Novembre 2021

01-11-2021.
- Le Monde. « Les vaccins contre le Covid-19 seront-ils autorisés aux moins de 12 ans en France ? La question se pose depuis que Pfizer-BioNTech a déposé à l’Agence européenne des médicaments (AEM) une demande d’autorisation d’urgence pour les 5-11 ans. L’AEM a elle-même annoncé le 18 octobre qu’elle commençait l’évaluation des données… "L’immunité collective devrait être atteinte lorsque 80-85 % au moins de l’ensemble de la population sera immunisée", estimait, en juin, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Sauf que la population adulte dans son ensemble ne représente que 78,5 % de la population totale, et qu’un sixième de celle-ci refuse de se vacciner… Ouvrir la vaccination aux moins de 12 ans se justifie d’autant plus qu’au fur et à mesure le profil des personnes contaminées par le virus tend à rajeunir. Ainsi, aux Etats-Unis, les 12-29 ans représentaient 33 % des cas en mai, contre 15 % en mars 2020… "Les enfants constituent assurément un réservoir de circulation du virus, on le voit en Grande-Bretagne, dans un contexte de relâchement des mesures", relève Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. Le taux de contamination y est de 1 % à 3 % par semaine chez les jeunes, surtout chez les 10-14 ans, selon les autorités sanitaires britanniques. La contagiosité [des enfants] est peut-être un peu moindre que chez les adultes, mais la charge virale est la même et ils participent activement à la diffusion du virus, poursuit Mahmoud Zureik. D’autant que les cas sont plus difficiles à détecter chez eux, car ils sont souvent asymptomatiques."… "le bénéfice collectif à attendre de la vaccination des jeunes enfants est moins marqué que pour les jeunes adolescents ", prévient Robert Cohen, pédiatre à l’hôpital intercommunal de Créteil et président du Conseil national professionnel de pédiatrie… Aux Etats-Unis, le Covid-19 se situait dans les dix premières causes de décès des enfants de 5 à 14 ans en 2020, un constat également vrai pour les cinq premiers mois de 2021. De l’autre côté de l’Atlantique, le virus a touché 1,8 million d’enfants et fait 143 morts. Il est tenu responsable de près de 9 000 hospitalisations, dont un tiers d’enfants sans comorbidités, soit un bilan supérieur à celui de la grippe saisonnière… Un effet indésirable rare mais documenté des vaccins à ARN messager (ARNm) est néanmoins très surveillé : la myocardite… Pour sa part, Mahmoud Zureik estime que la vaccination des enfants n’est pas nécessairement le meilleur levier : "Si l’on veut maîtriser l’épidémie, avant de vacciner les moins de 12 ans, il faut d’abord protéger les personnes fragiles, en attrapant les 15 % qui refusent encore la vaccination, et en réussissant le rappel de troisième dose." "Naturellement, si on arrivait à convaincre les adultes non vaccinés de se faire vacciner, on aurait un bien meilleur rapport bénéfices-risques qu’en vaccinant les 5 à 11 ans, mais l’un n’empêche pas l’autre", nuance de son côté Catherine Hill. De quel côté penche la balance ? "Sans les données disponibles, c’est difficile de le dire", estime Mahmoud Zureik, qui plaide pour attendre davantage de données, notamment des Etats-Unis…

03-11-2021.
- L’Express. « En Russie… Alors que le nombre de morts quotidiens a dépassé le millier
, le président russe a décrété une semaine chômée. Mais les mesures prises sont trop inconsistantes pour enrayer la catastrophe… Dans la capitale, épicentre de l'épidémie, les cafés, restaurants et magasins non alimentaires seront fermés jusqu'au 7 novembre, mais visiter les zoos sera possible. Les écoles et les cinémas n'ouvriront pas, contrairement aux crèches, musées et théâtres (à condition que ces lieux culturels soient remplis à mi-jauge et sur présentation d'un passe sanitaire). La mesure la plus sévère concerne les plus de 60 ans non vaccinés, censés rester confinés jusqu'au 25 février. Mais les intéressés ne semblent pas vouloir s'y plier... Au total, plus de 235 000 Russes sont morts des suites du Covid-19, selon des statistiques officielles, notoirement minorées. Les chiffres de la surmortalité dans le pays indiquent plutôt un nombre de victimes proche de 600 000. Le démographe indépendant Alexeï Rakcha parle même de 750 000 morts et considère que le seuil du million sera dépassé dans les mois à venir… Seul un tiers de la population est complètement vacciné, l'un des taux les plus bas d'Europe, sur fond de défiance envers les vaccins russes et les autorités en général… Il faut dire que les réseaux sociaux russes bruissent de rumeurs complotistes et de discours antivax. L'ancien député Viatcheslav Lyssakov, très actif contre la vaccination, y parle par exemple d'une "campagne vaccinale absolument criminelle" et fait mine de s'interroger sur la présence de "puces électroniques" dans le vaccin Spoutnik V… Et Poutine ne peut pas se permettre de brusquer les antivax… "Se les mettre à dos, c'est frapper le cœur de l'électorat de Poutine", analyse le politologue Fiodor Kracheninnikov. »
- Le Monde. « Le masque fera son retour lundi à l’école primaire dans 39 départements. »
- Ouest-France. « L’infectiologue Eric Caumes estime que le coronavirus circule le plus actuellement dans l’Ouest de la France… "On n’en sortira que par l’immunité collective
. L’option du zéro Covid était irréaliste, ce virus ne peut pas être arrêté sachant que 50 % des malades sont asymptomatiques. On se contamine entre nous sans le savoir." Et il n’y a qu’une seule solution pour l’épidémiologiste : "Il faut vacciner correctement la population (au moins 95 %) avec un bon vaccin. L’infection seule n’assure pas immunité définitive. Il vaut mieux rencontrer le vaccin que le virus."
- Ouest-France. « L’Allemagne fait face à un retour de l’épidémie de coronavirus avec plus de 20 000 nouveaux cas en 24 heures. Le gouvernement étudie la possibilité de nouvelles restrictions à l’encontre des personnes qui refusent de se faire vacciner… Les hospitalisations de patients atteints du Covid ont augmenté de 40 % en l’espace d’une semaine, selon la Société des hôpitaux allemands. En soins intensifs, la hausse atteint 15 %... "Les non-vaccinés ont un risque élevé de s’infecter dans les mois à venir, et que certains soient gravement malades, a prévenu Lothar Wieler. Mais les convaincre n’est pas tâche aisée. Un sondage Forsa commandé par le ministère de la Santé a révélé récemment que 65 % des personnes non vaccinées interrogées ne veulent en aucun cas recevoir le vaccin. 23 % se sont dites peu disposées… »

05-11-2021.
Je ne cite pas journal par journal car l’ensemble des médias signalent la recrudescence de l’épidémie, l’Europe en étant l’épicentre. Cette reprise épargne partiellement pour l’instant la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Allemagne et Pays-Bas réintroduisent des mesures restrictives. Les épidémiologistes expliquent ce rebond par plusieurs facteurs conjugués : l’arrivée de l’hiver avec la vie davantage en intérieur, le nombre encore important de personnes non vaccinées, la baisse des anticorps chez les âgés vaccinés, la baisse ou la suppression des gestes barrière dans certains pays, sans oublier la contagiosité importante du variant Delta. Le Pr Flahault a calculé que « si 5 % des 26,7 millions de Français ayant plus de 50 ans devaient être infectés lors d'une cinquième vague épidémique avec un taux de létalité de 2 % dans cette tranche d'âge, il y aurait à nouveau une mortalité similaire à celle des premières vagues.» Selon le Pr Tattevin, « il serait souhaitable que les personnes de plus de 60 ans soient de nouveau toutes vaccinées avant l’hiver pour éviter qu’elles fassent des formes graves.» E. Macron prévoit de s’adresser aux Français mardi 9 novembre.
Dans le même temps, des professeurs d’hôpitaux s’inquiètent des départs de soignants, y compris de médecins, qui, déjà sous forte tension avant le covid, n’en peuvent plus. Des services d’urgence commenceraient à fermer une partie du temps, par manque de personnel. Après au moins 20 ans de restrictions dans les hôpitaux publics, ceux-ci ne pouvaient être prêts. Ce ne sont pas les alertes qui ont manqué.
Sur certains forums (celui d’Orange en particulier) je vois des messages qui affirment que toutes ces annonces ne sont là que pour faire peur ! Ce jour-même les rendez-vous pour le rappel seraient en forte augmentation, ce qui fait dire aux opposants que la peur fait effet sur les «moutons» et qu’après la 3ème dose il y en aura d’autres, certains comparant, sans nuance, les "pros" à des collaborateurs. A l’inverse nombre de pro-vaccin reprochent aux "antis" d’empêcher la jugulation de l’épidémie. Le conflit n’est donc pas prêt de s’interrompre. Je comprends en partie les premiers, par rapport à leur opposition aux contraintes, à leurs doutes devant le fait que les anticorps baissent assez vite, à leur souhait de ne pas se soumettre. On ne peut évidemment généraliser sur les motivations. Mais n’y a-t-il pas une pandémie qui a fait en un an et demie des millions de morts et des malades avec séquelles, des services de réanimation qui ont été saturés, des interventions médicales qui ont été de ce fait différées avec les risques courus par les patients, un virus qui continue à circuler d’un pays à l’autre et qui, comme tous les virus, mute ? Les vaccins sont une arme parmi d’autres et l’on observe qu’ils ont une efficacité. Pas totale certes, comme beaucoup de vaccins. C’est pourquoi les mesures dites barrière sont aussi nécessaires. Personne ne savait combien de temps durerait l’immunité post vaccinale, d’où le fait qu’on parlait, si je ne me trompe, de phase 4 durant laquelle cette variable serait étudiée, ce qui n’est plus la phase dite expérimentale.
Alors chacun son choix, en espérant qu’une amélioration se produira, mais quand ? "Anti" et "pros" ont sans doute, dans leur majorité, ce même souhait, mais ayant des critères de décision différents, voire opposés.

06-11-2021.- Plusieurs médias reparlent du Pr Didier Raoult, lequel est dans la tourmente, convoqué par l’Ordre des Médecins pour sa promotion de l’hydroxychloroquine, soupçonné d’avoir fait des essais non autorisés sur le traitement de la tuberculose, accusé d’avoir fait financer ses poursuites judiciaires par l'IHU de Marseille. A suivre…

08-11-2021.
- Le Parisie et le JDD. « le patron de la [Fédération hospitalière de France] Frédéric Valletoux a déclaré qu’ "au total, 6% des lits sont fermés» en France… les hôpitaux ont abordé la crise sanitaire en étant déjà très fragilisés. 30% des postes médicaux y étaient vacants
. Une prochaine vague atteindrait des hôpitaux encore plus mal en point qu’il y a deux ans. Encore une fois, ils tiendront. Mais le prix à payer serait terrible… [il faut] un plan massif d’embauche de 25.000 infirmières et aides-soignantes et 100.000 personnes supplémentaires dans les Ehpad, pendant tout le prochain quinquennat." »
- La Croix. « Anne-Claude Crémieux, cheffe du service maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis, souligne ainsi que "depuis une quinzaine de jours, on commence à hospitaliser des personnes âgées vaccinées qui n’ont pas reçu leur dose de rappel."… La journaliste Elhia Pascal-Heilmann précise que "majoritairement, les malades graves du Covid restent toutefois des personnes non vaccinées (60% des admissions)"… Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou, note pour sa part que "depuis septembre, les patients non vaccinés qui nécessitent d’être accueillis en soins critiques sont presque systématiquement âgés, entre 50 et 70 ans, et souffrent de comorbidités vasculaires, comme l’obésité ou le diabète". Elhia Pascal-Heilmann conclut que Djillali Annane rappelle que "les décès sont toujours une réalité". Avec le retour du froid et de l’humidité, plus favorable à la circulation du virus, il appelle toutes les générations à "la plus grande vigilance, y compris chez les jeunes non vaccinés qui peuvent aussi développer des formes graves, et au respect des gestes barrières"».
- Libération. En Israël, « Le Pr Cyrille Cohen déclare notamment : "Nous voyons une baisse de l’immunité liée à la vaccination après 6 mois. Mais une dose de rappel permet de faire remonter cette immunité à son niveau d’après la deuxième dose. Si on compare deux populations, l’une vaccinée deux fois et l’autre trois fois, on remarque que le rappel a une efficacité de 90% contre les formes graves et de 80% contre les décès... L’efficacité initiale était calculée face à alpha. Nous sommes maintenant aux prises avec delta. Ceci explique la diversité des chiffres d’efficacité que l’on a vue à travers le monde… En Israël, la quatrième vague était celle des non-vaccinés. Elle a fait 1500 morts contre 4000 lors de la troisième vague, dont le taux d’infection était pourtant inférieur… Je pense sincèrement qu’Israël ne serait pas sorti de la quatrième vague sans la troisième dose". »
- L’Obs. « Flambée de Covid record en Allemagne. »
- Ouest-France
. « Menée par la structure Epi-Phare, qui associe l’Assurance maladie (Cnam) et l’Agence du médicament (ANSM), cette étude cas-témoins a porté sur les personnes âgées de 12 à 50 ans hospitalisées en France pour une myocardite ou une péricardite entre le 15 mai et le 31 août, soit 919 cas de myocardites et 917 cas de péricardites… Comme cela avait été montré par des rapports de pharmacovigilance, les résultats de l’étude française confirment que les vaccins Pfizer et surtout Moderna augmentent le risque de survenue de ces maladies dans les 7 jours suivant la vaccination… Ces risques apparaissent plus marqués, même si peu élevés, chez les hommes de moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose de Moderna. La vaccination par ce dernier serait ainsi à l’origine de 132 cas de myocardite supplémentaires par million de doses administrées… Chez les femmes de moins de 30 ans, l’excès de myocardites attribuables à la deuxième dose de Moderna serait de l’ordre de 37 par million de doses. Quant au risque de péricardite, il apparaît lui aussi plus marqué après le vaccin Moderna chez les moins de 30 ans, en particulier après la deuxième dose qui serait à l’origine d’un excès de cas d’environ 18 par million de doses chez les jeunes hommes… Aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour ces affections quand elles suivent la vaccination. "Quand on met en balance l’efficacité des vaccins contre les formes graves du Covid-19 (évaluée à environ 90 %) et ces risques existants mais peu fréquents, et à l’évolution favorable, le rapport bénéfice-risque des vaccins n’est pas remis en cause", assure à l’AFP Mahmoud Zureik, directeur de la structure Epi-Phare. »

09-11-2021.
- Le Monde. «Le Conseil constitutionnel censure l’accès au statut vaccinal des élèves par les directeurs d’établissement
. Dans une décision rendue mardi, l’institution de la rue de Montpensier a, en revanche, validé la prolongation du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.»

10-11-2021.
- L’Express. « Karine Lacombe : "Je ne suis pas une macroniste convaincue, mais le passe sanitaire nous a sauvés…
Des études montrent que la population générale connaît elle aussi une baisse du taux des anticorps au bout de six mois… Nous apprenons au quotidien avec cette maladie. Il faut être très humble, et garder un regard critique pour adapter les politiques au fur et à mesure de l'évolution de cette épidémie. Il ne faut jamais considérer quelque chose comme acquis… On voit aujourd'hui la comparaison avec d'autres pays européens. En début de pandémie, on n'a pas arrêté de nous comparer défavorablement avec l'Allemagne. Avec le recul, on a compris que les Allemands ont sans doute eu de la chance de ne pas avoir les mêmes clusters que nous durant la première vague. Aujourd'hui, on constate que l'Allemagne fait moins bien que nous, avec un taux de vaccination plus faible et plus d'hospitalisations. Alors même qu'ils ont plus de lits, la situation y est plus tendue. La Grande-Bretagne a un niveau de contamination élevé, mais gère les hospitalisations du fait de la vaccination. »
- Jim.fr. « Les annonces d’E. Macron sur le conditionnement du passe à la 3ème dose pour les plus de 65 ans interrogent… Le point délicat est que les autorités de contrôle pourraient considérer que ce passe sanitaire uniquement élargi aux plus de 65 ans revêt une forme de discrimination liée à l’âge. Si le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel ont le plus souvent statué en faveur des mesures choisies par le gouvernement, comme hier encore en ce qui concerne la prolongation de la possibilité de recourir au passe jusqu’au 31 juillet 2022, ils continuent cependant de veiller au franchissement de certaines limites. Le refus d’accepter que les directeurs d’établissements puissent accéder aux informations vaccinales de leurs collégiens marque notamment une vigilance certaine en ce qui concerne le secret médical… Cependant, sans attendre le point de vue de ces institutions, des voix se sont élevées pour regretter cette solution et notamment l’Académie de médecine… "La dose de rappel est nécessaire pour le public cible actuel, qui perd vite son immunité post-vaccinale. Mais brandir l’obligation est inacceptable, car on recrée une discrimination en fonction de l’âge", déplore ainsi dans les colonnes du Monde, l’épidémiologiste Yves Buisson, président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine. Il note encore : "La plupart des gens éligibles aujourd’hui au rappel font partie des personnes les plus motivées pour la vaccination, puisqu’elles étaient les premières à être volontaires". D’autres médecins et scientifiques partagent cette position : Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique au CHU de Lille cité par Le Parisien, considérait avant d’entendre le discours d’Emmanuel Macron que l’exécutif devrait plutôt s’employer à convaincre les Français concernés de la nécessité de la troisième dose plutôt que de tordre le bras à la population. Beaucoup par ailleurs signalent que la priorité devrait bien plus certainement être la vaccination des plus fragiles qui n’ont encore reçu aucune dose… »

11-11-2021.
- L’Obs. « Un nombre record de nouvelles infections au Covid-19 a été enregistré en Allemagne ce jeudi 11 novembre
avec 50 196 cas supplémentaires en 24 heures, signe de la violence de la vague épidémique qui frappe le pays, selon l’institut de veille sanitaire Robert Koch… L’Allemagne a déjà dû commencer à transférer des patients des régions les plus touchées, notamment dans l’est du pays plus réfractaire à la vaccination, vers des régions où la situation épidémique est encore sous contrôle… Cette flambée est notamment attribuée au taux de vaccination relativement faible de la population en Allemagne, un peu plus de 67 %. Aucune obligation vaccinale n’a été imposée dans le pays, y compris pour le personnel soignant. Le ministre de la Santé Jens Spahn avait récemment qualifié cette nouvelle vague infectieuse de "pandémie des non vaccinés"… Plusieurs Etats particulièrement touchés ont commencé à réagir en introduisant de nouvelles restrictions visant les personnes non vaccinées. Ainsi, à compter de lundi, Berlin va leur interdire l’accès notamment aux restaurants sans terrasse, aux bars, aux salles de sport et aux salons de coiffure. Un test négatif ne permettra plus d’avoir accès à ces lieux publics si les usagers ne sont pas vaccinés ou ne peuvent prouver qu’ils sont guéris de la maladie. »
- Le Monde. « Deux traitements par anticorps autorisés par l’Agence européenne des médicaments [celui] du laboratoire pharmaceutique suisse Roche, le Ronapreve (cocktail d’anticorps connu aux Etats-Unis sous le nom de REGEN-COV), et d’un traitement de la société sud-coréenne Celltrion, le Regdanvimab… »
- Marianne. « L'Italie interdit les manifestations anti-passe sanitaire dans les centres-villes… l'accumulation des regroupements protestataires serait la principale cause de la remontée de la courbe épidémiologique. L'exemple de Trieste a surtout été utilisé : le 15 octobre dernier, les dockers de cette ville du Frioul avaient appelé à la grève contre ce passe sanitaire obligatoire. Dans la foulée, la presse annonçait une véritable explosion des contaminations dans la ville… Les contestataires devront désormais se retrouver loin des objectifs dits sensibles. En revanche, ils pourront organiser des sit-in dans ces quartiers mais en portant le masque et en respectant la distanciation d’au moins un mètre entre chaque manifestant. Autant dire mission impossible… Pour l’Union des syndicats de base (UBS) : "cette décision est un véritable diktat qui viole la Constitution et le droit de manifester. Elle introduit un précédent dangereux qui permettra aussi d’introduire de nouvelles restrictions envers les personnes qui dérangent Mario Draghi, ses ministres et ses grands électeurs alors que le gouvernement s’apprête à adopter une loi budgétaire particulièrement sévère et qu’il relance la privatisation." »
- Marianne. « Avocat de Raoult, antivax et médiatique : Fabrice Di Vizio visé par une enquête disciplinaire… Invité régulier de l'émission Touche pas à mon poste (C8) de Cyril Hanouna, il s'est aussi souvent affiché aux côtés du chef de file des "Patriotes"… Fabrice Di Vizio s'est aussi fait connaître avec ses recours et actions collectives massifs… "Il disait aux médecins de faire des actions à vingt ou à cinquante ", se souvient, auprès de l'AFP, le docteur Jérôme Marty, président de l'Union française pour une médecine libre (UFML) représentée par l'avocat entre 2013 et 2015. "C'était de 50 à 100 euros par personne. Des adhérents ont versé plusieurs fois et se plaignaient que ça n'aboutissait pas."… La liste de ses outrances est longue, mais l'avocat aime comparer la vaccination obligatoire à un viol…»

12-11-2021.
- La Croix
. « L’efficacité du vaccin diminue-t-elle vraiment avec le temps ? Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, répond que "6 mois après la dernière injection, on observe une baisse progressive des anticorps en population générale, quel que soit le vaccin. Il s’agit d’un phénomène classique : lors de la vaccination, on stimule des cellules qui produisent des anticorps. Comme certaines d’entre elles meurent, le stock disponible d’anticorps se réduit dans le temps… La diminution de la protection contre le risque de formes graves, d’hospitalisation ou de décès varie en fonction de l’âge et de la réponse immunitaire. Plus le système immunitaire vieillit ou est fragilisé, moins la protection reste efficace. Alain Fischer déclare ainsi que la dose de rappel est "une mesure de protection nécessaire, très bien tolérée et même plus efficace que la deuxième dose". "Impossible cependant pour l’heure d’affirmer que cette dose supplémentaire sera la dernière, ni jusqu’à quelle tranche d’âge elle s’étendra". »
- L’Obs. « La Norvège réintroduit des restrictions sanitaires face à une hausse des cas de Covid-19… Les cas contacts non vaccinés de plus de 18 ans sont sommés de se faire tester à partir du 16 novembre, a fait savoir l’exécutif. Les personnels de santé non vaccinés devront eux se faire tester deux fois par semaine et porter le masque, et la recommandation de rester chez soi en cas de symptôme est rétablie. »
- La Provence. « À Vienne (Autriche), la maison close Funpalast a ouvert un centre de vaccination dans lequel les personnes qui acceptent de recevoir une injection obtiennent le droit de passer 30 minutes en bonne compagnie dans un "sauna club". Alors que seuls environ 65% environ des Autrichiens sont complètement vaccinés, le pays a décidé d'interdire ceux qui ne le sont pas de restaurants, hôtels, salons de coiffure et événements publics, rapporte le Daily Mail. Des décisions qui font courir à Funpalast un risque de perte de chiffre d'affaires, les clients non-vaccinés ne pouvant plus fréquenter l'établissement. L'opération a donc débuté le 1er novembre pour proposer chaque lundi de 16h à 22h des injections de vaccin en échange de bons d'une valeur de 40 euros chez Funpalast. Et même les plus jeunes peuvent se présenter à la clinique dont l'accès est autorisé à partir de 14 ans à condition d'être accompagné d'un adulte représentant légal... »

13-11-2021.
- L’Express. « De l'Autriche aux Pays-Bas, les non-vaccinés ciblés par les nouvelles restrictions. »
- Inserm du 19-10-2021. « À ce jour, les données disponibles concordent… pour montrer que si la réponse immunitaire diminue au cours du temps, les individus continuent à être partiellement immunisés
. D’autres cellules [lymphocytes T et B] que les anticorps neutralisants peuvent prendre le relais en cas de nouvelle rencontre avec le virus. Par ailleurs, les vaccins continuent à être efficaces pour lutter contre les formes graves de Covid-19 et les décès, jusqu’à six mois après avoir reçu un schéma vaccinal complet. Le risque d’être infecté existe néanmoins, surtout suite à l’émergence de variants plus contagieux, comme le variant delta. Par principe de précaution, notamment pour protéger les personnes ayant un système immunitaire plus fragile (en particulier les personnes âgées et immunodéprimées), qui ont potentiellement développé une réponse immunitaire moins forte suite aux premières doses de vaccins, certains pays ont donc introduit le principe d’une dose de rappel. Avant de généraliser cette pratique, de nombreux scientifiques estiment cependant que la priorité reste de rendre la vaccination accessible à toutes les populations, dans tous les pays. Ne pas le faire implique de prendre le risque de laisser le virus circuler activement dans certaines régions du monde, ce qui pourrait aboutir à l’émergence de nouveaux variants potentiellement résistants aux vaccins. »

15-11-2021.
- Ouest-France. « Les personnes qui ont refusé jusqu’à présent de se faire vacciner en Autriche vont devoir se confiner à partir de ce lundi 15 novembre 2021
. En cas de sortie non autorisée, ils risquent notamment une amende de 500 €… Plus de 13 000 nouveaux cas ont été enregistrés samedi dans ce pays de 9,8 millions d’habitants, au plus haut depuis le début de la pandémie qui a tué 11 700 personnes… »

16-11-2021.
- Jim.fr. « Positions contrastées des médecins et épidémiologistes face au confinement des non vaccinés. »
: https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/positions_contrastees_des_medecins_et_epidemiologistes_face_au_confinement_des_non_vaccines__189972/document_actu_pro.phtml
Si certains spécialistes sont pour cette mesure forte, d’autres soulignent que cela n’empêcherait pas le virus de circuler et que la stigmatisation d’une partie de la population serait renforcée. Ce serait une rupture démocratique qui aggraverait les dissensions et le contrôle social.
- Marianne. « Alors que l’Europe voit déferler une quatrième vague de l’épidémie de Covid-19, l’Allemagne, montrée en exemple au printemps 2020, fait désormais figure de modèle à ne surtout pas suivre… Il s'agit désormais d'une « épidémie des non-vaccinés », selon le ministre de la Santé Jens Spahn… Les responsables politiques, très soucieux de préserver les libertés publiques, refusent d’envisager une vaccination obligatoire, y compris pour le personnel des hôpitaux et des maisons de retraite. Tout au plus, les Länder, compétents en matière de santé, se sont accordés pour imposer des tests obligatoires pour accéder aux maisons de retraite… »
- Ouest-France. « Près de 20 000 nouveaux cas en 24 heures en France… Entre le 25 et le 31 octobre, les personnes non-vaccinées étaient neuf fois plus nombreuses que les vaccinées à entrer en soins critiques, selon les nouveaux chiffres de la Drees publiés hier… Le Ministère des Outre-mer a partagé les chiffres concernant les doses de vaccins livrées ainsi que le nombre d'injections réalisées. Saint-Pierre-et-Miquelon est en tête, 81% de sa population ayant reçu une première dose. En bas du classement, on retrouve la Guyane, avec seulement 29% de la population vaccinée… La circulation du Covid-19 explose dans la Sarthe… Pfizer a signé un accord de licence volontaire qui doit permettre de diffuser sa pilule anti-Covid au-delà des pays riches, une fois qu'elle aura été autorisée… »

17-11-2021.
- Libération
. « Vous nous interrogez sur le décès, survenu le dimanche, de la boxeuse Julie Le Galliard. Agée de 31 ans, elle avait été championne de France 2015 en moins de 57 kilos… Si certains pointent la responsabilité du vaccin dans ce décès, d’autres, au contraire, s’étonnent, toujours sur les réseaux sociaux, que la sportive ait pu être tuée par le Covid, alors même qu’elle était vaccinée… Si Julie Le Galliard a fait partie de la première vague de vaccination, c’est qu’elle souffrait de longue date d’une maladie qui en faisait un profil très à risque face au Covid [déficit immunitaire primitif]… Une proche contactée par CheckNews appuie : «Julie était vaccinée, mais elle est bien décédée des complications du Covid car elle était fragile.» Le Journal remarque que si elle avait fait partie des premiers vaccinés (janvier ?), elle était en juillet-août dans la période de baisse importante d’immunité. [d’autant que le vaccin serait moins efficace chez les personnes immunodéprimées].
- Portail Orange. « Pour l'Académie de médecine, il serait condamnable, d'un point de vue éthique, de vacciner les enfants contre le Covid-19 en vue de compenser la vaccination insuffisante des adultes. "L'Académie nationale de médecine recommande d'élargir l'immunisation contre la Covid-19 par le vaccin (de Pfizer/BioNTech) aux enfants à risque de formes graves en raison de comorbidités, quel que soit leur âge, ainsi qu'aux autres enfants vivant dans leur environnement familial et scolaire" [dans le cas où il s’agit d’un entourage d’adultes vulnérables]… Plusieurs sociétés françaises de pédiatrie et d'infectiologie ont relancé le débat en début de semaines en exprimant leur scepticisme sur la vaccination des enfants… Cette position a suscité en retour l'indignation de partisans de la vaccination enfantine. L'association militante "Ecole et familles oubliées", farouchement opposée à "l'immunité naturelle par la maladie", dénonce une "trahison" des enfants et réclame une analyse "bénéfice risque du vaccin" pour les enfants. »
- Le Parisien. « Une cinquième vague épidémique approche, des plus de 80 ans en première ligne face aux risques du virus et pourtant près de 13% d’entre eux n’ont encore reçu aucune dose de vaccin contre le Covid-19 … Selon les chiffres du ministère de la Santé, en cas d’infection, le risque d’hospitalisation pour les plus de 85 ans est 8 fois plus élevé que pour les personnes âgées de 40 à 44 ans. Le Pr Gavazzi souligne : "Je suis particulièrement inquiet. Mon hôpital est incapable d’accueillir 15 ou 20 personnes supplémentaires atteintes du Covid. On est exsangues. La population française ne se rend pas compte".
- L’Express. « Des organisations syndicales guadeloupéennes s'opposent à l'obligation vaccinale des soignants et au passe sanitaire. Un appel à la grève générale a été lancé lundi… Le président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, se dit inquiet… Selon lui, "ce blocage n'est pas seulement dû à cette obligation vaccinale mais aussi à tous les problèmes que nous rencontrons depuis tantôt". ."Vous savez qu'avec cette situation sanitaire la Guadeloupe a beaucoup perdu, que ce soit en matière de taxe sur les carburants, sur les transports, les collectivités, et notamment pour la Région c'est près de 30 millions que nous avons perdu". »
- Le Monde. « [En Suisse] les autorités doivent se réunir, mercredi, pour évaluer un durcissement des mesures alors que le taux de vaccination stagne à 65 %. Le climat devient de plus en plus délétère entre pro et anti-vaccins… De fait, avec 471 cas pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours, le virus poursuit sa progression spectaculaire après un été où la crise avait presque été oubliée. La Suisse suit ainsi, avec un décalage d’une dizaine de jours, la trajectoire de son voisin autrichien. »
- Ouest-France. « Un groupe d’une dizaine de personnes a manifesté devant le collège Jacques-Monod, à Caen, lundi 15 novembre 2021, vers 8 h 15. Elles ont notamment bloqué, pendant quelques minutes, le bus qui transportait des élèves de l’établissement scolaire pour se faire vacciner contre le Covid-19, au CHU. »
- Ouest-France. « Les restrictions se multiplient en Europe alors que l’épidémie progresse un peu partout. La République Tchèque, l’Irlande du Nord ou la Suède ont opté pour le passe vaccinal, un test négatif ne suffira plus pour accéder aux lieux publics. Au Portugal, le masque est de retour à l’extérieur… »

18-11-2021.
- Libération. «De nombreux professionnels de santé interrogés par «Libération» témoignent de leur désarroi face à une nouvelle vague de Covid-19, dont sont principalement victimes des personnes non vaccinées…
Chacun se prépare à faire face à une nouvelle vague de contaminations et d’hospitalisations composée à grande majorité de personnes remettant en cause les bienfaits du vaccin. Quand ils ne s’interrogent pas tout simplement sur la dangerosité réelle du Covid-19. "On ne peut plus discuter, l’argumentation est contrée tout de suite et je n’ai pas envie d’avoir de relation conflictuelle avec mes patients", reconnaît Catherine Delage, médecin généraliste à Bergerac qui a arrêté de "chercher à convaincre» sa patientèle récalcitrante". Mais même si le devoir prime, les soignants ne cachent pas ressentir de temps à autre, malgré eux, une certaine rancœur… Clarisse Audigier-Valette [responsable de l’unité Covid au CH de Toulon] explique que la plupart des patients reçus à l’hôpital de Toulon sont passés entre les 4 premières vagues sans attraper le virus, ce qui les a "confortés dans l’idée qu’ils arrivaient à se protéger sans être vaccinés"… Avant que leur discours évolue une fois hospitalisés.»
- Libération. « Le virologue Etienne Simon-Lorière… relève que "le risque d’apparition d’un variant est réduit grâce à l’augmentation de la proportion de personnes immunisées. Les infections des personnes vaccinées – souvent plus de 5 ou 6 mois après la deuxième dose – sont de plus courte durée et intensité, ce qui réduit les occasions du virus de faire des erreurs et qu’un nouveau variant soit transmis. Ceci est à pondérer avec une partie de la population mondiale qui n’a pas eu la chance d’avoir accès au vaccin. Ensuite, on ne sait pas encore si ce coronavirus pourra évoluer pour échapper suffisamment au système immunitaire tout en conservant une bonne capacité de transmissibilité, et se diffuser de façon significative dans la pandémie. " »
- L’Express. « Comment l'Allemagne, le bon élève de la pandémie, est devenu un cancre ?... Depuis le début du mois, le nombre d'infections y augmente de façon exponentielle, atteignant un nouveau record à 65 000 cas le 18 novembre. Le taux d'incidence y est trois fois supérieur à celui de la France. L'échec des autorités allemandes face à la quatrième vague s'explique d'abord par les insuffisances de la campagne de vaccination… En Allemagne, comme dans d'autres pays germanophones, la défiance envers l'Etat est plus marquée qu'ailleurs, pour des raisons institutionnelles et historiques (fédéralisme, mauvais souvenirs du nazisme). Selon le sociologue suisse Oliver Nachtwey, l'éducation libérale des années 1980 a également développé chez les Allemands de l'Ouest un "individualisme radical". Ils perçoivent la vaccination comme une "intervention autoritaire de l'Etat", explique-t-il dans le quotidien autrichien Der Standard. A cela s'ajoute l'activisme des antivax, plus radicalisés qu'en France. Le mouvement a été récupéré par l'extrême droite, notamment dans les régions de l'ancienne RDA, où les taux de vaccination sont les plus bas… En pleine campagne électorale, aucun candidat n'a voulu présenter de plan sanitaire pour anticiper la quatrième vague… Les partis en lice ont promis, au contraire, qu'il n'y aurait plus de confinement, de fermeture d'écoles et de commerces, ou de couvre-feu. Alors que la France définissait des règles strictes, le débat politique tournait autour du jour de levée des restrictions et des "droits fondamentaux des citoyens" à ne pas se faire vacciner, y compris pour le personnel soignant, dans les maisons de retraite. Enfin, le ministre de la Santé a reconnu que le passe sanitaire n'avait servi à rien dans certaines régions, faute de contrôles… Par manque de communication, la gravité de la situation a été sous-estimée, et les Allemands ont relâché leur vigilance. Cologne a même ouvert la saison du Carnaval, avec 50 000 personnes chantant à tue-tête. "La fin de la pandémie est encore très loin", prévient le virologue Christian Drosten, conseiller du gouvernement. Si les mesures ne sont pas renforcées, il prévoit 100 000 décès supplémentaires. Jusqu'à présent, il a toujours vu juste. »
- Ouest-France. « AstraZeneca annonce des essais réussis pour un médicament contre le Covid-19… ce jeudi 18 novembre. Il permettrait de réduire les risques de formes graves de plus de 80 %. »

19-11-2021.
- L’Obs. « L’ensemble de la population autrichienne sera de nouveau confiné à compter de lundi 22 novembre et pour vingt jours
afin de lutter contre la résurgence de l’épidémie de Covid-19, a annoncé le chancelier conservateur Alexander Schallenberg ce vendredi 19 novembre… La vaccination contre le Covid sera obligatoire à partir du 1er février. »
- L’Express. « A la faveur de l'automne, les Pays-Bas cumulent les tristes records. D'après les données publiées mardi par l'Institut national de la santé publique (RIVM), plus de 110 000 contaminations au Covid-19 ont été recensées sur les sept derniers jours, soit le nombre le plus haut jamais atteint dans le pays depuis le début de la pandémie… "Le pouvoir bloquant du vaccin sur la transmission du virus semble trouver ses limites face à la contagiosité extrême du variant Delta", constate Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale et professeur à la faculté de Médecine à Genève. "Or le frein estival, qui a un effet puissant, a lâché avec l'arrivée de l'automne. Aujourd'hui les gens se retrouvent à l'intérieur, ce qui augmente mécaniquement le risque de contamination par aérosols."… Dans l'espoir de reprendre la main sur l'épidémie, le Premier ministre Mark Rutte a annoncé vendredi à la surprise générale un confinement partiel de trois semaines dans tout le pays. Bars, restaurants et commerces doivent désormais afficher porte close à 20 heures, voire à 18 heures pour les magasins jugés non essentiels… Selon Carl Moons, épidémiologiste au Centre médical Universitaire d'Utrecht "les gestes barrières sont très peu appliqués par la population aux Pays-Bas… Plus personne ne respecte la distanciation sociale ou le port du masque, et il est difficile pour les autorités d'effectuer suffisamment de contrôles." »
- Ouest-France. « La Haute autorité de santé préconise un rappel pour les plus de 40 ans. »
« Emmanuel Macron a souligné ce vendredi 19 novembre que, sur foi des recommandations des autorités de santé, il ne serait "pas étonné qu’on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes"… "C’est très important qu’on se remette à recontrôler le passe sanitaire dans les établissements culturels, les restaurants, les cafés, parce que, assez logiquement, il y avait un petit relâchement quand ça allait mieux", a-t-il dit. »
- Mediapart. « Auditionnés en octobre sur leurs conditions de travail, plusieurs membres de l’IHU dénoncent les pressions exercées par Didier Raoult et la falsification de résultats scientifiques pour démontrer l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Mediapart a pu consulter un compte rendu de ces entretiens conduits, notamment, par l’Université d’Aix-Marseille, l’Inserm et l’AP-HM. »

20-11-2021.
- L’Express. « Confronté à une forte vague de contaminations cet été, l'État hébreu est revenu à la normale en imposant une troisième dose de vaccins
. Israël entame désormais la vaccination des enfants contre le Covid-19. »
- Le Monde. « Autriche, Australie, Pays-Bas… Alors qu’une nouvelle vague de Covid-19 frappe plusieurs continents, des manifestations ont eu lieu, samedi 20 novembre, dans plusieurs pays contre les mesures de restriction et la vaccination obligatoire – pour certaines professions, voire pour toute la population, comme l’Autriche. »
- Ouest-France. « Un infirmier à domicile guadeloupéen, vacciné mais opposé à l’obligation vaccinale, se dit inquiet de l’évolution de la situation sur l’île où un couvre-feu a été instauré vendredi après des violences en marge de la mobilisation contre le passe sanitaire. »

21-11-2021.
- Jim.fr. « Sale temps pour les non-vaccinés…
"Nous ne prenons pas cette mesure le cœur léger mais malheureusement elle est nécessaire" s’est justifié le chancelier autrichien Alexander Schallenberg, alors que plusieurs milliers d’Autrichiens ont manifesté contre cette mesure ce lundi. Ce confinement discriminant (pour ne pas dire discriminatoire) vise à freiner le rebond épidémique actuel, particulièrement violent en Autriche. Avec 11 800 contaminations en 24 heures ce vendredi (pour 9 millions d’habitants), le pays a très largement battu son record de nouveaux cas quotidiens. Le nombre de patients hospitalisés en réanimation a très fortement augmenté ces derniers jours et le conseil scientifique du gouvernement estime que la saturation pourrait être atteinte vers le 24 novembre. 48 Autrichiens sont décédés de la Covid-19 ce samedi, du jamais vu depuis le mois de février. Avec 63,5 % de sa population totalement vaccinée, l’Autriche présente l’un des taux de vaccination les plus faibles d’Europe occidentale… En Allemagne, qui fait également face à un rebond épidémique important, plusieurs régions dont Berlin et la Saxe, ont décidé de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal, solution qui a notamment reçu le soutien du futur chancelier Olaf Scholz. Dans les régions concernées, les personnes non-vaccinées, même testées négatives, ne peuvent plus se rendre aux restaurants ou dans les lieux culturels. Un tel passe vaccinal va également être mis en place aux Pays-Bas et dans l’état australien du Queensland dans les prochaines semaines… A Singapour, les autorités ont annoncé quant à elles que les patients non-vaccinés atteints de la Covid-19 ne verront plus leurs soins remboursés à compter du 8 décembre prochain. Enfin en Lettonie, le parlement a pris la décision curieuse et fortement anti-démocratique de suspendre le droit de vote des neufs députés non-vaccinés, sans que l’on comprenne très bien comment cela peut inciter la population à se faire vacciner… La décision prise à Vienne de confiner les non-vaccinés divise en tout cas la classe politique française. Ce dimanche soir, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, tous deux candidats à l’investiture des LR, ont déclaré ne pas être opposés en principe à un confinement des non-vaccinés, alors que Marine Le Pen a jugé cette mesure "nocive "… »
Premières réactions de médecins, à la suite de cet article du Jim :
« … quand on mettra les non vaccinés dans des camps, est-ce que les gens commenceront à se réveiller, pas sûr ? »
« Quand on voit les restrictions imposées en Autriche on se dit que notre stratégie déjà ancienne d'incitation forte à la vaccination en France, via le pass sanitaire, n'était pas si mauvaise. »
« Même si c'est un peu dur à entendre, refuser de se faire vacciner est équivalent sur le fond à rouler bourré : c'est dangereux pour soi, pour les autres, on le fait sciemment et en toute connaissance de cause, en pariant que les autres (ceux qui n'ont pas bu) vous éviteront. Un raisonnement que d'autres vont critiquer, mais dans le fond, c'est très proche... 3000 morts par an sur les routes liées à l'alcool, 120 000 du covid au total en deux ans… Eh oui ! une couverture vaccinale incomplète entraîne actuellement 3 fois plus de décès que l'alcool au volant. C'est pour ça que je ne suis ni surpris ni choqué par une politique un peu plus "répressive" pour les non vaccinés que pour le reste de la population. »
« En ce qui me concerne, je n'ai pas peur des non-vaccinés, mais j'ai peur pour les non-vaccinés présentant des critères de vulnérabilité. Je n'ai pas peur non plus des vaccinés, mais j'ai peur pour les vaccinés présentant des critères de vulnérabilité en contact avec des vaccinés se croyant en sécurité et ignorant que leur immunité n'est pas stérilisante et fugace… j'ai peur que ..."Des décès et des maladies évitables par la vaccination se produisent en Afrique, en Asie et en Amérique latine à une vitesse et à une échelle sans précédent"… »
« Ayant usé de la persuasion, d'explications, j'ai fini par renoncer face aux irréductibles qui, j'en prends le pari, étant "anti-tout", seront anti-traitements (et pourront invoquer la "thérapie génique", le complot mondial ....). Quand je les entends dire "on ne sait pas ce que contient le vaccin", en sauront-ils plus sur les antiproteases et les antiviraux ? Les fumeurs, les tatoués, les fans de McDo savent-ils ce qu'ils se mettent dans leur corps? J'en viens à considérer que leur inculture est criminelle. Alors, oui, s'il faut en passer par là, oui à l'obligation vaccinale. »
« J'ajouterai que, non seulement il n'est pas éthique de laisser des pays entiers sans vaccin, mais en plus c'est stupide et dangereux pour les états vaccinés, puisque cela facilite la prolifération de variants, y-compris chez eux. »
(
https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/sale_temps_pour_les_non_vaccines_189956/document_actu_pro.phtml?reagir=1#article-reactions )https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/sale_temps_pour_les_non_vaccines_189956/document_actu_pro.phtml?reagir=1#article-reactions
- L’Express. «Toute la question est de savoir si la flambée des infections peut mener à un afflux massif de patients à l'hôpital. Les hospitalisations sont ainsi scrutées de près. Pour le moment, on est loin d'une situation de saturation. Il faut dire que la vaccination change la donne par rapport à 2020. Pour rappel, le vaccin est en effet très efficace pour empêcher les formes graves de la maladie, même s'il est moins efficace contre les contaminations au variant Delta… »
« "Pour les gens qui ont des facteurs de risque, les données cliniques montrent qu'il y a un vrai bénéfice à recevoir une troisième dose", affirme à L'Express Jean-Daniel Lelièvre, chef du service immunologie clinique et maladies infectieuses à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, mais aussi expert à la HAS. D'ailleurs pour justifier sa décision rendue vendredi, la Haute Autorité de santé s'est appuyée sur deux études israéliennes démontrant l'efficacité de la dose de rappel. Soumis à une hausse des contaminations, le petit pays hébreu est revenu à la normale en imposant une troisième dose cet été. Cependant, "concernant les personnes plus jeunes, le bénéfice individuel est moins clair", concède ce spécialiste favorable à une généralisation de la troisième dose. Si l'intérêt d'une dose de rappel semble plus faible chez les jeunes à titre individuel, le bénéfice collectif, lui, est important :"On est en train de changer de paradigme. Jusque-là, on considérait que la vaccination devait servir à protéger la population des formes sévères du Covid-19, mais elle doit aussi faire diminuer la réplication du virus." »
- Ouest-France. « Des dizaines de milliers de manifestants à Vienne, de nouvelles émeutes aux Pays-Bas, des scènes de pillages et de vandalisme dans les Antilles françaises : la protestation se durcit face aux restrictions sanitaires adoptées pour endiguer la recrudescence de la pandémie de Covid-19. »

22-11-2021.
- Libération. « Maire du Lamentin et président de l’Association des maires de Guadeloupe, Jocelyn Sapotille estime que la gestion centralisée de l’Etat et le manque de concertation avec les élus locaux sont à l’origine du rejet vaccinal, et de la crise qui en découle, dans le département d’Outre-mer. »
- Le Parisien. « Chimiothérapie reportée, soignants menacés, barrages... le CHU de la Guadeloupe au cœur des tensions. »
- L’Express a interrogé quatre scientifiques sur la persistance du covid 19 :
l’épidémiologiste Yves Buisson, le professeur à la faculté de Médecine à Genève, Antoine Flahault, le virologue Etienne Decroly, l’épidémiologiste à l'École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, Jonathan Roux. Tous pensent qu’« il y a très peu de chance que le virus du Covid-19 disparaisse, au moins à court terme. Conséquence : les mesures barrières devront se réguler en fonction de la circulation du virus… Ce qui se profile, c'est le passage d'un virus pandémique à une phase endémique saisonnière - c'est-à-dire qu'il circulera à bas bruit. Dans ce contexte, il y aura une recrudescence lors d'une saison froide, exactement comme le virus de la grippe… très peu de maladies infectieuses ont disparu de la planète, hormis la variole, et peut-être bientôt la poliomyélite… il y a un réservoir qui risque de s'établir en dehors de l'espèce humaine et qui risque de permettre des résurgences épidémiques. Les espèces infectantes sont nombreuses. Par contre, on s'attend à ce qu'au fur et à mesure des vagues, les vaccins soient meilleurs et boostent notre immunité. Grâce à l'ensemble des moyens de lutte, on espère arriver dans une situation où le contrôle de l'épidémie pourrait être meilleur qu'aujourd'hui… Il faudra instaurer des mesures barrières plus fortes au moment où la circulation du virus sera la plus intense, et au contraire les enlever lorsque le virus circule peu. De plus, il est nécessaire de mettre en place des mesures d'assainissement des lieux collectifs, comme les moyens de transport ou les écoles… Parmi les scénarios probables : le virus va continuer à circuler et devenir un virus hivernal comme les autres. Le vaccin contre le Covid-19 a été créé pour éviter les formes graves. Concernant la transmission du virus, il ne la réduit que de 40 à 50 % et pour le risque d'être infecté par le virus, l'efficacité n'est pas de 100% et diminue avec le temps. Cependant, les vaccins vont continuer à s'améliorer et des nouveaux vont entrer sur le marché. Grâce à la troisième dose de vaccin, l'immunité va être renforcée, mais il faut encore attendre pour connaître son efficacité sur le long terme. A court terme, les premières études montrent une hausse de l'efficacité… Par ailleurs, le maintien des gestes barrières va nous permettre de lutter contre d'autres maladies (grippe, gastro). »

23-11-2021.
- L’Obs. « L’OMS craint 700 000 morts supplémentaires en Europe d’ici au printemps à cause du Covid
…Pour l’OMS, l’augmentation des cas s’explique par la combinaison de la prévalence du variant Delta hautement contagieux, d’une couverture vaccinale insuffisante et de l’assouplissement des mesures anti-Covid… appelant à adopter une approche « vaccin plus », associant vaccination, port du masque, mesures d’hygiène et distanciation. »
- L’Express. Le Pr Gilles Pialoux , chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon (AP-HP) à Paris, rappelle que les enfants développe beaucoup moins la maladie mais peuvent transmettre et qu’ils ne sont pas systématiquement épargnés par le covid long.
- Ouest-France. Selon L’épidémiologiste Arnaud Fontanet : « Six mois après la deuxième dose, vous avez une protection qui est de l’ordre de 50 % alors qu’elle était à 90 % juste après l’injection,
rappelle Arnaud Fontanet. Quand vous avez reçu votre dose de rappel, la concentration d’anticorps neutralisant est de cinq à dix fois supérieure à ce qu’elle était un mois après la deuxième dose. C’est vraiment un saut quantitatif. La troisième dose booste vraiment votre immunité ; ça divise par 10 le risque d’infection, par 20 le risque d’hospitalisation. »
- Ouest-France. « Dominique, Odile et Robert Py sont décédés du Covid-19 en l’espace de quelques jours. Le fils, la mère et le père n’étaient pas vaccinés contre le virus. Michel Humblot, le maire du petit village de Courcelles-sous-Châtenois (Vosges) est toujours sous le choc, tout comme l’ensemble des 80 habitants de la commune. »

- N° de novembre 2021 de la revue Alternatives économiques. Au XIXème siècle, les antivax se défient de l’Etat et des découvertes scientifiques : contestation de l’efficacité du vaccin contre la variole, ou invocation de sa dangerosité ; défense de la liberté face à l’Etat ; contestation des découvertes de Pasteur ; science accusée de collusion financière avec l’Etat… L’article relève donc des thématiques quasi identiques à celles d’aujourd’hui.

24-11-2021.
- La Croix, le Figaro, donnent les raisons (maintenant assez bien connues bien que contre-intuitives pour certains) de la hausse des hospitalisations chez les patients vaccinés
: protection du vaccin qui tombe parfois à 50% au bout de six mois, proportion plus importantes de vaccinés (dont un certain pourcentage pour lequel le vaccin est moins efficace), relâchement massif des comportements et des gestes barrières. Le Pr Jacques Reynes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales au Centre hospitalier universitaire de Montpellier, dit que "Nous sommes à nouveau préoccupés par le risque de débordement, car nous devons continuer à soigner dans de bonnes conditions les autres pathologies - tuberculose, endocardites, etc. Quant aux autres services, ils craignent de se retrouver dans la situation où des déprogrammations d’opérations seront nécessaires" »

26-11-2021.
- Mediscoop.net. « Le lavage des mains régulier et le port du masque réduisent chacun environ de moitié le risque de transmission du SRAS-CoV-2. Pour la distanciation sociale, la baisse du risque est d’environ un quart seulement.
Ces chiffres sont issus d’une méta-analyse parue dans le BMJ. »
- Le Parisien. « Le danger [de contamination] augmente de 30% lorsqu’on a un collégien à la maison, et encore davantage avec des petits de primaire, comme le montre une nouvelle étude de l’Institut Pasteur, menée auprès d’adultes de plus de 40 ans… ll y a quelques mois encore, les études montraient que les bambins âgés de 5 à 11 ans étaient moins à risque d’être infectés et de transmettre le Covid ». Le Pr Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, précise qu’« avec le variant Delta, deux fois plus contagieux que le virus de 2020, les enfants perdent ce bénéfice… Si les cas graves restent moins fréquents, la progression des infections est encore plus spectaculaire chez les 6-10 ans, en majorité scolarisés à l’école primaire : le taux d’incidence s’envole à 400, soit une hausse de + 140% en une semaine… cette envolée de cas relance aussi le débat hautement sensible sur la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, recommandée ce jeudi 25 novembre par l’Agence européenne des médicaments (EMA) car "les bénéfices l’emportent sur les risques", et qui est en cours aux États-Unis, en Israël et au Canada… Aux États-Unis, 3 millions d’enfants ont déjà été vaccinés et il faut 2 mois pour avoir du recul sur d’éventuels effets secondaires tardifs. Après cette date, on considère qu’il n’y en a plus. »
- Le Figaro et Libération. Un variant inquiétant identifié en Afrique du Sud. « Ce variant baptisé B.1.1.529 présente un nombre «extrêmement élevé» de mutations et «nous pouvons voir qu’il a un potentiel de propagation très rapide», a déclaré […] le virologue Tulio de Oliveira… Selon les scientifiques, le nouveau variant B.1.1.529 présente au moins 10 mutations, contre deux pour le Delta…. Maria Van Kerkhove, responsable technique de l’OMS pour le Covid-19, a observé : "Le souci, c’est que lorsque vous avez autant de mutations, cela peut avoir un impact sur la façon dont le virus se comporte. Il nous faudra quelques semaines pour comprendre l’impact de ce variant sur tout vaccin potentiel."»
- Marianne. « Y a-t-il un intérêt à faire un test sérologique avant sa 3e dose de vaccin ?... Un test sérologique peut indiquer un haut niveau d’anticorps sans que ceux-ci soient efficaces contre l’infection… "Quand on aura défini ce seuil d’anticorps pour qu’il y ait protection, la stratégie de dépistage sérologique aura du sens, anticipe Stéphane Paul. Des études pour établir ces corrélats de protection sont en cours… Autre argument en défaveur du test sérologique pour statuer sur notre immunité : celui-ci n’apporte des informations que sur les anticorps neutralisants présents dans le sang. Ces derniers se fixent sur le virus pour nous protéger. Or on sait que d’autres types d’immunité entrent en jeu pour combattre le Sras-Cov-2, à l’instar de l’immunité cellulaire. Celle-ci, qui joue un rôle primordial, repose sur des cellules (lymphocytes T) reconnaissant le virus et le détruisant. »
- La Dépêche.fr. Dans les Hautes-Pyrénées, « Face à cette arrivée de patients Covid (18 à Tarbes, 16 à Lourdes, 7 à Bagnères actuellement), les services ont été réorganisés… À l’exception de personnes immunodéprimées, la grande majorité des patients en détresse respiratoire ne sont pas vaccinés. Sur les cinq patients actuellement en réanimation, aucun n’est vacciné. »

27-11-2021.
Tous les médias parlent du variant venant d’Afrique de Sud, baptisé Omicron, et qui a atteint l’Europe, certains pays prennent des mesures aux aéroports…
- L’Express. L’Afrique du Sud n’aurait que 25% de sa population qui est vaccinée.
« "À partir du moment où on laisse circuler un virus dans une population non vaccinée, il y a de grandes chances d'atteindre des personnes vulnérables", indique à L'Express Anne Sénéquier, médecin, co-directrice de l'Observatoire de la Santé mondiale à l'Institut des Relations internationales et stratégiques (Iris). Elle ajoute : " La particularité de l'Afrique du Sud, c'est aussi sa haute prévalence au VIH, donc une problématique d'immuno-dépression." Autrement dit, le virus va se retrouver chez un hôte avec un système immunitaire déficient, lui permettant de rester plus longtemps et d'avoir le temps de multiplier les mutations… "Nous alertons sur la possibilité d'émergence de variants depuis plus d'un an", déplore auprès de L'Express Jérôme Martin, cofondateur de l'Observatoire de la transparence dans les politiques des médicaments. Il évoque deux éléments nécessaires pour espérer mettre fin à cette pandémie mondiale : fournir des doses de vaccin à tout le monde et augmenter la production mondiale… A plusieurs reprises, l'Organisation Mondiale de la Santé s'est égosillée pour mettre en garde face aux risques engendrés par les inégalités vaccinales. »
« Pour le chef du service de néphrologie de la Pitié-Salpêtrière, le Pr Gilbert Deray, tant que nous ne vaccinerons pas massivement toute la population mondiale, nous ne serons pas à l'abri du Covid… L'épidémie doit donc être contrôlée simultanément dans le monde entier. Ce qui implique : De vacciner massivement toute la population mondiale en particulier les pays en développement où l'on manque de masques, de gel hydro-alcoolique, d'aération et où les réunions de foules sont nombreuses ; De fournir en particulier aux pays en développement les moyens de se protéger avec des masques N95 ; De protéger en priorité les personnes immunodéprimées ; De donner accès aux médicaments antiviraux à venir simultanément à tous les pays. »

29-11-2021.
- Le Parisien. « Tour à tour, les compagnies AstraZeneca, Pfizer-BioNTech, ou encore Moderna et Novovax se sont déclarées confiantes dans leur capacité à combattre la souche Omicron
- dont le nombre de nouvelles mutations est bien plus important que les précédents variants… Sandrine Sarrazin, chercheuse en immunologie à l’Inserm, explique qu’"à partir du moment où on a pu identifier le virus, décoder son génome, alors on peut fabriquer le nouveau morceau d’ADN ou d’ARN qui permet la fabrication de la protéine Spike. C’est très rapide à faire et c’est cette version modifiée du morceau d’ARN ou d’ADN qu’on met dans le vaccin"… Lorsqu’un nouveau variant est identifié, sa séquence […] est partagée sur une base de données accessible aux scientifiques du monde entier… Le variant Omicron échappe-t-il à l’immunité vaccinale ? Il est encore trop tôt pour le dire, répond Sandrine Sarrazin… L’apparition du variant Omicron souligne en tout cas la difficulté de la lutte contre l’émergence de nouveaux variants, surtout dans des zones moins vaccinées. Depuis plusieurs mois, l’OMS ne cesse de dénoncer les disparités de la vaccination entre pays riches et pays pauvres, qui risquerait, selon elle, de prolonger l’épidémie.»
- Libération. « Péricardites, immunodépression... : y a-t-il des contre-indications à la dose de rappel?... Une étude pharmaco-épidémiologique en lien avec l’ANSM a confirmé l’existence d’un risque de myocardite et de péricardite dans les 7 jours suivant une vaccination ARNm contre le Covid, bien que "peu fréquent et d’évolution favorable". Si vous avez développé une péricardite lors des précédentes doses, vous pouvez "possiblement obtenir un certificat de contre-indication", détaille la direction générale de la santé (DGS)… Depuis le 18 juin dernier, les autorités recommandent pour plusieurs catégories de personnes dites à risque, y compris celles porteuses d’un déficit immunitaire, de réaliser une troisième dose. La question de la contre-indication d’une dose de rappel est donc ici inversée : pour "les personnes dont le schéma vaccinal initial a nécessité trois doses, le rappel consiste en une quatrième injection" précise la DGS. Toutefois, elle ajoute que "l’éligibilité au rappel des personnes immunodéprimées doit être décidée au cas par cas à la suite d’un examen médical". »
- Le Monde. « Les pays du G7 appellent à une "action urgente" contre le variant Omicron… Les ministres ont salué le travail exemplaire de l’Afrique du Sud, qui a su détecter le variant et alerter les autres, qui a identifié ce nouveau variant et fait désormais l’objet, comme six autres pays d’Afrique australe, de mesures de restrictions de la part de nombreux Etats qui cherchent à enrayer la diffusion du variant Omicron. Les pays du G7 "ont également reconnu la pertinence stratégique d’assurer l’accès aux vaccins" en préparant les pays à recevoir des doses, en fournissant une "assistance opérationnelle, en donnant suite à nos engagements en matière de dons, en luttant contre la désinformation sur les vaccins, ainsi qu’en soutenant la recherche et le développement".»

30-11-2021.
- Je fais un tour sur Réinfocovid (site anti vaccination) et je vois une étude d’hier, comparant taux d’incidence et taux de vaccination par départements, à partir des données de Santé Publique France
« (Couverture vaccinale au moins une dose selon l’âge 2021-11-17 – tous âges, et Taux d’incidence – Semaine glissante 2021-11-09-2021-11-15) », et concluant que « La vaccination n’a aucun effet sur les taux d’incidence en France… il n’y a aucune corrélation entre le taux de vaccination et le taux d’incidence avec les données de Santé Publique France.» Et qu’en conséquence la vaccination ne sert à rien (!!!).
Cette étude me paraît biaisée et j’ai donc demandé à Checknews de Libération leur avis. J’ai la réponse deux jours après, dans leurs infos diffusées en ligne, mais seulement le début en raison de la nécessité d’un abonnement temporaire pour avoir la totalité. L’étude serait en effet biaisée. Mais je suis déjà allé voir si cette question avait été traitée. Oui, par exemple sur le site de l’AFP : https://factuel.afp.com/http%253A%252F%252Fdoc.afp.com%252F9PK3LZ-1
et Le Parisien : https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-y-a-t-il-vraiment-une-correlation-entre-le-taux-dincidence-et-la-vaccination-06-09-2021-DUUKR2E3NVHXFIMNPM77QBMAO4.php (si le lien ne s’ouvre pas, on peut le copier et le mettre dans un moteur de recherche).
L’article de réinfocovid m’apparaît, suite à ces recherches, très simplificateur, avec l’hypothèse (fausse) que la vaccination devrait empêcher les transmissions. L’étude ne prend pas en compte les multiples variables : pas de protection à 100% par le vaccin (surtout avec le Delta) ; baisse de l’efficacité vaccinale au cours des mois ; seules sont détectées les personnes testées (et les non vaccinés sont plus nombreux à se faire tester) ; il y a des régions touristiques où passent beaucoup de non vaccinés ; des vaccinés ne font plus les gestes barrière ; vaccinés après 1ère ou 2ème dose ; la vaccination seule ne suffit pas ; la question du taux d’incidence chez les enfants, etc…
Etant donné toutes ces variables non prises en compte dans leur étude, je me demande comment ce collectif de Réinfocovid ne pourrait pas les connaître et se contenter d’une corrélation superficielle les amenant à leur conclusion ? Ou alors, est-il enfermé dans son système interprétatif et son a-priori (la vaccination ne servirait à rien, ou serait même dangereuse) ?
- Ouest-France. «Pourquoi les variants du coronavirus prospèrent-ils en Afrique du Sud ?... Environ 12 % de la population sud-africaine est séropositive… les personnes dont le système immunitaire est très affaibli subissent une infection prolongée par le Covid-19, parce que leur organisme ne parvient pas à l’éliminer… Selon Martin Blachier, épidémiologiste et spécialiste en santé publique, "le VIH détruit vos lymphocytes D4, qui sont les chefs d’orchestres de votre réponse immunitaire"… Ce dernier ne va pas arriver à se débarrasser complètement du nouveau coronavirus, "qui va se reproduire à bas bruit, contrôlé quand même par un système immunitaire un peu déficient ". Le virus, en changeant son ARN instable, va donc sélectionner une forme lui permettant d’échapper à la réponse immunitaire. "Les organismes des patients immunodéprimés sont donc un peu comme des machines à fabrication de virus plus performants, qui vont ensuite sortir de cette réponse immunitaire, créant ainsi de nouveaux variants ", conclut le médecin. »
- Ce même 30 novembre, Le Monde dénonce « les assertions trompeuses du professeur Perronne… Le spécialiste des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches a pourtant bénéficié d’une tribune d’une vingtaine de minutes, dimanche 21 novembre, sur la chaîne d’extrême droite CNews. L’occasion pour lui de rappeler aux journalistes qu’ils "doivent vérifier les sources de tout ce qu’ils avancent" sur l’épidémie de Covid-19. Un conseil qu’il se garde pourtant bien d’appliquer à lui-même, tant son intervention multiplie les contre-vérités sur les vaccins contre le Covid-19 et la situation épidémique dans le monde. Avec toujours la même mécanique à l’œuvre prisée par les militants antivax pour discréditer les vaccins : données décontextualisées sur les effets indésirables, comparaisons bancales entre pays sur les vaccinés et les non-vaccinés, chiffres manipulés sur les décès parmi les personnes immunisées… » Voici le lien vers l’article du Monde: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/11/30/vaccination-contre-le-covid-19-les-assertions-trompeuses-du-professeur-perronne_6104176_4355770.html
- « Santé publique France fait état de 47 177 nouveaux cas positifs en France ce mardi 30 novembre 2021, un chiffre en hausse de plus de 10 000 cas par rapport à la semaine dernière. De plus, le taux d’incidence dépasse désormais 300 au niveau national… Actuellement, 10 249 patients atteints du Covid-19 sont hospitalisés en France, en hausse de 389 patients par rapport à ce lundi. Parmi eux, 1824 malades sont traitées dans les services de soins critiques, soit 75 patients de plus que la veille… 114 nouveaux décès à l’hôpital ont été rapportés pendant les dernières 24 heures. Le bilan total de la France passe ensuite à 119 130 morts depuis le début de la pandémie. »
L’opposition plaide pour la vaccination obligatoire mais "si on rend le vaccin obligatoire, alors que feront les personnes qui refusent de se faire vacciner ?" questionne un député LRM. "Et bien cela va entraîner des manifestations et des querelles " répond-il. L’enjeu selon lui, est "de ne pas créer de fracture irréparable dans la société, entre les vaccinés et les non-vaccinés".

                                                                                       

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