot), Dominique Legresy, reproche au plan d’action gouvernemental d’avoir amené l’isolement et la discorde dans son village. »
24-10-2021.
- L’Obs. « Arnaud Fontanet avait déjà mis en garde au mois de septembre : "L’épidémie devrait redémarrer cet automne ". Alors qu’une hausse des contaminations au Covid-19 se fait sentir, l’épidémiologiste et membre du Conseil scientifique estime aujourd’hui auprès du "Journal du dimanche" paru ce 24 octobre qu’il s’agit d’une reprise "modérée"… L’épidémiologiste reste toutefois confiant car, souligne-t-il, "nous avons maintenant six à huit mois de recul pour estimer l’efficacité vaccinale contre les formes graves et elle se maintient à 90 % ". De quoi nous permettre d’« échapper » à une saturation des hôpitaux français cet hiver… Mais l’efficacité du vaccin baisse justement chez les personnes les plus à risques, âgées ou présentant des comorbidités. "D’où l’intérêt de la dose de rappel. Une dose de rappel permet d’augmenter la concentration des anticorps neutralisants à des niveaux cinq à dix fois supérieurs à ceux obtenus après une deuxième dose, explique-t-il, divise par dix le risque d’infection et par vingt le risque d’hospitalisation, par rapport à des personnes ayant reçu deux doses, mais pas d’injection de rappel".»
- L’Express. « Aux Etats-Unis, où de plus en plus d'employeurs exigent désormais la vaccination de leurs salariés, les demandes d'exemption pour motif religieux se multiplient à un rythme inquiétant dans certains territoires… "Assez tôt, de fausses informations ont affirmé que les vaccins contenaient des cellules provenant de fœtus avortés. Certaines personnes ont donc décidé de les rejeter, considérant que l'avortement allait à l'encontre de leurs croyances", explique Monica Gandhi, professeure de médecine spécialiste des maladies infectieuses à l'Université de Californie à San Francisco… le droit américain prévoit dans certains cas la possibilité d'obtenir une exemption religieuse, en vertu du Civil Rights Act de 1964, qui interdit entre autres la discrimination fondée sur la religion en matière d'emploi, et du premier amendement, garantissant la liberté de religion… "Cette utilisation détournée de la religion représente un nouvel obstacle à la campagne de vaccination, en particulier dans les Etats les plus religieux", se désole Irwin Redlener. Et ce, alors que le nombre de nouvelles injections dans le pays est au point mort depuis cet été. »
25-10-2021.
- Libération. « Maxime Beltra est-il finalement décédé d’une péricardite liée au vaccin contre le Covid-19 ?... Dans une vidéo relayée par le blog complotiste de Laurent Glauzy, une femme qui se présente comme une "simple citoyenne" affirme que, d’après le rapport d’autopsie, Maxime Beltra "avait une péricardite et pas du tout une allergie"… Contacté, le procureur de Montpellier, Fabrice Belargent, a retranscrit… les résultats du rapport d’autopsie : "Mode de décès : mort naturelle. Cause du décès : compatible avec un choc anaphylactique secondaire à une allergie alimentaire. Une expertise anatomopathologique et une expertise biochimique sont recommandées afin de confirmer cette hypothèse qui est l’hypothèse principale concernant les causes de ce décès." Les conclusions de l’expertise anatomopathologique indiquent un "tableau histologique témoignant d’une hyperéosinophilie […] compatible avec une origine allergique dans ce contexte. Si ces éléments peuvent s’intégrer dans le cadre d’un choc anaphylactique, il convient de les confronter aux éléments du dossier médical et aux analyses biologiques pour le confirmer". "Je vous laisse en tirer toutes les conclusions que vous estimerez utiles", conclut Fabrice Belargent, sans d’autres commentaires sur l’avancée des investigations. Mais il n’est donc mention à aucun moment d’une péricardite dans la conclusion du rapport. »
- L’Obs. « "Un hiver catastrophique" est à prévoir sans le maintien des gestes barrières, alerte [l’infectiologue] Gilles Pialoux.
- L’Express. « Cet été, trois études concluaient déjà qu'une immunisation à l'aide d'une dose d'AstraZeneca et une de Pfizer-BioNTech était plus durable qu'une double injection avec le premier nommé. Dans l'une d'entre elles, ce panachage a multiplié par six les niveaux d'anticorps neutralisants par rapport à une vaccination "classique", à deux doses du même sérum. »
« Au début du mois d'octobre, les pays scandinaves ont relevé un possible risque accru de myocardites et péricardites lié à l'usage [du Moderna]. Ces inflammations cardiologiques bien que bénignes et passagères, ont amené la Suède et la Finlande à suspendre l'emploi du vaccin de Moderna pour les moins de 30 ans et le Danemark et la Norvège à le déconseiller pour les moins de 18 ans. Depuis la France se montre prudente : la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé dans son dernier avis d'utiliser exclusivement le vaccin de Pfizer/BioNtech et d'attendre un avis de l'Agence européenne du médicament (EMA) avant de recourir éventuellement au vaccin de Moderna. Le Pr Mathieu Molimard, chef de service de pharmacologie médicale au CHU de Bordeaux, décrypte pour L'Express ces décisions. "Il est probable que le vaccin Moderna soit un peu surdosé par rapport à Pfizer… Ce dosage leur permet d'avoir un résultat un peu plus efficace, si on regarde les résultats "à la loupe" et de façon très méticuleuse (c'est de l'ordre de 2 ou 3 points de plus de protection), par rapport au vaccin Pfizer. Mais le corollaire de cela, c'est que si on dose un peu plus, on prend aussi le risque de voir un peu plus d'effets indésirables, et c'est probablement ce que l'on observe ici. »
« Alors que plus de 6,8 milliards de doses de vaccins anti-Covid ont été injectées dans le monde, le constat reste le même : l'accès aux précieuses doses est toujours inégal. Or, pour les spécialistes, il ne sera pas possible de mettre fin à la pandémie sans une distribution équitable des vaccins, indispensable pour protéger les populations et pour éviter l'émergence de nouveaux variants, potentiellement plus contagieux ou dangereux. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a cessé de demander, pendant des mois, de favoriser le dispositif international Covax, de procéder à des transferts de technologies, de partager les doses. En vain ? Des efforts sont faits, mais il existe toujours un problème évident de répartition. Pays riches et laboratoires sont notamment pointés du doigt par différents acteurs, comme Amnesty International… Les chiffres parlent d'eux-mêmes et montrent l'ampleur des disparités. Si l'Océanie, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Amérique du Sud ont dépassé les 100 doses administrées pour 100 habitants, l'Afrique est loin derrière, avec 13 doses pour 100 habitants… "Il ne s'agit pas d'un problème d'approvisionnement, mais de répartition", a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Nous pouvons atteindre 40% des personnes dans tous les pays d'ici la fin de l'année - si nous pouvons mobiliser quelque 8 milliards de dollars pour garantir une distribution équitable", a affirmé Antonio Guterres… On devrait désormais passer par le transfert technologique, la levée des brevets et la constitution de compétences locales assurant la production et la distribution locales des produits de santé jugés essentiels, bien au-delà des seuls vaccins contre la Covid", explique Antoine Flahault… L'idée est rejetée par les géants pharmaceutiques qui n'y voient pas une solution pour accroître la production de vaccins, mais plutôt un frein à l'innovation. Et Bruxelles n'y est pas favorable. L'Union européenne préfère en effet accroître sa participation au dispositif Covax. Au total, l'UE a exporté plus d'un milliard de doses de vaccins en dix mois vers plus de 150 pays, a indiqué lundi dernier la Commission européenne. "Très clairement, l'UE est le premier exportateur au monde de vaccins", a souligné la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. L'UE donnera encore "au cours des prochains mois" au moins 500 millions de doses supplémentaires "mais d'autres pays doivent aussi redoubler d'efforts", a-t-elle ajouté. A la place de la levée des brevets, l'UE propose aussi des "licences obligatoires" en négociant les droits avec les détenteurs des brevets… »
- Ouest-France. « Le rapporteur au Sénat du projet de loi « vigilance sanitaire », Philippe Bas (LR), va proposer une série d’amendements pour borner le texte, limitant au 28 février la prolongation de ses mesures et restreignant la possibilité de reconduction du passe sanitaire. »
26-10-2021.
- Jim.fr. « Martinique : la fracture entre soignants vaccinés et non vaccinés s’aggrave… "On a une énorme scission entre d'un côté les antivax, qui aujourd'hui ont vraiment libéré leur parole et peuvent avoir des discours assez agressifs, et les provax, qui avaient aussi un discours très agressif et qui sont maintenant un peu terrorisés", explique Benjamin Garel, directeur général du CHU de Martinique sur France info. Une scission qui trouverait ses racines, selon certains sociologues, dans le passé de l’île. Certains voyant dans l’obligation vaccinale une injonction du "maître" ou du "colonisateur" ».
- L’Obs. « Covid-19 : deux tiers des soignants suspendus sont revenus au travail une fois vaccinés. »
- L’Express. « L'Europe inquiète, la Chine confine quatre millions d'habitants... Le point sur la pandémie. Alors que l'épidémie repart sur le Vieux continent, la France décide de commander 50 000 doses du traitement anti-Covid-19 de l'Américain Merck. »
- Ouest-France. « Alors que le nombre de cas de Covid-19 s’envole au Royaume-Uni, les autorités de santé ont placé sous surveillance le sous-variant du Delta, plus transmissible sans être plus dangereux. En France, sa présence reste marginale…. »
- Mediscoop.net. Vidéo sur « A Z du vaccin ARNm, par le Dr Steve Pascolo de l’hôpital universitaire de Zurich, Suisse : https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=dossier_dispatch&id_dossier=210&id_video=8c2f2fba5ba50e2c1e7ca060edad94bf&from=dossier&midn=15559&nuid=semrehdembmauric4
L'exposé est intéressant mais demande, à mon avis, quelques connaissance médicales pour être bien compris.
27-10-2021.
- Le Parisien. « Vaccins contre le Covid-19 : le patron de Moderna, Stéphane Bancel, petit prince français de l'ARN messager… "Allez-vous revoir votre formule pour diminuer le risque de problèmes cardiaques ?" Le PDG indique qu’"il faut remettre l’église au milieu du village. Déjà, aucun cas de myocardite n’a été rapporté chez les plus de 40 ans. Et chez les jeunes, on ne compte que quelques cas par million de vaccinés. Évidemment, ils sont regrettables mais n’oublions pas que nous sommes dans une pandémie mondiale et que le but est de réduire les hospitalisations. L’intérêt de la vaccination est nettement supérieur". Le Parisien interroge : "Comment expliquer ces cas de myocardites ?". Stéphane Bancel répond que "c’est impossible de le savoir car les personnes infectées par le virus peuvent aussi développer des myocardites. Est-ce lié à la protéine Spike ? À la technologie de l’ARN messager ou au lipide à l’intérieur ? Ou encore au dosage, sachant que notre vaccin est trois fois plus concentré (que le Pfizer, son principal concurrent) ? On le saura peut-être dans quelques années "… si on regarde ce qu’il s’est passé aux États-Unis, où il y a eu beaucoup plus de cas de Delta qu’en France, presque 20% des Américains hospitalisés étaient des enfants, ce qui n’était pas du tout le cas avec la souche originelle. De plus, un enfant contaminé va transmettre le Covid à ses grands-parents qui, s’ils n’ont pas eu leur rappel, risquent de se retrouver à l’hôpital. Quand on sait que presque un milliard de doses de vaccins à ARN ont été injectées et que leur niveau de sécurité est aussi élevé, le rapport bénéfice-risque pour les mineurs et la société est nettement positif. Selon moi, il faut vacciner les jeunes enfants " ».
- L’Express. « A 100 jours des Jeux olympiques d'hiver de Pékin… la Chine fait déjà face en ce moment à un rebond épidémique, et ressort donc les grands moyens avec des millions d'habitants confinés un peu partout dans le pays… Les Jeux 2022 se dérouleront dans une "bulle" destinée à enrayer tout risque de contamination au reste de la Chine. Les 2900 athlètes attendus devront soit avoir été entièrement vaccinés soit se soumettre à une quarantaine stricte de 21 jours à leur arrivée dans le pays. Seuls les spectateurs déjà présents en Chine pourront assister aux épreuves… Ailleurs dans le monde, comme en Europe, de nombreux pays affrontent en ce moment un rebond à l'approche de l'hiver. »
- Marianne. « La situation se tend au CHU de Guadeloupe. Mardi 26 octobre, la direction a condamné ce qu’elle appelle des « opérations commandos », menées par des grévistes du syndicat UTS-UGTG à l’intérieur de l’hôpital. Les syndicalistes ont essayé de « contraindre les agents en poste » dans les services à « quitter leur travail », à coups de « menaces proférées à l'encontre de ceux qui refusaient de se plier aux injonctions », affirme la direction dans un communiqué… »
29-10-2021.
- Ouest- France. « Les autorités de santé avaient suspendu depuis trois semaines la publication des données sur les proportions de malades du Covid-19 vaccinés et non-vaccinés, le temps d’affiner la méthode de calcul. L’écart demeure significatif : il y a six fois plus de tests positifs chez les non-vaccinés que chez les vaccinés, et douze fois plus d’entrées en soins critiques. »
30-10-2021.
- Libération. « Depuis le début du mois d’octobre, le réseau Obépine voit les indicateurs de présence du coronavirus dans les eaux usées repartir à la hausse dans certaines stations d’épuration… "Versailles, Reims, Lyon, Lille, Aix-en-Provence, Alençon… Les stations où ça repart sont très disséminées, on a une disparité régionale de redémarrage… Déjà, on observe un recul des gestes barrières. Ensuite, on a affaire, comme l’année dernière, à un variant beaucoup plus contagieux, le variant delta. On fait aussi face à des conditions météorologiques qui favorisent cette reprise. La période automne-hiver est plus froide, ce qui a des impacts sur le virus mais aussi sur le comportement des gens. Ils vont avoir tendance à s’enfermer, à faire tomber les masques… Le quatrième paramètre, c’est que pour que le virus circule, il faut qu’il y ait des gens infectés. Or, toutes les classes d’âge ne sont pas encore vaccinées. Aussi, l’immunité de toutes les personnes vaccinées en début d’année diminue doucement. Il faut inciter les gens à faire une troisième injection de vaccin pour booster leur immunité. Le deuxième message de santé publique à faire passer, c’est qu’il faut faire attention aux gestes barrières : il faut maintenir le masque, il faut maintenir le lavage des mains, il faut maintenir la ventilation des locaux… Enfin, il faut bien comprendre qu’on a affaire à des signaux d’alerte précoce. Il est important d’en tenir compte tôt et de ne pas attendre que la situation s’emballe." »
- Jim.fr. « La "vitamine D pré-activée" ou calcifédiol confirme sa grande efficacité chez les patients hospitalisés pour Covid.
- L’Express. « Face à la pandémie, les pays avancent en ordre dispersé. Alors que la chancelière allemande s'inquiète de la reprise des contaminations sur son territoire, la Russie s'affiche à la tâche en décidant la mise en place d'une semaine chômée pour enrayer la propagation du virus. De son côté, la ville de Pékin se barricade et ferme une partie de ses cinémas afin d'endiguer la reprise du Covid-19 sur son territoire. Ailleurs dans le monde, les Etats-Unis ont décidé de donner un nouveau souffle à leur campagne de vaccination en incluant les enfants âgés de 5 à 11 ans. Même dynamique en Colombie qui lance l'immunisation des 3-11 avec Sinovac.
- ARTE. « L’ARN messager : une révolution médicale » (reportage allemand et suisse). Il est surtout question du travail de Ugur Sahin (spécialiste en médecine moléculaire et immunologie et professeur universitaire à Mayence) et Ozlem Türeci (chercheuse en oncologie). Les deux médecins sont d'origine turque et ont fondé BioNTech en 2008, la société allemande qui a développé le vaccin avec l'Américain Pfizer. Ils travaillaient depuis fin des années 1990 sur l’ARNmessager pour le traitement des cancers. Ils ont été surnommé les « Curie allemand de la covid ».
Documentaire à l’éloge justifié de ces deux chercheurs mais qui ne fait que citer rapidement la start-up concurrente Moderna Therapeutics, fondée en 2011 et dirigée par le français Stéphane Bancel. Si je ne me trompe le reportage ne fait pas référence non plus (ou alors cela passe quasiment inaperçu) à la chercheuse hongroise Katalin Kariko qui s’est consacrée durant 40 années à la recherche sur l’ARN messager, depuis l’université de Szeged sous le régime communiste puis, en raison du manque de moyens, à Temple University, à Philadelphie. Malgré les refus de bourse et le sexisme auxquels elle se heurte, elle continue ses recherches, « fait la connaissance de l’immunologiste Drew Weissman, qui travaille alors sur un vaccin contre le VIH. Ils décident de collaborer et mettent au point une parade qui permet à l’ARN synthétique de ne pas être reconnu par le système immunitaire. Leur découverte est publiée en 2005 et leur attire des louanges. Le duo continue ses recherches et réussit à placer son précieux ARN dans des "nanoparticules lipidiques", un enrobage qui leur évite de se dégrader trop vite et facilite leur entrée dans les cellules. » (France 24 du 17 décembre 2020).
Ce n’est pas hasard si ce type de vaccin a pu être développé rapidement, notamment par deux start-up différentes, car aboutissement de longues recherche antérieures.
31-10-2021.
- L’Express. « Pour Antoine Flahault, le directeur de l'Institut de santé globale et professeur à la faculté de Médecine à Genève, trop de pays ont tout misé sur le vaccin anti-Covid et n'ont pas assez lutté contre la transmission du virus… L'Europe centrale et de l'Est, incluant les Pays baltes, sont au coeur d'une nouvelle vague qui s'avère la plus forte et la plus brutale de la pandémie pour chacune de ces nations. Elles sont certes peu vaccinées mais ce qui se passe là-bas doit servir d'avertissement pour l'Europe de l'Ouest… La France, la Suisse ou l'Italie, à la différence du Royaume-Uni, et depuis mi-septembre des pays nordiques, ne semblent pas tout miser sur le seul vaccin mais associent d'autres mesures qui leur permettent de retarder l'arrivée de la cinquième vague… Le calcul que j'ai pu faire est qu'un vaccin efficace à 90% sur les formes graves, même avec une couverture vaccinale totale, pouvait laisser se produire - parce qu'il était moins efficace sur la transmission -, une vague d'ampleur comparable aux vagues précédentes, en nombre de contaminations. Celle-ci en infectant 5% de personnes de plus de 50 ans en France, conduirait à une mortalité similaire à celle connue lors des vagues précédentes, avec l'hypothèse plausible d'un taux de létalité de 2% chez les vaccinés (qui aurait été de 20% en l'absence de vaccin, compte tenu des données rapportées lors des vagues précédentes et de la virulence accrue du variant Delta)… Malheureusement, les pays européens se sont très peu investis dans la lutte contre le mode de transmission du virus. On sait aujourd'hui qu'il est quasi exclusivement transmis par voie aérosol, dans des lieux fermés, bondés, mal ventilés, où l'on passe plusieurs heures. Peut-être faudrait-il interdire de séjourner dans de tels lieux lorsque la concentration de CO2 dépasse un certain seuil. Recommander d'ouvrir portes et fenêtres tant que le seuil de sécurité n'est pas atteint. Recourir à des purificateurs d'air équipés de filtres appropriés lorsque l'on ne peut pas ouvrir les fenêtres. C'est l'urgence du moment que d'avancer sur ces questions… Les Britanniques ont été paradoxalement pénalisés par leur haute couverture vaccinale atteinte dès la fin juin, leur laissant croire qu'ils seraient désormais à l'abri de nouvelles vagues ou du moins de toute saturation du système hospitalier et de tout risque d'augmentation des décès… Jamais la menace de sous-variants n'a été aussi grande. Le variant (AY42) du variant Delta étant le dernier avatar de cette menace. Plus transmissible encore que le Delta, peut-être échappant davantage à l'immunité vaccinale. Comment pourrait-on croire que de nouveaux variants n'émergeraient plus dans le monde alors que flambent des épidémies en Europe centrale et de l'Est, que repart à la hausse l'incidence au Royaume-Uni, et que l'épidémie continue à se développer dans plusieurs régions du monde… Dans ce concert de mauvaises nouvelles et d'inquiétudes à la rentrée dans l'hiver, un motif d'espoir réside dans l'arrivée sur le marché de nouveaux médicaments qui semblent efficaces contre les formes sévères de la maladie. »
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