Décembre 2021


02-12-2021.
- Le Parisien. « Dans le département du Haut-Rhin, les services hospitaliers de Colmar et de Mulhouse ont déclenché ce mercredi leur « plan Blanc », pour faire face à l’afflux de patients atteints du Covid-19 ».
- Le Figaro. « les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) confirment [l’]efficacité [de la troisième dose]
… l’injection du rappel pour les personnes de plus de 60 ans dont le statut complet remonte à plus de 6 mois améliore la protection vaccinale à 95% environ (…) »
- Libération. En Allemagne, « A rebours des promesses de campagne, tous partis confondus, et devant une pression importante sur le système hospitalier, le futur chancelier a annoncé que le Bundestag se pencherait sur la vaccination obligatoire avant la fin de l’année. Il espère une entrée en vigueur en février ou mars. »
« La France préfère convaincre que contraindre… "Alors que les contaminations s’envolent, ces personnes sont en danger et c’est le rôle de l’Etat de les protéger", insiste l’ancien directeur de l’agence Santé publique France François Bourdillon, partisan de l’obligation vaccinale. "Les vacciner est dans leur intérêt individuel et dans celui de la collectivité. Les épidémies de rougeole nous ont appris qu’il suffit d’un reliquat de 13 à 15 % de non-vaccinés pour entretenir les contaminations."… L’obligation vaccinale, on va y aller doucement, pronostique Bourdillon. La Nouvelle-Calédonie a déjà basculé. Mais on doit faire attention à ce qu’une décision brutale provoquerait en Guadeloupe ou en Martinique, où la défiance vis-à-vis des pouvoirs publics est forte. Si les opérations de “Aller vers” échouent, la pression va monter. Le pass sanitaire va se transformer en pass vaccinal dès qu’on ne pourra plus y intégrer les tests
- Jim.fr. « Concernant les libertés individuelles, dans le contexte de l’épidémie actuelle et des mesures qui ont été prises pour tenter de la contenir, la perspective d’une obligation vaccinale suscite des réactions diverses. Certains considèrent que c’est un pas supplémentaire vers un contrôle social des comportements, s’appuyant sur un catastrophisme délétère. Mais d’autres observent que ce serait également la fin de l’hypocrisie que constitue à certains égards le passe sanitaire qui n’est plus pour beaucoup qu’une incitation à la vaccination, voire la possibilité de s’émanciper de cet outil de contrôle que d’aucuns jugent démesuré. »
- L’Obs. En Grèce, « Plus de 500 000 Grecs âgés de plus de 60 ans refusent toujours de se faire vacciner, alors que le pays fait face à une nouvelle vague épidémique… Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré ce mardi 30 novembre que les vaccins contre le coronavirus seraient obligatoires pour les plus de 60 ans, alors qu’il est appelé à mettre en place plus de restrictions pour endiguer la propagation du Covid-19. »
- Le Monde. « En France, deux premiers cas de variant Omicron confirmés en métropole. »
- Ouest France. Jacques Le Goff, professeur émérite des Universités (Droit public, Quimper-Brest)… évoque les limites à la liberté :
« Dans le cas du vaccin et du passe, les limitations reposent bien sur un motif d’intérêt général en étant proportionnées à leur objet. L’idée, invoquée par les opposants, d’un risque excessif et donc d’un abus fait fi de la position très largement majoritaire des scientifiques au profit d’un discours fantasmatique où se mêlent délire et mauvaise foi… C’est grâce à la large proportion des vaccinés que les non-vaccinés peuvent revendiquer cette liberté négative. Si leur pratique dominait, nous serions aujourd’hui plongés dans un nouveau confinement. Ils ne sont provisoirement libres que parce que la majorité s’est montrée responsable… La troisième limite vient de la notion de bien commun… ce bien commun c’est la santé bien sûr mais aussi la préservation des finances solidaires de la Sécurité sociale comme du système hospitalier. Les non-vaccinés seraient plus conséquents s’ils assumaient les conséquences collectives de leur choix : le non-remboursement des soins. La solidarité a un prix. On ne peut pas à la fois jouer selon son caprice et miser sur le filet collectif de la solidarité. »
- Mediapart. Le journaliste Joseph Confavreux écrit un assez long article sur la question des risques pour la démocratie. « Certains récalcitrants au vaccin, actifs ou passifs, minorent son utilité sanitaire. Mais les partisans de l’injection sous pression négligent ses conséquences démocratiques, alors que la nouvelle vague touche des populations inégalement protégées. » Vu la longueur et, à mon avis, l’importance des questions (très difficiles) qu’il pose, je préfère renvoyer à son intégralité : https://www.mediapart.fr/journal/france/021221/vaccination-marche-forcee-antidote-sanitaire-toxicite-democratique https://www.mediapart.fr/journal/france/021221/vaccination-marche-forcee-antidote-sanitaire-toxicite-democratique (mais il n’est plus accessible gratuitement, c’est dommage).

03-12-2021.
- AFP. « En Martinique, le centre hospitalier universitaire (CHU) fortement touché par la pandémie de Covid est au bord de l'implosion après une semaine de conflits sociaux et de barrages qui paralysent l'île…
Pour le directeur adjoint du CHU, Stéphane Bernias, l'épuisement du personnel s'explique par plusieurs facteurs : un absentéisme "qui monte en flèche depuis septembre, passant de 9% à 12%", "un impact de la mise en place du contrôle de l'obligation vaccinale des soignants, avec des gens en droit de retrait ou en grève" et "le contexte social et les barrages qui font que le personnel motivé, encore présent se retrouve en difficulté, en stress". "On arrive aux limites du supportable", estime Yannic Brouste qui souligne que les soignants ne sont pas les seuls à ne pas pouvoir circuler: huit conteneurs de matériel pour l'hôpital sont bloqués au port. "Tout est touché", s'agace-t-il… »
- L’Obs. « Didier Raoult reçoit un blâme de l’Ordre des médecins… Il lui était reproché d’avoir fait la promotion de l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, « sans données scientifiques établies », ce qui s’apparente à du « charlatanisme », avait affirmé la rapporteure de la chambre disciplinaire lors d’une audience le 5 novembre à Bordeaux, dépaysée loin de Marseille… Déposées sur la base de plusieurs signalements initialement effectués par la société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), les plaintes accusaient également le Pr Raoult d’avoir enfreint, par sa communication, l’article 56 du code de déontologie, en « manquant à son devoir de confraternité » envers d’autres médecins… "Ce sont les médecins qui se plaignent de nous, pas les patients », avait-il lancé à l’avocat des plaignants, assurant avoir reçu « plus de 600 000 patients » au sein de l’IHU durant la crise sanitaire, « sans aucune plainte » de leur part." »
Je n’ai aucune compétence pour juger du traitement qu’il utilisait, mais on doit se rappeler du début de l’épidémie où on demandait aux personnes atteintes d’attendre chez elles ! Il faut aussi reconnaître qu’il a insisté sur le dépistage et a reçu beaucoup de malades. Après, son caractère, son discours disqualifiant nombre de ses confrères, ses propos longtemps flous sur la vaccination (avant de la soutenir partiellement)… n’ont pas été en sa faveur, d’autant que son avocat est connu pour ses prises de position antivax.
- L’Express. « Une étude de scientifiques sud-africains révèle ce vendredi que le risque d'attraper une nouvelle fois le Covid-19 est accru avec le variant Omicron. Ces travaux se fondent sur l'analyse de 35 670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d'individus ayant été testés positifs en Afrique du Sud. Entre le 1er et le 27 novembre, le risque de réinfection constaté était trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux variants Bêta et Delta… "Nous pensons qu'une infection antérieure ne protège pas contre Omicron", avait… déclaré Anne von Gottberg, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD)… Selon les premières observations, les personnes re-contaminées par ce variant présentaient toutefois souvent des symptômes moins graves, a précisé la scientifique. Les vaccins, eux, devraient rester efficaces contre les formes graves de la maladie, a-t-elle par ailleurs estimé. Mais la majorité des experts restent pour le moment largement prudents sur le sujet. »
- France 5. L’émission « C ce soir » d’hier recevait Najat Vallaud-Belkacem, directrice de ONE France, Anne Senequier, co-directrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l'Institut IRIS, Isabelle Defourny, médecin, Yann Basire, directeur France du CEIPI, Gérard de Pouvourville, économiste de la santé. Le débat portait sur la question de la suppression ou non des brevets pour les vaccins anti-covid, nécessaire selon notamment Najat Vallaud-Belkacem afin que les pays pauvres puissent plus facilement les avoir ; impossible en raison de la législation actuelle selon Yann Basire. Il y aurait maintenant suffisamment de doses mais quelle est la responsabilité des pays riches et surtout des laboratoires, ces derniers pointés du doigt par Vallaud-Belkacem ? Isabelle Defourny, à partir de son expérience dans les pays d’Afrique estime que les interventions doivent être ciblées, le problème de la covid n’étant pas toujours prioritaire en raison d’autres pathologies dominantes. Les opinions étaient donc diverses mais bien étayées étant donné la compétence des intervenants, tous étant en tout cas d’accord sur l’importance de la vaccination. Débat de bonne tenue et sans aucune animosité, comme c’est souvent le cas dans cette émission.

04-12-2021.
-
 Je lis dans le Journal des psychologues de novembre (n° 2021) un article sur « la prématurité en temps de pandémie », sujet très peu abordé. La psychologue en néonatologie, auteure de l’article, parle d’une situation où la mère, d’origine étrangère et ne parlant pas français, a dû avoir une césarienne avant terme, ayant le covid et placée en réanimation. Le père avait aussi le covid mais de façon moins prononcée. Le bébé a été isolé, les relations premières avec ses parents étant donc impossibles. La psychologue a donc effectué un va-et-vient entre le bébé et les deux parents (en vidéo pour le père), parlant à chacun, même si elle savait ne pas être comprise par le bébé et par la mère (en coma artificiel). Au réveil de celle-ci, son bébé lui a été présenté mais elle a dit que ce n’était pas le sien. Il a donc fallu l’intermédiaire du père pour que la réunion des trois se fasse. La réflexion de la psychologue porte sur : le bébé qui n’entend plus la même langue (celle du personnel soignant) que lorsqu’il était in utero ; la mère qui n’a pu vivre l’accouchement et qui se réveille le « ventre vide », ne pouvant donc reconnaître cet enfant qui apparaît à l’extérieur d’elle ; le père qui, par la langue commune avec la mère et entendue antérieurement par le fœtus, peut renouer le lien.
- Notons au passage que Le Journal des psychologues a consacré plusieurs articles et dossiers à la Covid 19, à son impact sur les populations, au rôle qu’ont tenu les psychologues : aide aux équipes d’hôpital, écoutes téléphoniques, poursuite des thérapies par vidéos, etc… ( taper covid 19 dans la fenêtre de recherche du Journal : https://www.jdpsychologues.fr/ )

05-12-2021.
- Le Monde. A Colmar, Le docteur Christopher Schlier, anesthésiste-réanimateur : « Jeune, sans comorbidité, sans antécédent, il est musclé, il n’est pas obèse, regardez, insiste le médecin allemand, à l’hôpital de Colmar depuis 2005. On a trois malades jeunes comme ça, qui ne sont pas vaccinés. Ils ont décompensé en quarante-huit heures ! »
« On est tous en colère », répète-t-il, à propos de ces patients non vaccinés, qui représentent la quasi-totalité – quatorze sur seize – des admis dans les services de réanimation du centre hospitalier. Pour lui comme pour ses collègues, ce sont des hospitalisations évitables, la promesse de séquelles à la sortie, des places prises à d’autres patients, des drames à vivre pour les familles… "C’est dur, parfois, de trouver un sens", dit un autre réanimateur. »
- Ouest-France. « En Belgique, un rassemblement baptisé Acte 2, Marche pour la liberté a été marqué par des affrontements entre la police et les manifestants. Les forces de l’ordre ont dénombré 8 000 participants. »
- La Provence. « Les contaminations en hausse de 71 % en Paca… La circulation du Sars-cov2 continue de progresser à vitesse grand V cette semaine : au niveau national, le taux d'incidence atteint 311 cas pour 100 000 habitants (+ 61 % par rapport à la semaine dernière) et dépasse 600 chez les 6-10 ans, indique Santé Publique France dans son dernier bilan hebdomadaire. Les données de séquençage confirment la quasi-exclusivité du variant Delta : au 3 décembre à 8 heures, le variant Omicron n'avait été détecté que dans douze prélèvements… Selon des données nationales, entre le 1er septembre et le 30 novembre, 76% des patients de moins de 65 ans hospitalisés en réanimation n'étaient pas vaccinés ou l'étaient incomplètement. Parmi les patients de plus de 65 ans hospitalisés en réanimation, 34% étaient vaccinés, mais ceux qui avaient reçu une dose de rappel ne représentaient que 1,4% des cas. »
- Témoignage chrétien. « Entretien avec Olivier Jourdain, chirurgien gynécologue, auteur de l’essai Enquête au pays des antivax, paru le 12 mai chez Plon… Pour faire court, depuis leur origine, les antivax sont "antisystème". Ces mouvements trouvent leurs ressorts actuels dans les réseaux sociaux, où circulent facilement de fausses informations. Ainsi, les poursuites judiciaires des années 1990-2000 sur les effets indésirables de vaccins, qui n’ont jamais permis d’établir sur un terrain médical la responsabilité d’un vaccin, servent toujours d’argument aux antivax… Hésitant vaccinal ne veut pas dire antivax. Se poser des questions n’est pas une mauvaise chose. Paradoxalement, rendre de nouveaux vaccins obligatoires chez le nourrisson en 2018 a permis de renforcer sensiblement la couverture vaccinale ; des parents hésitants ont été rassurés par l’obligation vaccinale elle-même… Certains vaccins protègent contre une maladie peu risquée ; on peut douter de leur nécessité. Avec le Covid-19, moins de huit jours après le contact, on est malade. L’épidémie est présente, le risque clairement perçu, et les hésitants sont vite convaincus. Vu la situation, je ne pense pas que les "véritables" antivax suffisent à contrarier la campagne actuelle.»
- LCI. « Le très controversé professeur Perronne a regretté ce vendredi que le vaccin contre le Covid-19 "n'empêche pas la transmission", soulignant que cela était une première "depuis Pasteur". C'est faux… Il faut savoir qu'il existe deux types d’immunité. La première est l'immunité dite "stérilisante". But ultime de la recherche médicale, elle prévient toute infection de l'organisme par le pathogène et permet donc l'éradication du virus. Comme nous l'expliquions déjà ici, c'est ainsi que la variole a disparu officiellement depuis mai 1980. La rougeole fait aussi partie de ces maladies contre lesquelles l'humanité lutte grâce à un vaccin à l'immunité stérilisante. Néanmoins, la liste de ces produits super efficaces s'arrête ici. Car la plupart des vaccins ne procurent qu'une immunité dite "effective". Celle-ci protège contre les symptômes les plus graves d'une maladie sans empêcher le virus d'entrer dans l'organisme. Ce qui ne les rend pas pour autant inefficaces. "Avec ces vaccins, le système immunitaire contient suffisamment l'agent pathogène pour prévenir la maladie, mais celui-ci peut persister dans l'organisme et potentiellement infecter d'autres personnes", comme le résumait Dawn Bowdish dans les pages du magazine américain Scientific American. C'est le cas pour l'hépatite B, les oreillons, ou encore la grippe. Contrairement à ce que l'on peut penser, la majorité des vaccins n'empêchent donc pas la diffusion d'un virus dans la population. Pire encore, certains vaccins accélèrent sa diffusion ! Le magazine américain de vulgarisation scientifique cite ainsi l'exemple des vaccins contre la coqueluche. S'ils permettent de lutter contre les formes graves, ils entraînent "la réplication du microbe dans les voies respiratoires supérieures". "La transmission asymptomatique peut donc être un moteur majeur de la résurgence de la coqueluche dans les populations hautement vaccinées", d'après les modélisations d'une équipe de l'Institut Pasteur de Lille. Pas de quoi faire tourner Louis Pasteur dans sa tombe. Car malgré tout, l'introduction des vaccins contre la coqueluche en 1959 a fait chuter le nombre de cas de manière "spectaculaire". Et a permis d'éviter 1,3 million de décès dans le monde, selon une estimation de l'OMS qui remonte à 2001. »

07-12-2021.
- L’Express. « La Chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins de Nouvelle-Aquitaine justifie sa décision ce mardi : elle a infligé un blâme au professeur Didier Raoult…
"Le professeur Raoult a, au travers de différents médias et notamment sa propre chaîne au sein du média YouTube, donné des informations qui ne s'appuyaient sur aucune donnée confirmée, sans faire preuve de la prudence nécessaire alors qu'ont existé très rapidement de profondes incertitudes sur les traitements appropriés au Covid-19", a détaillé l'instance basée à Bordeaux, où l'audience avait été dépaysée loin de Marseille. La chambre considère ainsi que le directeur de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) de Marseille a enfreint l'article 12 du code de déontologie, qui oblige les médecins à communiquer avec "prudence" auprès du grand public et sur la base de "données" scientifiques "confirmées"… En revanche, l'instance n'a pas retenu les accusations de "charlatanisme" et jugé que le "Pr Raoult n'a fait courir à ses patients aucun risque injustifié en prescrivant l'hydroxychloroquine aux doses habituellement préconisées".»
« L'épidémiologiste Mahmoud Zureik appelle à un "plan Marshall" avec des mesures structurelles pour nous préserver durablement du Covid… "Nous avons toujours dit que le virus circulait à l'école comme dans le reste de la société, mais maintenant, la circulation virale s'y trouve particulièrement forte… Nous restons dans la gestion à la petite semaine, alors que nous savons désormais très bien comment ce virus se transmet - par aérosols. Le point essentiel, c'est l'aération, dans laquelle il faudrait investir massivement, dans les écoles bien sûr, mais aussi dans les transports en commun, les bars et les restaurants, et plus généralement dans tous les lieux clos accueillant du public. Avec l'aide de l'Etat, les restaurants pourraient par exemple installer des capteurs de C02 pour s'assurer de la qualité de l'air, et réaliser les travaux nécessaires en cas de problème. Il faut un plan global, et cela se prépare dès maintenant. Cela réduirait les contaminations par le Covid, tout en offrant aussi un effet positif contre d'autres virus respiratoires, et même contre de nombreuses maladies chroniques, dont on sait qu'elles sont aggravées par la pollution de l'air, y compris de l'air intérieur."»
- Ouest-France. « La vaccinologue Sarah Gilbert, co-créatrice du vaccin Oxford-AstraZeneca, prévient dans une interview à la BBC qu’une prochaine pandémie pourrait être « pire » que le Covid-19. Elle appelle à investir dans la recherche pour être mieux préparés à cette éventualité. »

09-12-2021.
- AFP. « L'Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré jeudi que les doses de rappel du vaccin contre le Covid-19 pouvaient être administrées de façon "sûre et efficace" trois mois seulement après la dernière injection, alors que jusqu'ici elle avait recommandé d'attendre six mois. »
- Libération. « Il arrive que certains patients faux vaccinés admis en réanimation soient démasqués, ou finissent par admettre l’origine frauduleuse de leur pass.
Mais les médecins ont peu de moyen de connaître le véritable statut vaccinal des personnes prises en charge… comme nous le relate le professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches : "Nous avons malheureusement une patiente relativement jeune – 57 ans – qui est récemment décédée, qui était censée être vaccinée… Finalement, son mari nous a avoué qu’effectivement, elle n’était pas vaccinée, et qu’un médecin lui avait fait – pour 200 euros en argent liquide – un certificat de vaccination." Le mari qui, lui, était vraiment vacciné, envisagerait de déposer plainte contre le médecin en question… lorsque le certificat de vaccination frauduleux est édité par un médecin, "le patient figure comme vacciné, et il est comptabilisé comme tel dans les statistiques d’entrée en réa, explique Clouzeau. Dans ce cas, il n’y a pratiquement aucun moyen de savoir ce qu’il en est vraiment."
- L’Express. « Les hospitalisations en soins critiques augmentent particulièrement chez les plus de 60 ans… l'injection du rappel pour les personnes de plus de 60 ans dont le statut complet remonte à plus de six mois améliore la protection vaccinale à 95 % environ (...) en hospitalisation conventionnelle comme en soins critiques". Soit un gain d'environ 15 points (voire près de 20 pour les 80 ans et plus) par rapport à une population vaccinée depuis plus de six mois mais sans rappel. Cela signifie aussi qu'une personne ayant reçu une dose de rappel a vingt fois moins de risques d'être hospitalisée qu'une personne non vaccinée… Il y a… 35% de personnes de plus de 65 ans en réanimation qui sont doublement vaccinées. Ces personnes doivent faire un rappel", a constaté l'infectiologue Anne Crémieux sur France info mercredi matin… Les non-vaccinés représentaient … 76% des moins de 65 ans hospitalisés en raison du Covid-19 depuis le 1er septembre 2021. »
- Le Monde. « Le variant Omicron peut contourner les défenses vaccinales. Les premières données expérimentales, dont celles du pionnier des vaccins à ARN messager BioNTech, montrent que deux doses devraient être insuffisantes pour contrer l’infection. Les résultats sont plus encourageants avec trois doses. »

11-12-2021.
- Jim.fr. « Confirmation de l’extrême rareté des myocardites après vaccin anti Covid à ARNm…
Cette étude de cohorte qui porte sur 2,5 millions de patients adultes vaccinés en Israël par le Pfizer–BioNTech confirme l’extrême rareté de la myocardite post-vaccinale, son incidence globale étant estimée à 2,13 cas pour 100 000 sujets. Elle est maximale chez les jeunes adultes ou adolescents de sexe masculin (16-29 ans). Dans la quasi-totalité des cas (98 %), il s’agit de formes de gravité légère ou intermédiaire dont l’évolution est le plus souvent favorable. L’incidence de cette complication chez les sujets plus jeunes, enfants et adolescents, mérite d’être précisée dans les études de phase IV qui démarrent dans les pays où la vaccination des 5-11 ans est désormais recommandée ou imposée. »
« Selon une enquête conduite par le JIM… les professionnels de santé privilégient la piste de l’obligation vaccinale pour lutter contre la vague épidémique actuelle… En revanche, les autorités continuent à se montrer plutôt hostiles vis-à-vis de l’obligation vaccinale… En revanche, nos lecteurs se montrent nettement plus mitigés vis-à-vis des mesures "discriminatoires" contre les non-vaccinés tels que celles prises par exemple en Allemagne, en Autriche ou en Italie. Ainsi, seulement 10 % des répondants optent pour un confinement des non-vaccinés, mise en place pour la première fois en Autriche (et abandonné depuis) et 15 % pour un passe vaccinal. »
- L’Express. « Avec seulement 40% de sa population entièrement vaccinée, la Russie est à la traîne alors qu'elle était la première nation à enregistrer un vaccin contre le Covid-19… Discours politiques incohérents, nombre de doses insuffisantes, défiance de la population. Autant de raisons qui expliquent que la machine à vacciner russe se soit enrayée. De son côté, le virus a poursuivi sa course: troisième pays le plus meurtri au monde, la Russie comptabilisait 520 000 morts fin octobre, selon l'agence des statistiques Rosstat… En Russie, la population ne fait pas confiance au gouvernement qui la dirige. C'est un constat que l'on peut dresser dans tous les anciens pays soviétiques… Ce qui est dommage, c'est que les gens continuent de croire que les vaccins arrêtent ou empêchent la transmission du virus. Une fois le certificat de vaccination obtenue, ils voyagent en pensant qu'ils sont protégés. Et par exemple, ils vont transporter le virus jusqu'en Afrique du Sud, Pays-Bas, ou France. C'est vraiment dommage que les gens ne comprennent pas que le vaccin ne protège pas de la transmission du virus. (interview du professeur Vasily Vlassov, épidémiologiste et ancien conseiller de l'Organisation mondiale de la santé)»

12-12-2021.
- L’Express. « Certains spécialistes mettent en garde. "Certaines nouvelles du front ne sont pas bonnes concernant Omicron, sa propagation est fulgurante,
laissant redouter une nouvelle vague de très forte ampleur peu après la 5ème vague", a écrit sur Twitter l'épidémiologiste Antoine Flahault… En Angleterre, "30% des cas signalés à Londres sont du variant Omicron" qui a été identifié dans le pays il y a seulement quinze jours. Le variant se propage d'une façon qui fait que même ceux qui sont doublement vaccinés sont susceptibles de "se retrouver malades, infectés et potentiellement hospitalisés", a souligné le ministre… Les experts de la London School of Hygiene and Tropical Medicine soulignent que le rappel vaccinal offre une protection supplémentaire contre Omicron, ce qui permettrait de réduire les hospitalisations et les décès dans le pays. Et face à ce variant, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé mercredi un durcissement des restrictions, avec par exemple le retour au télétravail et l'introduction du passeport vaccinal pour certains grands rassemblements en Angleterre. Reste à savoir si de nouvelles restrictions seront nécessaires en France face à Omicron, dans les prochaines semaines. »
- Jim.fr. Par le Pr Dominique Baudon, Professeur du Val-De-Grâce : « La vaccination nous protège contre les formes sévères et graves de Covid-19 (protection de 90 à 95 % avec les vaccins utilisés en France). C’est la meilleure arme pour éviter les décès, les hospitalisations et l’éventuelle saturation des services de réanimation. Aujourd’hui plus de 90% des sujets en réanimation sont non vaccinés et les sujets vaccinés en réanimation sont le plus souvent immunodéprimés. La vaccination limite la circulation du virus et le nombre de cas de maladies. La vaccination n’évite pas d’être infecté, mais diminue d’environ 50 % le risque d’infection… Une immunité dite « hybride » associe l’immunité naturelle à l’immunité vaccinale ; elle apparaît chez des sujets qui après avoir été malades de la Covid-19 ont été vaccinés. Dans une étude parue au mois de juin 2021, des chercheurs américains ont montré que cette immunité "hybride" est « extrêmement efficace » et qu’elle permet de ne plus quasiment transmettre le virus… L’objectif principal devrait être de vacciner ceux qui ne le sont pas encore (6 millions dans la population cible des 12 ans et plus, dont surtout environ deux millions de sujets âgés et/ou à risque lié aux comorbidités)… Les enfants (< 12 ans) sont moins infectés que les adultes et moins transmetteurs. Les formes clinique sont rares, les cas graves et décès exceptionnels. Une étude chinoise dont les résultats ont été récemment présentés sur jim.fr a montré un taux d’attaque plus de dix fois moindre et surtout que la contamination se fait essentiellement dans le sens adultes vers enfants … Il faut instaurer le passe vaccinal. Il permettra aux seuls sujets complètement vaccinés de se rendre dans les lieux soumis aujourd’hui au passe sanitaire. Cela limitera encore plus la circulation du virus et surtout évitera le risque pour des sujets non immunisé d’être contaminé par un sujet vacciné. Cela évitera le confinement des sujets non vaccinés. Le virus circulera encore longtemps et il n’est pas envisageable d’arrêter sa circulation. Même avec une couverture vaccinale maximale de la population, sachant que le taux d’efficacité des vaccins est d’environ 90 à 95 %, le virus continuera à circuler. Mais cela aura aussi des conséquences positives avec la relance de l’immunité. »

17-12-2021.
- Libération. « Dans un tweet citant des chiffres émanant du Danemark, l’épidémiologiste Martin Blachier explique que le variant "sélectionne les vaccinés". Sur CNews, le journaliste Praud en conclut qu’omicron "toucherait davantage les triples vaccinés"… Sachant, comme cela semble se confirmer, qu’omicron a tendance à échapper à l’immunité vaccinale, il n’est pas forcément étonnant qu’il soit davantage présent que les autres variants (en proportion) chez les personnes vaccinées…
Quand on rapporte, à partir des mêmes chiffres danois, le risque d’être infecté par omicron pour 1 million de personnes de chaque catégorie, les vaccinés avec rappel (233 cas) ont quasiment deux fois moins de risques que les non-vaccinés (408 cas). Ce n’est pas le cas, toutefois, des vaccinés sans rappel (816 cas pour 1 million), qui semblent avoir deux fois plus de risques d’être contaminés que les non-vaccinés et quatre fois plus que les vaccinés avec rappel… Pour Mahmoud Zureik, [épidémiologiste], "les données, en l’état, sont trop parcellaires et insuffisantes. Il n’y a aucune information sur des caractères importants comme l’âge, le sexe, et la localisation géographique. Par ailleurs, quand vous avez un nombre relativement faible de cas, le poids d’éventuels clusters est important". Bref, "ces informations ne permettent de conclure ni dans un sens ni dans un autre, et elles ne sont pas publiées dans cet objectif. De vraies études sont nécessaires". »
- Le Monde. « Le Comité d’éthique juge "acceptable" la vaccination des 5-11 ans, au nom du bénéfice individuel pour les enfants. Le CCNE réclame des filières de vaccination spécifiques et écarte "toute contrainte", en particulier l’imposition d’un passe sanitaire pour les enfants… les enfants de 6-10 ans, qui présentent le taux d’incidence le plus élevé, n’en restent pas moins un vecteur essentiel de circulation du virus. "La couverture vaccinale des enfants pourrait réduire considérablement les cas d’infection", souligne l’avis du CCNE… la vaccination des adolescents, lancée cet été, a livré de précieuses informations. Le niveau des hospitalisations chez ces derniers a diminué cet automne, comparé à l’automne 2020. A l’inverse, il est resté identique chez les jeunes enfants. En outre, les fermetures de classes et d’établissements sont infiniment plus nombreuses dans les écoles que dans les collèges et lycées. »

18-12-2021.
- Jim.fr.
Un article un peu long qui cite les avis de Natacha Polony (directrice de rédaction de Marianne), Samuel Fitoussi (consultant dans le domaine de l’éducation) , Mathieu Slama (essayiste), Danièle Dehouve (anthropologue), Martin Blachier (épidémiologiste), au sujet de la situation épidémique et des mesures prises récemment. Sont questionnés : le statut de boucs émissaires des non vaccinés, l’utilité réelle du passe sanitaire et du masque dans les écoles, la démocratie mise à mal… Faut-il donc, puisque nous sommes dans un recommencement permanent, décider de revenir à la normale et arrêter les contraintes ?
Les réactions à l’article sont plutôt négatives, reprochant à ces « raisonneurs » d’être loin de la réalité des services de réanimation, des reports de soins, et de la situation psychologique des jeunes qui ont transmis le virus à leurs proches, reprochant également à ces discours de ne rien proposer pour arrêter l’épidémie.
Article qui pose à mon avis des questions importantes mais qui sont en elles-mêmes cornéliennes.
Lien vers l’article, sans oublier de lire les nombreuses réactions:  https://www.jim.fr/medecin/jimplus/posts/e-docs/covid_et_si_nous_etions_les_seuls_a_pouvoir_en_finir_avec_ce_jour_sans_fin__190432/document_jim_plus.phtml?reagir=1#article-reactions (accessible aux seuls inscrits à Jim.fr).

19-12-2021.
- L’Express. « Face à la flambée de l'épidémie, à quelques jours de Noël, les pays européens ont enclenché diverses mesures de restrictions allant du passe vaccinal au confinement. »

« Les Néerlandais vivront des fêtes de Noël sous cloche alors que le nombre de contaminations reste élevé, tiré par le variant Omicron qui se propage sur le territoire… une cinquantaine de morts par jour dans ce pays de 17 millions d'habitants. Comment expliquer une telle flambée de l'épidémie dans un pays où 73% de la population dispose d'un schéma vaccinal complet ? Alors que plus de 50% de la population était entièrement immunisée en juillet, cette protection a perdu en efficacité au fil des mois et la campagne de rappel a mis du temps à s'enclencher : moins de 9 % des adultes ont reçu un rappel, l'un des taux les plus bas d'Europe. Par conséquent, l'exécutif a décidé de passer la seconde sur ce volet. Le ministre néerlandais de la Santé a annoncé cette semaine une "accélération maximale" de la campagne de rappel de vaccins pour tous les adultes qui le souhaitent d'ici à la seconde quinzaine de janvier… Autre paramètre à prendre en compte, la population néerlandaise s'est aussi relâchée au niveau des mesures de distanciations selon Carl Moons, épidémiologiste au Centre médical Universitaire d'Utrecht. .. "Plus personne ne respecte la distanciation sociale ou le port du masque, et il est difficile pour les autorités d'effectuer suffisamment de contrôles." »
- La Provence. « la réa approche 3 000 cas, plus de 50 000 cas par jour. »

20-12-2021.
- AFP. « Le régulateur européen a donné son feu vert lundi au vaccin contre le Covid de Novavax, tandis que les avertissements se multiplient, aux Etats-Unis et en Europe, face à la progression du variant Omicron particulièrement contagieux
… Novavax utilise une technologie plus classique que celles employées pour les vaccins autorisés précédemment, ce qui pourrait selon la firme américaine réduire le scepticisme parmi les non-vaccinés. A l'instar de vaccins infantiles déjà largement utilisés, il s'agit d'un vaccin dit "sous-unitaire", à base de protéines qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus… Plusieurs pays européens, dont le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Espagne, le Portugal ont déjà étendu la vaccination aux enfants. En France, les autorités sanitaires ont donné lundi leur feu vert et le gouvernement espère proposer cette vaccination à partir de mercredi… La mobilisation contre les mesures anti-Covid se poursuit aussi, comme en Belgique, où une marche contre la vaccination et le certificat sanitaire a rassemblé plusieurs milliers de personnes dimanche à Bruxelles. La pandémie a fait au moins 5,35 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP lundi. »
- L’Express. « Depuis le 4 décembre : le nombre de primo-injections a progressé de 13,54%. Ce qui n'est malgré tout pas suffisant pour espérer voir le bout du tunnel. "Au rythme actuel (moyenne des 14 derniers jours), on aurait vacciné avec au moins une dose l'ensemble de la population éligible (plus de 12 ans) le 31 août 2022", note Covidtracker… Ce retard dans la vaccination des plus âgés place la France à la 15e place des pays de l'UE en la matière. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)… Le Portugal, l'Irlande et l'Islande obtiennent quant à eux 100% de vaccinés chez les plus de 60 ans. L'Espagne 98%, la Belgique 94%. Sans passe vaccinal, ni même pour certains, passe sanitaire… Passer à l'obligation vaccinale n'aurait pas forcément plus d'effet que la politique actuelle", confie Jocelyn Raude, chercheur en psychologie sociale à l'Ecole des hautes études en santé publique, au journal Le Monde. En définitive : vacciner 100% de la population, pourrait bien ressembler à une course aux chimères. »
- Ouest-France. « 182 000 faux passes sanitaires générés en France, selon un nouveau bilan. »

21-12-2021.
- Le Figaro. En Afrique du sud « la plupart des hospitalisations sont des personnes non vaccinées, et si les enfants ont pu être un peu surreprésentés au début, ils ont rapidement reculé pour laisser place aux plus âgés.
Faut-il y voir un effet du début de l’été austral, de la pyramide des âges ou du type d’immunité acquise ? Toujours est-il qu’au Royaume-Uni, pays proche de la France sur tous ces plans, les premières admissions à l’hôpital dans des populations non vaccinées augmentent à un rythme analogue aux vagues précédentes… les vaccins actuels ont vu leur efficacité amoindrie face aux multiples mutations d’Omicron : avec deux doses de vaccin à ARN (Pfizer ou Moderna), elle chute à 40% contre les formes symptomatiques et 80% contre les formes graves, mais pourrait remonter à 86% et 98% après la troisième dose, selon Santé publique France. Pour couronner le tout, Omicron a une capacité à réinfecter après un premier Covid cinq fois supérieure à Delta, selon une étude de l’Imperial College London ».
- Le Monde. « La vaccination des 5-11 ans divise les parents. »
- Ouest-France. « Les personnes hostiles à la vaccination affirment qu’une majorité de patients accueillis à l’hôpital pour cause d’infection au Covid-19 sont vaccinés. La preuve, selon eux, que le vaccin est inutile, ou a minima peu efficace. Mais là encore, pour appréhender cette question du ratio vaccinés/non vaccinés admis en centre hospitalier voire en réanimation, il convient de comparer à population égale et non en valeur absolue.
Et les chiffres de la Drees le démontrent une fois de plus, le risque d’être hospitalisé est aujourd’hui près de trois fois supérieur lorsque l’on n’est pas vacciné. Le risque d’être pris en charge en soins critiques apparaît pour sa part quatre fois supérieur… Et puis si l’on doute des chiffres, on peut aussi écouter – sauf à douter de leurs propos – les médecins qui travaillent en centres hospitaliers actuellement. Pas plus tard que lundi matin chez nos confrères de France Info, Jean-Paul Stahl, infectiologue et professeur émérite au CHU de Grenoble, comptabilisait : "Hier dans mon CHU, sur les huit personnes hospitalisées en réanimation, sept n’étaient pas vaccinées". Le président de l’association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux, indiquait trois jours plus tôt sur BFMTV qu’à l’heure actuelle, "80 % des malades qui sont en réanimation sont des malades non-vaccinés". La semaine passée, c’est le docteur Hugues Georges, responsable d’un service de réanimation débordé au CHU de Tourcoing, qui précisait à nos confrères de La Voix du Nord que les deux tiers de ses patients (une douzaine) sont des cas Covid-19, la plupart étant non vaccinés. Et de conclure son propos : "Ceux qui réchappent d’une forme grave nous disent : Si j’avais su". »
- Hier, sur la 5, à l’émission « C dans l’air », les spécialistes médicaux insistaient sur l’utilité de la vaccination face au nouveau variant comme au Delta. Un des petits reportages disait que l’Ardèche avait un grand nombre de personnes non vaccinées et donnait la parole à deux opposants au vaccin : l’une disait qu’elle croyait que le destin décidait du moment de la mort, un autre préférait prendre du zinc. Ce qui m’amène à quelques réflexions personnelles.
Hors ce reportage, il me semble que les principales raisons invoquées sont les suivantes:
Ceux qui croient au destin : si c’est mon heure…
Ceux qui épousent les thèses complotistes (virus créé exprès à des fins de domination, soumission des gouvernements aux labos multinationaux, etc…).
Ceux qui ont peur du vaccin car on n’aurait pas suffisamment de recul par rapport à des effets secondaires ultérieurs .
Ceux qui misent sur leurs défenses naturelles, en prenant des compléments alimentaires.
Ceux qui n’acceptent pas qu’on leur dicte ce qu’il faut faire et/ou vivent la vaccination comme une atteinte à leur intégrité corporelle.
Ceux qui estiment que ces mesures sont liberticides.
Souvent plusieurs de ces raisons se combinent. Evidemment elles sont à la fois d’ordre culturel, social, psychologique. Et je ne pense pas que les 5 à 10% de la population qui refusent la vaccination l’accepteront un jour, étant donné leurs profondes convictions. Mais sait-on jamais ? Certains changent d’avis quand ils sont eux-mêmes hospitalisés ou si un de leurs proches se retrouve en réanimation ou décède.
Ce que l’on entend ces jours-ci c’est que de nombreux soignants sont en colère devant la majorité de non vaccinés qui arrivent à l’hôpital, certains en réanimation, provoquant une surcharge de travail et empêchant que d’autres pathologies urgentes puissent être traitées. C’est à mon sens l’argument majeur pour la vaccination.
Mais, connaissant les ressorts psychologiques et psychosociologiques des certitudes et croyances, je comprends les mécanismes de ces oppositions, dont le plus courant est le déni : ça ne peut m’arriver, ce qui se dit sur la dangerosité du virus est faux, on nous ment… Dans cette situation de pandémie, le déni, qu’il soit principal ou secondaire dans les motivations, doit scotomiser le raisonnement qui peut sembler a priori le plus évident, étant donné ce qui est constaté dans le monde entier : comment avoir moins peur d’un virus qui peut tuer, et qui tue, qui provoque l’engorgement des services hospitaliers, occupant les personnels aux dépens d’autres soins importants, que d’un vaccin qui à ce jour n’a entraîné que très peu de cas graves sur les millions, voire maintenant les milliards d’injections, tous vaccins anti-covid confondus ? Sauf à s’appuyer sur des affirmations des réseaux sociaux qui prétendent que les vaccins seraient plus dangereux que le virus. Le déni est utile à la personne, il est une réassurance (comment vivrait-on si, tout en sachant qu’elle existe, on ne déniait pas fondamentalement la mort ?), mais il peut aller parfois à l'encontre de l'intérêt commun. On ne peut cependant pas faire grand chose contre lui puisqu'il est une défense essentielle, présent chez chacun de nous vis-à-vis de réalités différentes selon de multiples facteurs (personnels, culturels, sociaux, historiques...).

23-12-2021.
- La Croix. « En Guadeloupe… une vague de violences touche le centre hospitalier, en crise depuis la loi du 5 août 2021 sur l’obligation vaccinale des soignants
. On ne compte plus les médecins et aides-soignants non grévistes agressés, caillassés, menacés, parfois par un fusil braqué sur la tempe… Plus que le préfet, ou la directrice de l’agence régionale de santé, [le directeur du CHU] est l’homme à abattre, le "traître" de l’île où il est né en 1960. Sur son téléphone, défilent les menaces de mort. […] Chaque fois, il dépose plainte. »
- L’Express. « Berceau de la pandémie, la Chine a réussi à contenir le virus à quelques dizaines de cas par jour, selon les chiffres officiels, grâce à une stratégie "zéro Covid" extrêmement agressive : longues quarantaines obligatoires à l'arrivée, confinements ciblés, dépistages massifs, applications mobiles de suivi des déplacements ou encore limitation drastique des vols internationaux... Le gouvernement chinois a utilisé de nombreux outils… »
- Le Monde. « Les pays d’Afrique multiplient les restrictions pour freiner Omicron. En Afrique du Sud, le nombre quotidien de nouveaux cas semble amorcer un déclin. Mais le variant continue de gagner d’autres pays sur le continent. »
- Marianne. Liste des conditions favorables à un risque plus faible d’être contaminé : aller au musée plutôt qu’au bar ; vivre sans enfants ; être en télétravail ; être du groupe sanguin 0 ; ne pas avoir certaines anomalies génétiques. »
- Mediapart. Par YVES FAUCOUP, chroniqueur : « Sur France Inter lundi soir dans l’émission Le téléphone sonne, Pierre, anesthésiste réanimateur, exprimait sa lassitude
qui résume tout : quand on regarde les chiffres, aujourd’hui 70 % des personnes hospitalisées sont non vaccinées, dans les 30 % [restants], 15 % sont des immunodéprimés c’est-à-dire qu’ils n’ont pas réagi au vaccin, qui sont de ce fait physiologiquement parlant à classer du côté des non vaccinés et 15 % où on trouve les facteurs de risque. (…) Six millions de non-vaccinés c’est un réservoir suffisant pour mettre le système par terre, d’autant qu’il est épuisé. On est en train de sacrifier, de détruire une génération de soignants, avec une perte de sens totale, parce que quand vous voyez les gens se dégrader, dix jours, une semaine avant, et vous vous dites, ça y est, ça va partir aux tubes, et vous savez qu’ils vont mourir, et vous n’avez aucune possibilité de changer le cours des choses. Vous avez non seulement des heures de travail sans compter, un sentiment d’inutilité total, et quand vous discutez avec ces non-vaccinés, ils ont des arguments qui sont totalement incompréhensibles et en plus ils se permettent d’être arrogants, agressifs, en nous disant qu’on est juste là pour ça. Pour moi, la question n’est pas de savoir si, mais quand l’obligation vaccinale sera décidée pour l’ensemble de la population, c’est une question de santé publique… Ce n’est pas normal que 10 % de la population prenne en otage la totalité d’une économie, d’un pays, d’un continent. Benjamin Davido, infectiologue : On n’avait jamais relevé, chez les soignants, autant d’agacement envers certains soignés, qui ont délibérément refusés la protection du vaccin. Et en plus, parmi eux, des très agressifs, au point que dans certains services ont a mis en place des psychologues. Au même moment, des malades ne bénéficient pas des interventions médicales et chirurgicales qui leur sont pourtant nécessaires, d’autres, d’eux-mêmes, ne sollicitent pas les soins auxquels ils ont droit, pour ne pas déranger… Les critiques à l’encontre de la gestion de la crise par le pouvoir sont plus que fondées, mais à terme, dans la situation présente, on risque de trouver une majorité qui désavouera les antivax et finalement accordera au gouvernement le satisfecit d’avoir fait au mieux. L’avenir du mouvement social risque d’être très impacté par les apprentis-sorciers qui ont vu une dictature lorsqu’il s’agissait de se prémunir contre une pandémie, en fermant les yeux sur tout le reste. »

25-12-2021.
- Vidal. « Dans le dernier rapport de pharmacovigilance portant sur le vaccin COMIRNATY (rapport n° 19 mis en ligne le 21 décembre 2021), les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) de Bordeaux, Marseille, Toulouse et Strasbourg ont détaillé et analysé les données relatives à des symptômes gynécologique aux troubles menstruels associés aux vaccins ARNm contre la COVID-19.
Depuis le début de la campagne vaccinale, 3 870 cas de troubles menstruels ont été rapportés en France chez des femmes vaccinées avec COMIRNATY, et 562 cas après une vaccination avec SPIKEVAX. Les effets signalés peuvent être classés en deux grands types de manifestations inhabituelles soit par la durée soit par l'intensité : des saignements anormaux (métrorragies, ménorragies, etc.), ou à l'inverse, des aménorrhées et des retards de règles… Selon les conclusions émises dans ce rapport, les perturbations du cycle sont majoritairement non graves, de courte durée et spontanément résolutives. Malgré une augmentation des notifications depuis le mois d'août, le lien direct entre le vaccin et la survenue de ces effets indésirables ne peut pas être établi à ce stade. »
- 20 minutes. « Cornel Fraefel, virologue à l'Université de Zurich, pense que le port du masque n’a pas que du positif, du moins pour les personnes vaccinées et guéries… le port du masque empêche le renforcement de cette immunité contre le coronavirus chez les personnes vaccinées et guéries. De plus, avec le port du masque, le corps entre nettement moins en contact avec d'autres virus et bactéries. Cela peut avoir des "conséquences désastreuses", prédit l’expert. "Le système immunitaire a besoin d'entraînement, aussi bien pour être armé contre les virus et les bactéries que pour lutter contre les allergies, les maladies auto-immunes et le cancer." »
- Midi Libre. « La vidéo du médecin américain [Robert Malone] circule sur les réseaux sociaux et appelle les parents à ne pas vacciner leurs enfants contre le Covid. Mais les arguments promulgués dans son discours ne sont pas fiables selon la communauté scientifique. » Il dirait avoir inventé la technique de l’ARNmessager. « Il est en effet l'un des scientifiques à avoir effectué des travaux à la fin des années 1980 sur l'ARN messager, notamment avec une publication en août 1989. Mais il n'a pas travaillé sur les vaccins à ARNm. Et depuis 1989, les recherches ont quelque peu évolué, fort heureusement. » Il prétendrait qu’avec la vaccination on injecterait un gène viral qui causerait des dommages aux organes, que des changements dans le système immunitaire pourrait se produire par une forme de thérapie génique, qu’il pourrait entraîner des dommages du système reproducteur, qu’il faudrait cinq ans de tests, que la balance bénéfice-risque n’est pas favorable aux enfants. « L'Académie de médecine a publié un rapport sur la vaccination des enfants le 15 novembre dernier et précise que "le bénéfice individuel direct lié à la prévention des cas graves, des hospitalisations et des formes prolongées de Covid-19 dont la fréquence, plus faible chez les enfants, n'est cependant pas négligeable."… Mais elle souligne aussi "la rareté des formes graves de Covid-19 chez l'enfant, sauf chez ceux qui sont porteurs de comorbidités." De plus, d'après Libération, Robert Malone travaille actuellement pour un groupe pharmaceutique indien qui développe un vaccin concurrent à ceux de Pfizer et Moderna.... » ( j’ai déjà évoqué antérieurement, avec lien, les critiques faites aux positions de R. Malone).
- Mediapart. « Dans un document de travail consulté par Mediapart , les réanimateurs de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille et de la région Paca ont établi des critères de tri des patients, en fonction de l’engorgement de la réanimation. Les plus de 65 ans jugés fragiles pourraient être refusés. »
« Les résultats d’enquêtes de séroprévalence menées dans six pays africains, qui viennent d’être rendus publics, montrent que le nombre officiel de cas confirmés sous-estime drastiquement la réalité des infections. Mais le nombre de morts est moins élevé que redouté. »

26-12-2021.
- Le Monde. « Une cinquième vague d’infox sur la pandémie et la vaccination.
Avec la dégradation de la situation sanitaire, de nombreuses rumeurs à caractère complotiste se propagent à nouveau en ligne. » https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/12/26/covid-19-une-cinquieme-vague-d-infox-sur-la-pandemie-et-la-vaccination_6107346_4355770.html

29-12-2021.
- L’express. « Des données préliminaires, collectées par l'agence de santé britannique (UK Health security agency)… suggèrent que la protection contre les formes symptomatiques offerte par la dose de rappel s'estompe plus rapidement face à Omicron que face au variant Delta
… L'analyse se fonde sur 147 587 cas de variant Delta et 68 489 cas de variant Omicron… Parmi ceux qui ont reçu une injection d'AstraZeneca en premier lieu, l'efficacité du rappel avec Pfizer ou Moderna est d'environ 60% 2 à 4 semaines, mais dix semaines après cette protection retombe à 35% avec un rappel Pfizer et à 45% avec un rappel Moderna. Enfin, un rappel de Moderna après une vaccination avec Pfizer semble plus efficace que trois doses de Pfizer : "Parmi ceux qui ont reçu un schéma vaccinal initial avec Pfizer, l'efficacité du vaccin était d'environ 70 % après un rappel Pfizer, elle est tombée à 45% après 10 semaines, et est demeurée d'environ 70 à 75 % jusqu'à 9 semaines après un rappel Moderna"… Mais les scientifiques assurent que la protection contre les formes graves de la maladie, elle, devrait rester stable. »

30-12-2021.
- Avant-hier, Grichka Bogdanoff est décédé des suites du covid. Son frère est hospitalisé en raison également du covid. Tous les médias en ont parlé.
Ouest-France donne deux informations partiellement contradictoires : Son avocat Edouard de Lamaze a indiqué que, bien que non vaccinés, son frère et lui n’étaient pas opposés à la vaccination mais « évoque l’hypothèse que son client ait pu avoir une contre-indication à la vaccination du fait d’un problème de santé spécifique. » « Ami de longue date des deux frères, l’ancien ministre de l’Éducation Luc Ferry a précisé dans Le Parisien que leur non-vaccination était liée à un choix personnel. Étant très sportifs, sans un gramme de graisse, ils croyaient que le vaccin était plus dangereux que le virus. Ils ne tombaient jamais malades, a confié Luc Ferry. Grichka, comme Igor, n’était pas antivax. Il était antivax pour lui, a expliqué l’ancien ministre, qui confirme qu’Igor Bogdanoff a lui aussi été placé en réanimation en étant dans le coma. »
Si cette dernière déclaration était exacte, cela montrerait une fois de plus que le fait d’être en bonne santé ne protège en rien du virus, ce que l’on sait d’ailleurs depuis longtemps mais dont quelques personnes ne sont pas convaincues. Et on constate hélas à nouveau, de façon qui peut paraître paradoxale et irrationnelle dans la mesure où on connaît les chiffres de la mortalité et les suites du covid, que même des personnes de haut niveau intellectuel rt culturel ont davantage peur du vaccin que du virus. Le cœur a ses raisons… comme déjà dit.
- France 24. « Après avoir connu des taux de mortalité effroyables lors des premiers mois de la pandémie, l’Amérique du Sud a su mettre en place une politique de vaccination efficace. Au point de figurer, selon les données du site Our World in Date, en tête des régions les plus vaccinées au monde… Paulo Lotufo, épidémiologiste brésilien et professeur de l’Université de Sao Paolo, estime que des décennies de vaccination contre des maladies comme la variole, la méningite, la poliomyélite et la rougeole ont posé les bases d’une infrastructure de vaccination de masse et ont créé un climat de confiance auprès de la plupart des habitants… Malgré ces bons résultats, la région est encore loin d’être sortie de la crise sanitaire. D’une part car le taux de 63,3 % reste bien en deçà de l’objectif de 80 % avancé par de nombreux scientifiques pour atteindre une immunité collective. Et d’autre part car les disparités restent fortes entre les pays du sous-continent américain. Alors que le Chili caracole en tête avec un taux de 85,78 % de personnes complètement vaccinées, la Bolivie affiche par exemple un résultat de 38,31 %. En Équateur, où les services funéraires s’étaient rapidement retrouvés saturés après le début de l’épidémie, le chiffre atteint 70,27 %, à deux points de la France (72,90 %). Une autre inquiétude concerne, selon les épidémiologistes, le type de vaccins utilisés. Dans des pays comme l’Uruguay ou le Brésil, les autorités se sont, dans un premier temps, surtout appuyées sur des vaccins chinois qui se montrent moins efficaces face au virus que ceux de Pfizer/BioNTech ou Moderna. Et comme le reste du monde, l’Amérique du Sud doit désormais apprendre à gérer une nouvelle menace avec la vague du variant Omicron qualifiée de "tsunami" par Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé. »

23-12-2021.
- Libération. « Des chercheurs des îles Féroé (royaume du Danemark) ont mis en ligne le 23 décembre un article en prépublication, rapportant "un événement de super propagation d’infections omicron parmi des travailleurs de la santé triplement vaccinés" qui avaient tous "participé à une réunion privée"
… les auteurs nous précisent que tous les participants à la soirée, et pas seulement les 21 infectés, "avaient effectué un test – négatif dans tous les cas – dans les trente-six heures précédant le rassemblement». Fait notable : l’ensemble des infectés a présenté des symptômes. «Les plus courants étaient la fatigue (15 cas), la fièvre (13 cas), les douleurs musculaires (13 cas) et articulaires (11 cas), les moins courants étant la perte du goût (5 cas) et de l’odorat (4 cas)", détaillent les chercheurs. Chez la plupart des patients, les symptômes ont disparu entre un et neuf jours après leur apparition – seuls cinq personnes rapportaient encore des symptômes deux semaines après l’infection. Aucune situation n’a nécessité d’admission à l’hôpital… Les auteurs de l’article jugent que ce cas "montre l’importance de la distanciation sociale et de l’évitement des grands rassemblements festifs pendant la pandémie pour prévenir d’éventuels événements de super propagation"».
Libération. « Une femme présentée comme scientifique, Astrid Stuckelberger, affirme que les enfants des personnes vaccinées n’ont pas un comportement normal… Début novembre, dans une autre émission diffusée sur Odysee, elle expliquait que trois chercheurs avaient isolé, "dans des fioles" de vaccin, "un œuf de parasite. "Ils ont eu la bonne idée de mettre sous une lampe pour le chauffer, pour le faire se développer, […] l’œuf a éclos, [en] est sortie une hydre. […] Les trois disent la même chose : que l’hydre est vivante. […] Elle a des yeux, elle a des comportements qu’on ne comprend pas […] et se colle au système neurologique." Le site Conspiracy Watch relève que le même mois, Stuckelberger évoquait dans un autre live vidéo "un plan de préparation aux zombies" des autorités, qui "savent qu’il y a des gens qui vont vraiment pas aller très bien dans la rue", à cause de "saignements" dû au à l’hydroxyde de graphène prétendument contenu dans les vaccins, "qui seraient des lames de rasoir qui font des hémorragies internes"... » https://www.liberation.fr/checknews/qui-est-astrid-stuckelberger-qui-affirme-que-les-enfants-nes-de-parents-vaccinees-ne-sont-pas-normaux-20211230_4TZALGWYXBAYRFLBS2YULLYWGY/?xtor=EREC-21-%5BNL_CheckNews__31-12-2021%5D-&actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkNUcvuQDVN7a57ET3fWtrS-e9usVKVs2RCS0oUOZPqJP&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=513895 (Si le lien ne s’ouvre pas on peut le copier et le coller dans un moteur de recherche)

Ce covid est évidemment propice à la manifestation de délires paranoïaques.


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