Février 2022
01-02-2022.
- Dans le Journal des psychologues de ce mois, mon article intitulé:
" Réflexions sur les effets paranoïaques de la Covid 19 dans leur contexte historique "
Présentation par la rédaction: "Depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, de nombreux propos sur l’origine du virus ou sur les vaccins ont pu circuler, généralement assimilés, dans les médias et sur Internet, au complotisme et aux fake news. Et si, comme le suggère Maurice Villard, ces discours reflétaient une autre forme de vérité que les vérités scientifiques et officielles ? Et si ils étaient à rapprocher des fragilisations identitaires et sociales qui se sont progressivement accentuées au cours des deux derniers siècles, et notamment depuis l’apparition du néolibéralisme dans les années 1980 ? Éléments de réflexion."
- Libération. « Vous nous interrogez sur des propos répétés dans plusieurs émissions de télévision et dans la presse par un dénommé Marc Doyer. Sa femme, âgée de 72 ans, a été diagnostiquée pour la maladie de Creutzfeldt-Jakob peu de temps après avoir été vaccinée. Il se dit convaincu que les deux événements sont liés. Cette thèse a été relayée, sans recul critique, dans des médias comme Public.fr. En novembre et décembre 2021, plusieurs articles de presse avaient déjà expliqué pourquoi cette thèse n’avait rien de vraisemblable… "La maladie de Creutzfeldt-Jakob est une maladie à incubation très lente, nous explique Jean-Philippe Brandel, neurologue à la Pitié-Salpétrière et coordinateur de la cellule nationale d’Aide à la Prise en charge des maladies de Creutzfeldt-Jakob. On est plus proche de la dizaine d’années que de quelques jours ou de quelques semaines."… Le Dr. Stéphane Haïk abonde en ce sens : "Chaque mois, on a dix à quinze cas qui apparaissent. Au vu du nombre de vaccinés dans la population, on aura forcément, chaque mois, des personnes nouvellement diagnostiquées qui ont été vaccinées dans les semaines ou les mois précédents."… Le Dr Haïk insiste sur le fait que "cette maladie est brutale et dévastatrice, entraînant une dégradation neurologique souvent très rapide, avec un retentissement dramatique sur l’entourage… Les gens dont les proches ont été vacciné, qui se voient diagnostiquer un Creutzfeldt-Jakob quelques semaines ou mois après, peuvent trouver là une explication qui semble aller de soi – d’autant plus qu’il s’agit d’un nouveau vaccin, pour une maladie récente… Que les patients et leurs proches se posent la question, c’est normal. En revanche, l’écho que ce questionnement doit trouver dans les médias doit s’accompagner d’une information médicale et scientifique objective." »
02-02-2022.
- Libération. « Bien moins élevés qu’avec delta, les risques d’hospitalisation et de décès restent réels avec le variant omicron, surtout pour les plus âgés. Une probabilité largement diminuée pour les vaccinés avec rappel… A noter que, comme pour les décès, les chiffres des hospitalisations et admissions en soins critiques sont aussi «pollués» par la présence, parmi les cas positifs à omicron, de personnes porteuses du Sars-Cov-2 mais admises pour d’autres raisons que le virus. Même si le tri n’est pas aisé à faire (le virus pouvant être un facteur aggravant en cas de comorbidités), cette confusion peut amener à une surestimation des hospitalisations et entrées en soins critiques générées par le Covid-19. »
« Depuis l’apparition du Covid-19 il y a deux ans, les personnes avec un système immunitaire déficient sont contraintes de vivre sous cloche. Vaccins peu efficaces, traitements insuffisants, hypervigilance dévorante… Ils racontent […] leur fragilité et appellent à une prise de conscience de la population… les traitements sont incapables, pour l’heure, de prendre pleinement le relais de la vaccination… Le Conseil scientifique indiquait le 19 janvier dernier que "les personnes immunodéprimées représentent actuellement 15% à 30% des malades hospitalisés pour Covid-19 en soins critiques en fonction des établissements", évoquant une "surreprésentation majeure" et un "pourcentage de décès qui demeure élevé compte tenu de leur âge".»
- Libération. « Le Pr Antoine Flahault… analyse le paradoxe entre la levée des restrictions et le durcissement des conditions d’obtention du pass vaccinal… [Il déclare que] "la contrainte imposée par l’usage étendu du pass vaccinal est d’ordre politique plus que scientifique. Les scientifiques recommandent quasi unanimement d’augmenter le plus possible la couverture vaccinale avec un schéma vaccinal complet, c’est-à-dire avec 3 doses. Les politiques en charge ont alors plusieurs options, selon le contexte du pays dans lequel ils administrent ces questions. Ce peut être la seule persuasion comme en Espagne ou au Portugal, l’incitation financière comme cela s’est pratiqué aux Etats-Unis, le pass sanitaire ou vaccinal comme en France, en Allemagne ou en Suisse, ou même l’obligation vaccinale comme on l’a vu en Autriche."… Tout le monde voudrait voir la pandémie se terminer et tourner la page, mais les contaminations n’ont jamais atteint un niveau aussi élevé un peu partout en Europe. Omicron est un variant moins virulent que ses prédécesseurs, mais malgré tout il entraîne des hospitalisations et des décès en nombre absolu élevé, pas très éloigné des premières vagues pandémiques, désormais essentiellement chez les personnes non vaccinées et chez des patients immunodéprimés. Les hospitalisations pédiatriques atteignent aussi des niveaux records… Le vent d’optimisme qui souffle un peu rapidement en Europe risque d’inviter la population à baisser trop rapidement la garde et à renoncer aux gestes barrières, à la distanciation sociale qui la protégeaient contre la transmission du coronavirus. Cela pourrait retarder la décrue épidémique, voire relancer les transmissions et [leur] cortège d’hospitalisations et de décès », poursuit le spécialiste.»
- Le Parisien. « Une partie des Françaises et des Français n’ont jamais été infectés par le SARS-CoV-2, et ne le seront peut-être jamais. Mais combien sont-ils ? Pour le savoir, il faut déjà établir combien l’ont eu, et ce n’est pas une mince affaire… Si 20 millions de cas positifs ont été recensés depuis le début de la pandémie, cas positifs et nombre d’habitants contaminés sont deux chiffres bien différents. Tout d’abord, ce cumul de cas comprend une part de réinfections… Deuxième biais : de nombreux Français ont attrapé le SARS-CoV-2 sans avoir été testés positifs. Certains n’ont pas eu de symptômes, d’autres étaient dans l’incapacité de se faire dépister… En s’appuyant aussi sur les données hospitalières, l’équipe de Mircea T. Sofonea estime qu’on aurait à la mi-janvier 2022 "entre 40 et 50% de la population qui a été infectée". Soit plus de 30 millions d’habitants, et autant n’ayant pas encore attrapé le virus. […] Un tel calcul doit évidemment prendre en compte l’impact de la vaccination et l’émergence des différents variants… Notre profil génétique pourrait-il nous rendre plus ou moins vulnérable face au Covid ? De telles anomalies expliqueraient près d’un quart des formes sévères, rapportait l’Inserm en juillet dernier. Mais on ne sait pas si cela peut aussi valoir pour les simples infections ».
- L’Express. « L'importante vague de contaminations rend le variant Omicron tout aussi inquiétant que ses prédécesseurs du point de vue du nombre de décès… En réalité, près de 250 Français meurent encore chaque jour à cause du virus en France, avec une pointe enregistrée à 467 décès, le 25 janvier… Selon les dernières données de la Drees, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, les probabilités de mourir du Covid sont effectivement bien moins importantes chez les plus de 60 ans porteurs du variant Omicron que du Delta, et ces dernières ne s'accroissent fortement qu'après 80 ans, plus particulièrement encore chez les non-vaccinés. De quoi, pour une très large majorité de la population, ne plus vraiment se sentir concerné… Cette nouvelle vague de décès s'explique d'abord par la hausse des infections, atteignant des sommets au cours du mois de janvier… [Le Monde] rappelait la formule utilisée par l'épidémiologiste britannique Adam Kucharski, afin de démontrer comment un variant plus transmissible était au final plus dangereux pour l'homme. En appliquant un taux de mortalité à 0,8%, sur 10 000 cas de Covid, le scientifique estimait qu'une souche avec un taux de reproduction de 1,1 (la souche originelle du Covid), tuerait 129 personnes en 30 jours. Si l'on augmente encore de 50% le taux de mortalité, le nombre de morts grimperait, logiquement, à 193. En revanche, en augmentant la contagiosité, mais sans toucher à la mortalité, les décès s'établiraient cette fois à 978… Deux biais, néanmoins : une partie non négligeable des décès, plus de 40%, sont toujours dus au variant Delta. L'extinction de cette souche dans les contaminations (environ 1%) pourrait, à l'inverse, ramener le nombre de morts à un niveau plus faible. Enfin, la distinction entre les malades à l'hôpital admis "pour" Covid et "avec" Covid complique un peu la comptabilité des autorités sanitaires. Combien de morts sont-ils réellement dus au Covid ? Est-ce que ce chiffre est surestimé ? Difficile à dire. »
« Catherine Hill : "La levée de certaines mesures anti-Covid envoie un mauvais signal" »
- Marianne. « Sylvie Tordjman, professeur de pédopsychiatrie à l'université de Rennes 1, chef du pôle hospitalo-universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent… alerte sur des pics de crises suicidaires chez les jeunes adolescents, alors que l'on parle d'un sous-variant d'Omicron, déjà présent dans 57 pays… "Les jeunes principalement touchés sont des filles, entre douze et seize ans. Elles ont accès à l’information sur les réseaux sociaux et les médias. Elles souffrent de troubles anxieux en lien avec la pandémie. Elles basculent vers la crise suicidaire, lorsqu'elles ont également des symptômes d'impulsivité… Ils ont peur d'être contaminés. Ils ont peur du futur. Par anxiété, ils se ferment, s'isolent et se replient sur leur propre environnement, ils limitent leurs déplacements et mettent un terme à leurs projets de voyage et d'investissement dans l'associatif. Un tel contexte ne peut qu'être antinomique avec le développement normal de l'adolescent… Avec les restrictions sanitaires, l'ailleurs est barré et la quête initiatique, empêchée. L'adolescent ne peut se constituer cette identité dont il a besoin pour accéder à la vie adulte… Nous misons sur une alliance thérapeutique avec les parents. Plus précisément, la coopération avec le père diminue de 30 à 50 % le risque de récidive. Si ce dernier ne se présente pas aux urgences, nous allons le chercher à domicile. Cette figure paternelle est essentielle selon nos études, car c'est elle qui pose le cadre. Nous obtenons d'excellents résultats, puisqu'aucun jeune n'a ensuite fait de récidive. »
- Ouest France. « L’état d’urgence sanitaire est décrété en Nouvelle-Calédonie, annonce le gouvernement… Sous l’effet du variant Omicron, la circulation de la Covid-19 connaît une augmentation considérable… La couverture vaccinale est également plus faible en Nouvelle-Calédonie que dans l’Hexagone, a relevé le gouvernement, ajoutant que "les risques de développer des formes graves de la maladie sont fortement majorés et peuvent conduire rapidement à une saturation des structures hospitalières sur le territoire"…
03-02-2022.
- Suite à la dernière vidéo du Pr Raoult, quelques journaux (Le Bien Public, le Dauphiné, entre autres) réagissent en notant la contradiction de son discours : « Dans sa dernière publication, déjà vue plusieurs centaines de milliers de fois et abondamment commentée, Didier Raoult met à nouveau en cause l'efficacité vaccinale. En réalité, les données publiques comme celles issues de son IHU démontrent le contraire. » Dans cette dernière intervention, le Pr Raoult reprend ce qu’il a dit ces dernières semaines, à savoir que la vaccination ne sert à rien puisque le nombre de cas positifs explose et que les pays pauvres en ont beaucoup moins. Ce qu’il dit surtout c’est que vacciner l’ensemble de la population n’est pas nécessaire, seuls les plus fragiles devraient l’être. Le problème, à mon avis, c’est qu’il n’a pas de contradicteur en face de lui. Or d’autres spécialistes ont antérieurement répondu : le vaccin est moins efficace contre le variant Omicron et sa diffusion, c’est indéniable, mais reste très efficace contre les formes graves; les anticorps diminuent vite ; il y a, dans les pays développés, de très nombreuses personnes testées (donc davantage de cas positifs trouvés) ; le nombre de vaccinés étant important, il est statistiquement obligé que parmi eux il y ait des cas positifs et des personnes hospitalisées ; la comparaison avec les pays pauvres est difficile car leur suivi épidémique est faible, et dans un pays comme l’Afrique la population est souvent plus jeune, le climat est différent, etc… (voir un peu plus avant).
Par ailleurs, le Pr Raoult fait dans cette vidéo un cours de psychosociologie sur le conformisme, la soumission, la croyance, ce qui est bien connu des sociologues et psychologues, à ceci près que les expériences qu’il cite ont, pour certaines, prêté à discussion. Son affirmation selon laquelle, vis-à-vis de la pandémie, on ne serait plus dans la science mais dans la croyance n’est-elle pas à double tranchant pour lui, car faudrait-il en conclure qu’il est le seul à faire de la science et à échapper aux phénomènes de soumission et de croyance ? C’est le genre d’argument qui peut s’appliquer partout, et en l’occurrence chez des antivax comme chez des provax. Pour beaucoup de ses supporters, n’est-il pas lui-même objet de croyance ? C’est ainsi, à mon avis, qu’il reste dans l’ambiguïté, que d’un moment à l’autre on peut adhérer à ce qu’il dit puis avoir le sentiment qu’il dérape, en évoquant par exemple la dictature à partir des propos de quelques médecins qui ont exprimé l’idée que les non-vaccinés malades du covid pourraient devoir payer les soins, ce qui a été immédiatement dénoncé par la grande majorité de leurs confrères. Les tendances dictatoriales existent certes, et c’est en effet quelque chose dont il faudrait se prémunir. Mais on les voit vers quel côté de l’échiquier politique ? Que ce soit aux Etats-Unis, au Canada, en France, en Allemagne, et sans doute ailleurs, ce sont souvent ces partis qui profitent des manifestations des antivax et, comme l’on dit, instrumentalisent leurs protestations.
- Le Figaro. « moins de 4% des petits Français, en comptant ceux qui sont le plus à risque de forme grave, ont reçu au moins une dose de la version pédiatrique du vaccin Pfizer. Ce taux est de 52% en Espagne, 28% en Italie et 16% en Allemagne… un peu plus de 600 enfants âgés de moins de 10 ans, positifs au Covid, sont actuellement hospitalisés, dont 80% le sont en raison de l’infection. Parmi eux, 106 sont accueillis en réanimation… la moitié des enfants en réanimation n’ont pas de facteur de risque, et sont en majorité admis pour des syndromes inflammatoires multisystémiques pédiatriques (Pims). Les enfants fragiles, parce qu’atteints de maladies respiratoires chroniques, cardiaques, immunitaires ou rénales, font, eux, des formes aiguës de l’infection ou des décompensations de leur pathologie initiale… es études menées dans la population adolescente montrent que le vaccin est très efficace pour réduire le risque de forme grave, protégeant à plus de 90% contre les Pims. Les données américaines prouvent aussi que la vaccination est sûre… Selon la présidente de la Société française de pédiatrie (SFP), Christèle Gras-Le Guen, le manque d’empressement des familles s’explique par leur perception d’un risque moindre encouru par les enfants… Le Pr Fischer observe de son côté une réticence des médecins eux-mêmes, "souvent restés sur l’idée répandue au début de la pandémie que les enfants étaient moins touchés par le Covid que les adultes"».
04-02-2022.
- L’indépendant. « Une étude menée par l’Université préfectorale de Kyoto (Japon) a conclu que le variant Omicron du Covid-19 est capable de survivre plus longtemps sur le plastique et sur la peau que les autres variants et qu'il est plus résistant aux gels hydroalcooliques. Ce qui participerait à expliquer sa progression fulgurante. »
- Le Parisien. « D’après les statistiques officielles, le risque de décéder est très faible chez les adultes âgés de 20 à 59 ans et contaminés, qu’ils soient vaccinés ou non. L’effet des vaccins se voit davantage sur les hospitalisations…. Que ce soit avec Omicron ou avec Delta, un habitant âgé de 20 à 59 ans et non vacciné présente moins de 0,1 % de risque de perdre la vie en cas d’infection. En partant de niveaux aussi bas, l’impact de la vaccination est forcément peu signifiant… L’effet est plus parlant chez les personnes âgées. Un schéma vaccinal complet avec rappel fait passer le risque de décès, à la suite d’une infection par Omicron, de 0,9 % à 0,1 % chez les 60-79 ans et de 4,8 % à 0,8 chez les plus de 80 ans… Mais se concentrer uniquement sur les décès offre une vision biaisée et incomplète de l’effet attendu de la vaccination, dans la mesure où celle-ci n’agit pas seulement contre le risque de mourir. Un jeune non vacciné présente un peu plus de 1 % de risque d’être hospitalisé s’il attrape Omicron (c’était près de 3 % avec Delta). Avec un schéma vaccinal complet avec rappel, le risque est divisé par 5 et il tombe à 0,2 %, par exemple. »
- L’Express. « "C'est plus rassurant" : ces antivax qui préfèrent les médicaments anti-Covid au vaccin… "Il est inscrit dans la tête de nos contemporains que les effets secondaires induits par les vaccins pourraient être invisibles et à très long terme, alors que cela est doublement faux, décrypte Laurent-Henri Vignaud. Ils sont souvent immédiats et visibles et donc, dans la plupart des cas, traitables, comme les thromboses et les myocardites"… "Il y a eu une confusion entre les vaccins et d'autres médicaments à effets lointains, comme celui du Mediator", reprend l'historien des sciences. Médicament antidiabétique commercialisé en 1976 par le laboratoire Servier, il a été retiré du marché en 2009. Prescrit à environ cinq millions de personnes pendant ce laps de temps, il est à l'origine de graves lésions des valves cardiaques et d'hypertension artérielle pulmonaire. "Le citoyen lambda ne comprend pas pourquoi on applique un 'principe de précaution' strict pour les uns, comme les OGM dont on cherche toujours les effets toxiques, et pas pour les autres, à savoir les vaccins, dont les effets secondaires bien réels sont toujours présentés comme mineurs par les autorités sanitaires", poursuit-il…Cette défiance est d'autant plus forte que le vaccin contre le Covid est perçu comme imposé par les autorités à travers le passe vaccinal… Cette exigence de liberté, souvent évoquée dans les argumentaires des vaccino-sceptiques, constitue la pierre angulaire de cette prime au médicament. "J'ai le choix de me soigner ou pas, je suis autonome, souligne Bernadette. Avec le vaccin, j'en ai moins l'impression." »
- Midi Libre. «Pourtant à la pointe de la vaccination, Isräel doit faire face à une vague de décès liés au Covid-19. Le Dr Michaël Edelstein, épidémiologiste à l’Université Bar-Ilan de Tel-Aviv, a tenté d'apporter une explication au phénomène… l'explication est à aller chercher dans le détail des chiffres. L'expert, interrogé par Le Parisien, indique que le variant Omicron a infecté une grande partie de la population israélienne. La part des patients admis à l'hôpital alors qu'ils sont porteurs du virus a donc augmenté. "Une grande partie de la population hospitalisée va être infectée avec Omicron, et une partie d’entre elles va décéder. Mais distinguer les décès à cause du Covid et ceux avec le Covid comme facteur aggravant, ou pas, cela prendra du temps". En France aussi, certains scientifiques souhaitent qu'une distinction soit faire entre les patients qui décèdent à cause du Covid-19, et dont la part semble décroître avec l'avènement d'Omicron, et ceux qui sont morts en étant porteur du virus, sans que ce dernier ne soit directement responsable du décès. Depuis janvier, Santé Publique France a mis en place cette distinction sur les admissions à l'hôpital. »
06-02-2022.
- Plusieurs médias parlent des cas de perturbation des cycles menstruels après vaccination, rapportés par un nombre non négligeable de femmes, bien que minoritaire. La plupart des études ont conclu à ce jour à des perturbations transitoires et sans gravité dans la plupart des cas, mais ces études devraient être développées. Sur le site de France info du 10 janvier, on pouvait lire : « Il est connu qu'un stress peut engendrer des perturbations du cycle, de même qu'une réaction inflammatoire, ce qui peut être le cas avec un vaccin. En France l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indique cependant dans son dernier point de surveillance des vaccins que le lien direct de cause à effet n’est pas établi entre ces perturbations du cycle menstruel et l'injection contre le Covid. Ces signalements restent malgré tout sous surveillance en France, et l'agence du médicament conseille aux femmes concernées de consulter un médecin si leurs troubles persistent sur plusieurs cycles. » Dans les autres médias on lit à peu près la même chose.
07-02-2022.
- Libération. « Une étude de l’institut Johns Hopkins démontre-t-elle que les confinements n’ont eu aucun effet sur la mortalité?... cette étude n’a pas été publiée dans une revue scientifique, et n’a donc pas fait l’objet d’une relecture critique par des chercheurs indépendants avant sa mise en ligne… Cette étude n’est pas l’œuvre de l’université Johns-Hopkins, elle n’a pas été examinée par des pairs et n’a pas été rédigée par des épidémiologistes, insiste Lauren Gardner, responsable du CSSE, soulignant qu’un certain nombre de chercheurs ont également contesté les méthodes utilisées dans cette étude… Les chercheurs excluent de leur méta-analyses les – nombreuses – études qui prennent en compte le délai d’application des mesures de confinement après l’apparition des premiers cas de Covid-19. Les auteurs postulent en effet que les confinements ne sont pas respectés si les gens les trouvent inutiles (et donc lorsqu’ils sont trop précoces), et qu’il est extrêmement difficile de faire la différence entre l’effet de la sensibilisation du public et l’effet des [mesures de confinement]… L’une des critiques les plus récurrentes à l’égard de ces travaux reste, à cette heure, l’absence de prise en compte des délais à partir desquels les différentes interventions non pharmaceutiques obligatoires(INP) sont susceptibles de montrer leurs effets… [Selon] Seth Flaxman, chercheur en informatique de l’université d’Oxford et co-auteur d’une étude exclue de la méta-analyse… cette étude signée par un trio d’économistes» exclut «intentionnellement toutes les études ancrées dans l’épidémiologie, la science des maladies. Ces travaux, expliquent-ils, éliminent de l’équation des notions essentielles, parmi lesquelles le fait que les confinements tardifs «sont moins efficaces que les confinements précoces, car de nombreuses personnes sont déjà infectées, [ou le fait que] les confinements ne sauvent pas immédiatement des vies, car il y a un décalage entre l’infection et le décès, de sorte que pour voir l’effet des confinements sur les décès dus au Covid, il faut attendre environ deux ou trois semaines… »
- France info.« Depuis plus d'un an, le centre de pharmacovigilance de Bordeaux étudie les effets indésirables liés à la vaccination contre le Covid-19. Paralysie faciale, interruption des règles, vertiges, chaque symptôme est étudié et documenté. Pour autant, le profil de sécurité des vaccins en circulation reste "excellent", estime le Dr Francesco Salvo, responsable de cette unité… Depuis le mois de décembre 2020, le centre de pharmacovigilance de Bordeaux est en charge de ce suivi. Il participe aux comités mis en place par l'Ansm sur l'ensemble des vaccins contre le Covid-19. C'est le centre coordinateur du suivi national de la sécurité concernant le vaccin Pfizer… "En France, sur le suivi du Pfizer, nous avons enregistré 22 000 effets indésirables graves, qui incluent les symptômes grippaux assez forts nécessitant un arrêt de travail, poursuit Francesco Salvo. Ce qui reste, au regard du nombre total d'injections, une toute petite partie des personnes vaccinées"… "Les vertiges sont reconnus comme pouvant être causés par la vaccination. Nous avons même eu des témoignages qui parlent de surdité. Pour les acouphènes, c'est plus compliqué de faire un lien, car ces symptômes sont fréquents et peuvent arriver à tout moment de la vie", note le Dr Salvo . "C'est un sujet sur lequel nous sommes vigilants, tout comme les témoignages de femmes qui ont vu leurs règles s'interrompre : il peut y avoir, dans certains cas, un rôle du vaccin, notamment en lien avec des réactions hyper inflammatoires."… Toute la difficulté de notre travail, c'est de mettre les événements en lien avec le vaccin. Parfois, ils ne sont pas liés au produit, mais au geste de la vaccination : une injection trop haute qui se fait dans l'articulation, ou un malaise qui arrive après que l'aiguille a frôlé un nerf… Après plus d'un an d'études, le docteur Francesco Salvo se veut rassurant. "N'importe quel médicament peut entraîner des effets indésirables. Nous ne les recensons pas tous : nous nous occupons que des cas graves. Dans le cadre des vaccins, ils sont très très rares. Et leur profil de sécurité est excellent", assure-t-il. »
08-02-2022.
- Journal du Dimanche. « Le nombre de cas graves dus au Covid-19 n'a jamais été aussi haut depuis le début de la pandémie en Israël. Faut-il s'en inquiéter dans ce pays qui était le champion du monde de la vaccination au printemps 2021?... Si Israël avait fasciné le monde par la rapidité de sa campagne de vaccination durant les premiers mois de 2021, le pays est désormais à la traîne... Seulement 72% de sa population est vacciné avec au moins une dose, contre 80% en France… Le nombre de personnes gravement malades chez les plus de 60 ans est 10 fois plus élevé chez les non-vaccinés que chez les vaccinés avec rappel (35 cas pour 100.000 habitants contre 409 cas pour 100.000 habitants)… Malgré les sommets de contaminations et le record de cas graves, l'Etat hébreu n'a pas pris de mesures restrictives (type confinement ou couvre-feu) durant ces deux derniers mois. La vague des contaminations semble refluer depuis 10 jours et le pic des réanimations paraît désormais atteint. Israël a choisi de vivre avec le virus et a décidé de supprimer l'utilisation du passe sanitaire dans les restaurants, les cinémas, les salles de sport et les hôtels. "Comme Omicron infecte aussi les personnes vaccinées, le passeport vert [passe sanitaire] a perdu de son efficacité dans la plupart des endroits et nous avons décidé de réduire son utilisation aux endroits à haut risque", a commenté lundi le directeur général de la santé israélien. »
09-02-2022.
- L’indépendant. « Le risque de développer une maladie cardiovasculaire après une infection au Covid-19 augmente de 55% pendant un an, révèlent de nouvelles données sur l'épidémie qui indiquent que 15 millions de personnes ont déjà été touchées dans le monde… Etude réalisée par des chercheurs de l'Université Washington à Saint-Louis (Etats-Unis)… L’infection au Covid, même avec des formes légères, augmente de 55 % le risque de développer une maladie cardiovasculaire dans l’année suivant l’infection. Ce qui peut inquiéter le plus, c'est que, selon ces chercheurs, ce risque augmente même chez les personnes à bas risque de développer une maladie cardiovasculaire dont les jeunes. Au final, à partir de 30 jours après une infection, le risque de faire un arrêt cardiaque augmenterait de 63 % et celui d’un AVC de 52 %. Thrombose, myocardite et péricardite, entre autres, font également partie des maladies pour lesquelles le risque est accru après une infection au Covid… La majeure partie des 153.760 cas étudiés l'ont été durant la première année de la pandémie. »
- L’Obs. « Un nombre croissant de pays d’Europe renoncent au pass vaccinal, le jugeant peu efficace pour lutter contre le variant Omicron. Mais la France va, elle, le durcir à partir du 15 février. Une approche à contretemps ?... [Selon l’épidémiologiste Antoine Flahault] l’objectif du pass vaccinal est de réduire la transmission du Covid entre les personnes. À cet égard, il n’est pas totalement inutile même si ses résultats peuvent être jugés insatisfaisants. Mais parmi les arguments en faveur du pass, il y a aussi sa capacité à faire monter la couverture vaccinale au sein de la population, comme le recommandent les scientifiques. Enfin, il permet aussi de protéger les non-vaccinés d’eux-mêmes en les empêchant de se rendre dans des lieux à risque, et donc d’être contaminés…la France fait le bon choix en maintenant le pass vaccinal, parce qu’il permet toujours de faire baisser les contaminations et la circulation du virus. Quand une vraie accalmie s’installera, on pourra lever ces restrictions, mais il ne s’agit pas de les lever tout de suite. »
- L’Express. « Estimé moins dangereux que le variant Delta, Omicron reste tout de même une souche menaçante du Covid-19. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, un demi-million de personnes sont mortes depuis que cette souche d'abord découverte en Afrique du Sud a été répertoriée comme préoccupante par l'organisation. »
- L’Express. «Le chef du service de néphrologie de la Pitié-Salpêtrière déplore que nous ne tirions pas les vraies leçons du Covid, afin de nous préparer face à "la possible prochaine vague" : Ce qui est incompréhensible, c'est l'absence de débat sur ce que le Covid devrait nous avoir appris sur notre relation avec l'autre, et ce que nous devons faire pour préparer la possible prochaine vague…Ce ne sont pas seulement les "vieux" qui sont morts du Covid, mais surtout les déshérités, y compris dans les pays riches… A cela s'ajoute le repli identitaire de ces pays riches. C'est ainsi que des maladies comme la tuberculose, la malaria, le VIH, déjà source chaque année de millions de morts dans les pays pauvres, ont progressé ces deux dernières années… Plus indécent encore, les propos qui appellent à respecter "le choix" de ces pays à ne pas être vaccinés: "Ce n'est pas leur culture", "Ils ont leur médecine traditionnelle", "Ils n'en veulent pas de nos vaccins occidentaux"... On oublie d'ailleurs facilement le taux record d'opposants aux vaccins en France en 2020. A tel point qu'il a fallu inventer le passe sanitaire pour les "convaincre" de se faire vacciner…L'Afrique, pour la vaccination contre le Covid, souffre, entre autres, de désinformation, y compris au plus haut niveau politique, de sous-dotation et de problème de distribution. Soit nous luttons ensemble pour résoudre ces problèmes, soit une fois de plus nous inventons une histoire purement culturelle pour laisser l'autre mourir dans l'indifférence de notre obésité vaccinale… Il y a aussi l'espoir que cette pandémie prenne réellement fin et soit sous contrôle, il est immense et basé sur des faits. Pas celui de ce très joli conte pour enfants épuisés par la pandémie qui repose sur l'immunité collective et ces gentils variants qui à chaque vague deviendraient moins virulents… Non, l'espoir réside dans le progrès scientifique, la compréhension du virus et l'évolution de nos mentalités vers une responsabilité collective au sein de laquelle nous accepterons la perte de certaines de nos libertés individuelles. Les progrès thérapeutiques réalisés en deux ans sont exceptionnels, du jamais vu dans l'histoire de la médecine : vaccins, anticorps monoclonaux, corticoïdes, anticoagulants, nouvelle forme de ventilation, antiviraux - Paxlovid et Molnupiravir... Et ceux à venir sont prometteurs : pan vaccin (efficace sur une palette de variants possibles), vaccin intranasal, autres antiviraux, traitements spécifiques des complications selon leur physiopathologie... La problématique de l'air propre est clairement l'un des enseignements de cette crise. Nous avons inventé l'eau potable pour contrer d'autres épidémies. Il est temps d'appliquer les mêmes règles à l'air, en particulier à l'intérieur. Accepteriez-vous de boire l'eau des égouts ? Non. Et pourtant nous acceptons de respirer un air très sale. Il est inodore et incolore (et encore, ce n'est plus vrai lors des pics de pollution), mais tout aussi mortel. Des règles sanitaires dans les constructions et de nouvelles normes s'imposent. Cela ne fait que rejoindre la problématique générale de la crise écologique planétaire… Sous prétexte que le Covid chez l'enfant n'est pas grave, peu a été fait pour sécuriser les écoles. Que l'on puisse dire que la mort de "quelques enfants" du Covid ne justifie pas plus de mesures me révolte… Enfin, et cette liste est loin d'être exhaustive, la lutte contre la désinformation est probablement l'un des plus sûrs moyens pour atténuer les conséquences sanitaires et sociales de cette pandémie. Une telle tornade mondiale mériterait ses Etats généraux et son plan Marshall. Dans l'attente, ce n'est pas la prochaine vague de Covid que je crains, c'est un simple retour amnésique à notre vie antérieure. »
- Jim.fr. « Vaccin anti-Covid : beaucoup d’effets secondaires sont des effets nocebo… Une revue systématique avec méta-analyse a été menée afin de déterminer la fréquence des AE [effets indésirables] dans le bras placebo des essais cliniques des vaccinations anti Covid-19 et afin de comparer cette fréquence à celle observée en cas de vaccination effective… Il en ressort que 76,0 % des AE systémiques et 24,3 % de effets locaux, après une première injection, sont attribuables à une réponse nocebo. Apres la deuxième injection, ces proportions se situent respectivement à 51,8 et 16,2 %, les AE les plus communément signalés étant céphalées (19,3 %) et fatigue (16,7 %) après une première dose de placebo. Il est à remarquer que, en cas de placebo, la fréquence des AE a été moindre lors de la deuxième injection alors même que, après vaccination réelle, l’inverse était noté. Des céphalées, de la fatigue, des malaises et douleurs musculaires ont été rapporté dans les deux bras mais ont été plus fréquemment associés au placebo. Délivrer donc une information sur les AE avant vaccination peut se révéler utile, en expliquant l’effet nocebo… Plusieurs réserves sont à associer à ce travail. Le nombre d’essais cliniques sélectionnés est restreint. L’hétérogénéité des travaux a été notable, liée au mode d’identification des AE et aux différents types de vaccins étudiés. Enfin, le pourcentage de recours à un placebo a varié selon les études, allant de 14 à 50 %. »
10-02-2022.
- Vidéo d’hier de Didier Raoult, intitulée « un peu de sagesse ». https://youtu.be/fv_RgnEtMdI
Tout ce qu’il dit ne peut, cette fois, à mon avis, être qualifié de flou. C’est très clair et correspond à ce que disent en ce moment presque tous les spécialistes médicaux : variant Omicron répondant mal aux vaccins, mais moins dangereux, très contagieux et rendant le passe vaccinal moins utile, (gardant toutefois une certaine utilité selon plusieurs médecins: voir intervention suivante dans Libération), mais nécessité quand même de se centrer sur les personnes à risque, les plus de 65 ans et les personnes avec comorbidités, dont il dit qu’elles devraient être vaccinées à 99% ! (c'est là dans ses propos une affirmation que je n'avais pas entendu aussi nettement); presque pas de morts chez les enfants (certes mais beaucoup sont positifs, certains ayant des symptômes ressemblant à ceux de la grippe, et ils transmettent. Très peu de 5 à 11 ans sont vaccinés en France, la question étant de savoir si la vaccination baisse un peu les transmissions ; d’environ 30% selon certains spécialistes).
A propos du nombre de morts d’enfants, il serait extrêmement faible et il fait la comparaison avec les morts par accidents de trottinettes. C'est certainement exact, mais elle est un peu surprenante car ce sont deux ordres de réalité qui n’ont rien à voir. Il veut ainsi relativiser la mortalité chez les enfants. D’autres avaient auparavant, pour la mortalité par les précédents variants, comparé avec les morts par cancer par exemple ou par accidents de voiture. Pour ces derniers le covid l’a largement emporté, si l’on peut dire. Pour les cancers je ne sais pas. Mais le vécu par rapport à une épidémie est très différent puisque nous n’avons plus alors, ou beaucoup moins, le sentiment de maîtrise.
Il remarque qu’il y a eu pas mal de cas positifs dans les deux semaines qui suivaient l’injection. Il me semble me souvenir (mais il faudrait vérifier) qu’il pouvait s’agir soit de réactions immunitaires (les symptômes classiques), soit du fait que nombre de personnes prenaient moins de précautions et attrapaient le virus à ce moment-là (alors qu’il avait été bien dit qu’il fallait attendre environ 15 jours pour que la protection soit vraiment efficace.
Il fait aussi un petit cours d’histoire sur l’ostracisme à partir du régime de Vichy et d’un texte de Brecht. Rien à redire, selon moi.
Au total, ce « un peu de sagesse » qui devrait s’appliquer, à juste titre, à ce qu'il appelle une guerre entre vaccinés et non vaccinés (opposition qui a moins de sens avec le variant Omicron, mais qui en avait avec le Delta), ce « un peu de sagesse », donc, je l’ai entendu aussi comme pouvant s’appliquer au Pr Raoult lui-même. Cette fois il est clair, sans les ambiguïtés qui avaient pu lui être reprochées précédemment: il est pour la vaccination d’une tranche de la population… à 99%, ajoutant qu’on aurait dû tout faire pour, par la persuasion, y arriver. Mais comment ? La question demeure. Il se dit même d’accord en ce moment avec le Pr Delfraissy et la revue Le Lancet ! Pour l’avenir, il dit, comme tous ses confrères, qu’on ne peut pas savoir.
- Libération. « Pourquoi la France mise-t-elle encore sur le pass vaccinal?... Les experts… avancent l’argument de la prudence… Ce serait trop tôt d’arrêter le pass vaccinal maintenant, à quelques jours d’une échéance importante (le 15 février) qui va conditionner le maintien ou non du pass chez ceux qui n’ont pas reçu leur dose de rappel, ce qui représente plus de 5 millions de personnes. Lâcher maintenant le pass, ce serait donner un très mauvais signal à ces personnes en leur disant qu’elles ont bien fait d’attendre, que la vaccination n’est pas si importante, alerte l’épidémiologiste Yves Buisson…. Ceux qui ne se sont jamais fait vacciner sont irrattrapables, mais il s’agit surtout d’inciter ceux qui ont déjà reçu leur schéma de primo-vaccination. Avec les derniers variants, on se rend compte qu’on a besoin de la dose de rappel pour éviter les formes sévères. Le vaccin n’empêche pas de se contaminer, mais il empêche de mourir, et ça c’est extrêmement important, ajoute Yves Buisson. L’épidémie est en phase de décroissance, mais on a déjà vu plusieurs décroissances avec des remontées après, prévient-il. Même si on a plus d’éléments favorables pour prédire un passage de la phase pandémique à la phase endémique, rien n’est certain. On est encore dans une phase critique, avec plusieurs centaines de morts par jour. »
- L’Express. « Le port d'un masque FFP2 "pourrait donner un faux sentiment de sécurité", selon 400 hygiénistes français qui cosignaient une tribune dans Le Monde du 24 janvier 2022… Une étude récente, parue le 7 décembre 2021 dans la revue PNAS, a confirmé l'efficacité des FFP2 pour se protéger du virus et pour protéger autrui. Selon cette étude de modélisation, dans un temps d'exposition de 20 minutes avec une personne infectée et un sujet indemne dans une même pièce, les masques FFP2, lorsqu'ils sont correctement ajustés aux visages, peuvent réduire le risque d'infection d'un facteur 30 par rapport aux masques FFP2 mal ajustés, et d'un facteur 75 par rapport aux masques chirurgicaux bien ajustés. Ainsi, l'étude montre qu'un masque FFP2 mal ajusté demeure plus protecteur pour son porteur qu'un masque chirurgical bien porté, faisant tomber le principal argument avancé par les détracteurs du masque FFP2. »
- Le Monde. « Luc Montagnier, codécouvreur du virus du sida et Prix Nobel de médecine en 2008, est mort. Ces dix dernières années, les propos non fondés scientifiquement du biologiste français avaient suscité de nombreuses polémiques. Il est mort le 8 février à l’âge de 89 ans… Entre autres déclarations, le codécouvreur du VIH avait ainsi affirmé que l’eau avait une "mémoire" des composés avec lesquels elle a été en contact et que les Africains auraient moins de problèmes avec le sida s’ils avaient une nourriture plus équilibrée. Il avait, par ailleurs, proposé de guérir le pape Jean Paul II, malade de Parkinson, avec de la papaye fermentée ou encore de soigner l’autisme avec des antibiotiques. En novembre 2017, ce sont ses prises de parole contre la vaccination obligatoire des enfants qui suscitent une dénonciation publique de 106 académiciens de médecine… En avril 2020, sur le plateau de CNews, M. Montagnier avait, par ailleurs, affirmé que le SARS-CoV-2 avait été fabriqué sur la base du VIH. Une déclaration qui n’était appuyée sur aucune étude scientifique sérieuse. »
- La Provence. « En Provence, les indicateurs de l'épidémie baissent pour la première fois depuis octobre… En deux semaines, le taux d'incidence régional a baissé de 42% mais reste au dessus des 2 000 cas positifs pour 100 000 habitants. Alors que ce taux avait battu les records en frôlant les 4 000 au 23 janvier, il est aujourd'hui à 2 248. Ce sont le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence qui hébergent le plus de cas positifs avec un taux d'incidence respectivement à 2 502 et 2 394. Alors qu'il y a 15 jours, les Hautes-Alpes étaient le département le plus touché par le nombre de cas positifs, le taux d'incidence a chuté de près de 50% et est passé à 2 015… Dans la région 1 876 patients sont hospitalisés et 437 se trouvent en service de réanimation (15 de moins que la semaine dernière). Les hôpitaux des Bouches-du-Rhône accueille la grande majorité des patients, autant en hospitalisation conventionnelle (858) qu'en réanimation (251). Dans le Vaucluse aussi les hôpitaux continuent d'accueillir de nombreux patients Covid : il y a 18 patients dans les services de réanimation et 259 hospitalisés en soins conventionnels. »
12-02-2022.
- Le Parisien. « L'immense majorité des vaccinés atteints de formes graves ont des comorbidités. »
- L’Express. « Le directeur de l'OMS affirme que la "phase aiguë" de la pandémie de Covid-19 peut prendre fin cet été si 70% de la population mondiale est vaccinée. Des disparités persistent entre continents… Tous les continents affichent, sur leur territoire, un taux de personnes entièrement vaccinées supérieur à 60 %. Sauf l'Afrique, bloquée à 11%, où seuls trois pays - Maroc, Rwanda et Tunisie - affichent un taux de vaccination complète (deux doses) supérieur à 50 %... l'objectif d'une population mondiale vaccinée à 70% ne pourra être atteint qu'en accélérant la vaccination en Afrique. Mercredi, l'OMS avait exhorté les pays riches à verser d'urgence les 16 milliards de dollars qui manquent au financement de son plan de lutte contre le Covid-19. »
13-02-2022.
- Marianne. « Immunodéprimés, hypocondriaques… Ces Français qui ne veulent pas de la fin des restrictions… Une partie des Français ne souhaite pas refermer la parenthèse des restrictions sanitaires. Ils se baladent avec des capteurs de CO2 qu’ils dégainent dans les magasins pour mesurer leur risque d’attraper le Covid. Et ne se déplacent plus sans un FFP2 sur leur lieu de travail même si leurs collègues les regardent parfois d’un œil ironique. Un allégement des mesures barrières ? Ça les rend dingues. »
- L’indépendant. « Une colonie de cerfs à queue blanche vit à Staten Island, l'un des arrondissements de New York… le variant Omicron a été détecté chez certains spécimens, selon le New York Times. Si des cerfs infectés au Covid-19 ont été repérés dans 14 autres Etats des Etats-Unis, c'est la première fois que le variant Omicron touche des animaux sauvages… "La circulation du virus chez le cerf lui offre des opportunités d'adaptation et d'évolution", confirme Vivek Kapur, microbiologiste vétérinaire à la Penn State University, qui fait partie de l'équipe de recherche de Staten Island. "Et il est susceptible de revenir et de nous hanter à l'avenir." »
14-02-2022.
- Libération. « Hongkong : le système de santé «dépassé» par la vague d’omicron. Une vague de contaminations au variant omicron du Covid-19 «a porté un coup dur à Hongkong et a dépassé la capacité de gestion de la ville» a déclaré dimanche soir la cheffe du gouvernement, Carrie Lam. L’assaut du variant très contagieux a fait exploser le nombre de contaminations dans la ville, qui continue de s’accrocher à sa stratégie «zéro Covid». Un peu plus au sud, le Vietnam va en revanche lever les restrictions liées au coronavirus sur les vols internationaux pour les passagers entièrement vaccinés à partir de mardi. »
- Le Monde. « Gouvernements et instances internationales visent désormais un horizon commun, celui d’une pandémie qui se muerait en endémie. Cette situation ne signifie pas que la maladie devient bénigne, mais plus prévisible… « Pour un épidémiologiste, une infection est endémique quand les taux de nouvelles infections restent stables », explique Aris Katzourakis, professeur de génomique et de science de l’évolution à l’université d’Oxford (Royaume-Uni) dans la revue Nature du 24 janvier. Une maladie peut être endémique dans certaines régions et pas dans d’autres, comme le paludisme, ou provoquer des vagues à certaines saisons, comme la grippe en hiver. Le concept, cependant, prête à confusion. « Le mot “endémie” est un des plus galvaudés de cette pandémie, regrette Aris Katzourakis. Il ne signifie pas que le Covid-19 prendra fin naturellement. » Devenir endémique ne signifie nullement disparaître. Bien au contraire : « Une maladie endémique sévit de manière permanente dans une région », explique Albert Ko, professeur d’épidémiologie et de médecine à l’Institut de santé mondiale de Yale (Connecticut)… Autre désillusion : une maladie endémique n’est pas nécessairement bénigne. L’état endémique « ne nous dit pas si cette maladie est grave ou non », avertit Stuart Ray, professeur de médecine à l’université Johns-Hopkins (Maryland). »
15-02-2022.
- Libération. « Où en est l’investigation du dossier de Yassine, 13 ans, devenu aveugle après un vaccin anti-Covid?... l’adolescent souffre d’une rétinite aiguë (inflammation de la rétine). Une forme vraisemblablement "non infectieuse" (les rétinites sont fréquemment causées par des infections), et possiblement auto-immune (réaction du système immunitaire d’un individu tournée contre une partie de son organisme). A noter également que le patient présentait des carences en fer, ainsi qu’en vitamines D et B9… Une procédure visant Pfizer a, depuis, récemment été lancée par un avocat en droit public marseillais, Eric Lanzarone, qui compte parmi ses clients l’entourage de l’adolescent. Joint par CheckNews début février, l’avocat assure qu’un rapport d’expertise rendu en début d’automne établit bien le lien de causalité entre la baisse de l’acuité visuelle et le vaccin. Sollicité, il n’a pas souhaité donner davantage de précisions sur ce rapport, invoquant le secret médical et le "secret qui le lie à la famille"… Contactée par CheckNews, la pharmacovigilance affirme que trois hypothèses de diagnostics ont été examinées et finalement exclues. Les examens quant au caractère auto-immune et à la présence de toxiques se sont révélés négatifs chez le jeune patient, qui fait désormais l’objet d’un suivi ophtalmologique régulier. Les carences n’entraînant pas de problèmes rétiniens, un lien avec ces insuffisances a également été écarté. Enfin, un traitement corticoïde (utilisé pour guérir certaines maladies) a été réalisé, sans donner de résultats. Le dossier est cependant toujours "en cours d’évaluation", précise Francesco Salvo, directeur du centre régional de pharmacovigilance de Bordeaux et coordinateur du suivi national de la sécurité du vaccin Pfizer. Le diagnostic le plus probable, établi après l’avis d’un ophtalmologue spécialisé, est une pseudo-dystrophie rétinienne, maladie mal définie et pour laquelle l’origine infectieuse est souvent retrouvée. Le terrain familial du patient pousse également à mener des recherches du côté de la génétique… A ce jour, il n’y a pas d’élément qui met directement en cause la vaccination, si ce n’est la chronologie, atteste Francesco Salvo. Depuis l’ouverture de la vaccination aux mineurs de plus de 12 ans, le 15 juin 2021, il s’agit du seul signalement de ce type recensé par la pharmacovigilance française, sur près de 5 millions de vaccinés dans la population de 12 à 15 ans. Au vu du nombre important de personnes vaccinées dans cette tranche d’âge à ce jour, et de la rareté de cette pathologie, nous n’avons pas d’élément à ce jour qui irait dans le sens d’une imputabilité au vaccin.»
- Jim.fr. « La vaccination ne suffit pas pour effacer complètement les facteurs de risque de Covid grave… Comme de nombreuses études statistiques ont pu le démontrer, les sujets non vaccinés sont… surreprésentés parmi les personnes hospitalisées ou décédées à la suite d’une Covid-19. Mais 90 % n’est pas 100 % et il existe donc des individus qui passent entre les mailles du filet et qui développent des formes graves de la Covid-19 malgré un schéma vaccinal complet. Le groupe d’intérêt scientifique Epi-Phare, qui réunit l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), a donc tenté d’identifier quels étaient les caractéristiques associées à ce risque résiduel de 10 % de forme grave de la Covid-19 chez les vaccinés… Sans grande surprise, l’étude d’Epi-Phare constate que les caractéristiques liées au risque résiduel de forme sévère de la Covid-19 chez les personnes vaccinées sont l’âge, les comorbidités et le fait d’être immunodéprimé, soit les mêmes facteurs de risque de forme grave de la Covid-19 qu’en population générale. Ainsi, les vaccinés âgés de 85 à 89 ans ont 4 fois plus de risque d’être hospitalisés et 38 fois plus de risque de décéder en cas de contamination par la Covid-19 que ceux âgés de 45 à 54 ans. L’âge moyen des vaccinés en général est ainsi de 57 ans, tandis que celui des vaccinés décédés est de 84 ans. Parmi les 47 comorbidités étudiées par Epi-Phare, celles qui sont le plus associées à un surrisque de décès ou d’hospitalisation (pour les vaccinés) sont la trisomie 21 (45 fois plus de risque de décéder), la transplantation rénale (34 fois plus de risque de mourir) et la transplantation du poumon (risque 11 fois plus élevé). Les sujets vaccinés et traités par immunodépresseurs ou par corticoïdes oraux voient également leur risque d’être hospitalisés ou de décéder en cas de contamination fortement augmenter… Sur 13,8 millions de vaccinés sans comorbidités, seulement 24 sont décédés du Covid-19 en août 2021.vSi la vaccination de masse et le recul de la Covid à l’hôpital permettent actuellement, pour beaucoup d’observateurs, d’envisager un abandon progressif des mesures sanitaires et un retour à « la vie d’avant », sans doute sera-t-il nécessaire de maintenir des mesures particulières (masque et distanciation physique notamment) pour protéger les personnes très âgées ou immunodéprimés vaccinés de ce risque résiduel. »
- L’Express. « Les personnes infectées par le Sars-CoV-2 pourraient connaître davantage de problèmes de santé dans les années à venir… Des chercheurs de l'université de Saint-Louis, aux Etats-Unis, viennent en effet de montrer que les personnes contaminées présentaient un an plus tard un risque accru de maladies cardiovasculaires… Outre les pathologies cardiovasculaires, les conséquences du virus sur le développement et la fertilité future des enfants inquiètent aussi les scientifiques. Tout est parti d'une observation : les hommes atteints de formes sévères du Covid gardaient pendant plusieurs mois après leur infection des taux de testostérone très bas… »
17-02-2022.
- Dans sa dernière vidéo, du 15 février (https://planetes360.fr/professeur-didier-raoult-ne-pas-jeter-le-bebe-avec-leau-du-bain/ ) Didier Raoult parle de l’épidémie en ce moment. Autant j’avais eu le sentiment, lors de son intervention de la semaine dernière, qu’il était en phase avec les autres spécialistes médicaux, autant, cette fois, il me semble retrouver une certaine ambiguïté, voire se contredire d’un moment à l’autre, dans la mesure où il qualifie le vaccin anti-covid de très mauvais, sans insister sur le fait qu’il n’était pas prévu pour l’Omicron, et alors qu’il dit dans le même temps que les personnes à risque auraient dû se faire vacciner (ce qu’il aurait dit, précise-t-il, dès l’été 2020. Curieux, car les premières vaccinations ont eu lieu en Chine justement cet été-là, et seulement en décembre 2020 en Europe). Ambiguïté aussi quand il dit que vaccinées ou non, les personnes qui meurent sont les mêmes (sous-entendu les comordités). On apprend au décours de l’interview qu’il se fait vacciner depuis longtemps contre la grippe. On sait qu’il s’était abstenu de dire s’il était vacciné contre le covid. Cela ne m’étonnerait pas qu’il le soit, ayant lu qu’il aurait un passe sanitaire (à vérifier cependant). Sur le reste de son propos, on peut à mon avis le suivre dans ses interrogations, sur la question des conflits d’intérêt notamment ou la stigmatisation des non vaccinés qui peut avoir un effet inverse de celui attendu [voir infra, la note du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV)].
Plusieurs points mériteraient cependant, à mon sens, discussion avec des pairs. Mais serait-ce possible alors que l’on peut se demander si c’est eux qu’il considère comme des « imbéciles », comme il dit. Vise-t-il par ce terme ses très nombreux confrères qui insistaient sur la nécessité de vacciner le plus possible, ou le gouvernement qui allait dans ce sens. Là aussi il y a un flou.
- Le Figaro livre un entretien avec le Dr Hans Kluge, directeur régional à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en charge de l’Europe, qui « est optimiste pour l’avenir, [mais] rappelle que la pandémie n’est pas terminée ». Le médecin souligne ainsi que « la pandémie n’est pas terminée. Le Covid est toujours une maladie mortelle. Rien que la semaine dernière, il y a eu 25.000 décès à cause du Covid dans la région Europe au sens large (en incluant notamment la Russie, la Turquie et Israël, NDLR). Dans les pays de l’Ouest, le pic de cette vague Omicron est déjà passé et les gouvernements allègent logiquement les mesures de contrôle pour retrouver petit à petit une vie normale. Mais dans les pays de l’Est, où les taux de vaccination sont plus bas, la crise est loin d’être terminée. Le variant Delta y est encore très présent, et la situation est très compliquée… La progression d’Omicron est tellement rapide que d’ici au mois de mars 70% de la population européenne aura été infectée par le Sars-CoV-2. Et cela agira comme un bouclier à l’avenir… À plus long terme, comme on sait qu’il y a 70% de chances pour que la prochaine pandémie soit liée à une zoonose, cette surveillance devra aussi couvrir la santé animale et l’environnement… L’année dernière, nous avons lancé des études sur les comportements dans une trentaine de pays, et ce qui en ressort, c’est que les vrais antivax sont une petite minorité. La majorité des non-vaccinés sont indécis, et ont des inquiétudes sur les effets des vaccins. Ce sont eux qu’il faut convaincre, en étant plus malins dans notre communication…Il n’existe pas de solution unique, et il faut développer des stratégies ciblées, communauté par communauté.»
18-02-2022..
- Mediscoop.net. « Sur la base des données nationales exhaustives de vaccination, de remboursement et d’hospitalisation, une étude EPI-PHARE a mis en évidence la très faible fréquence des cas d’hospitalisation et de décès pour Covid-19 survenus chez les personnes vaccinées en France au 31 juillet 2021. Le risque résiduel de forme sévère du Covid-19 après un schéma vaccinal complet restait fortement associé à l’âge et à la prise d’immunosuppresseurs ou de corticoïdes oraux, et augmentait fortement avec le nombre de comorbidités. »
- BFM TV. « Une étude américaine publiée ce mercredi dans The BMJ montre que les personnes ayant contracté le Covid-19 ont un risque significativement plus élevé de développer des troubles de santé mentale par la suite… Les auteurs de l'étude demandent donc une "plus grande attention" médicale pour les "Covid longs" afin de mieux comprendre ce phénomène et le prévenir. "Il ne s'agit pas seulement d'un virus respiratoire. C'est un virus systémique qui peut provoquer des troubles et un déclin cognitif", assurent ainsi les spécialistes. »
- L’Obs. « Pour Yves Buisson, épidémiologiste et président de la cellule Covid-19 de l'Académie nationale de médecine, ces assouplissements sont les bienvenus en France. Jusqu'à un certain point, car il faut le rappeler : le Covid-19 ne disparaîtra pas de sitôt… [Le] Covid long posera un problème long. Au sein de l'Académie de médecine, on travaille dessus de manière interdisciplinaire : les cardiologues, les endocrinologues, les psychiatres, et bien d'autres spécialités sont sur le pont, car ce mal est polymorphe et très mal défini. On a eu tendance à croire, au départ, que ce n'était qu'une fatigue chronique. Ce Covid long s'en rapproche par certains aspects, mais il s'avère bien plus complexe que cela… On a appris le port du masque. A part les médecins, on ne voyait personne en porter avant la maladie. J'ai vécu longtemps en Asie du Sud-Est, dès que quelqu'un est malade, quelqu'un porte un masque, c'est automatique. Il faut le porter dans un but altruiste, et personne ne savait faire ça. C'est entré dans les moeurs, et c'est bien… on a encore besoin de la vaccination. Il faut la maintenir le plus longtemps possible, notamment chez les enfants, qui en ont très peu bénéficié jusqu'ici, ainsi que pour les personnes vulnérables et-ou âgées. On sait que l'on ne supprimera pas le virus, celui-ci est parfaitement bien adapté à l'espèce humaine, avec des capacités de mutation qui lui permettent d'esquiver nos défenses naturelles. Il continuera de faire des dégâts. On serait, en plus, très embêté en cas de forte résurgence prochaine. Scientifiquement, il est donc important de maintenir une bonne couverture immunitaire. Surtout quand on sait que celle acquise après une infection n'est pas de très longue durée… Peut-être aussi est-il temps d'accélérer les investissements sur de nouvelles méthodes de détection, comme dans les eaux usées, jusqu'ici négligées. Seulement 200 centres sont surveillés aujourd'hui. C'est pourtant un outil de détection précoce de toute résurgence, de tout cluster. »
- Le Monde. « Le Covid-19 a obligé chacun à vivre avec le virus. De Wuhan, en Chine, où tout a commencé, jusqu’au Pérou, où le taux de mortalité est toujours le plus élevé au monde, Le Monde raconte, deux ans plus tard, des trajectoires de vie déviées, par choix ou parce que l’épidémie l’imposait. Par les photographes Ayonitemi, Laylah Amatullah Barrayn, Florence Goupil, Tanya Habjouqa, Heba Khamis, Kirsty Mackay, Gabriele Micalizzi, Rafal Milach, Arne Piepke, Maria Turchenkova et Lu Yufan. »
https://www.lemonde.fr/international/visuel/2022/02/18/nos-vies-transformees-par-la-pandemie-de-covid-19-un-tour-du-monde-en-photos_6114278_3210.html
19-02-2022.
- Le Monde. « Sur LinkedIn, la désinformation en toute tranquillité…Des citations de médecins déclassés, des chiffres sur les effets secondaires mal compris ou exagérés, des photos choquantes décontextualisées… Derrière ses airs sérieux, LinkedIn, la plate-forme Internet destinée aux actifs qui cherchent à « réseauter », est devenue en un an un terrain de jeu prisé pour la désinformation antivax. Officiellement, le service aux 23 millions de comptes français s’en défend… Mais ses usagers font un constat différent. Certains réseaux agissent et censurent ce genre de contenu, mais ce n’est pas le cas sur LinkedIn, déplore Océane Minka, chef de clinique et urgentiste à l’hôpital Bichat à Paris… Fin 2021, Thierry Jacques, médecin-réanimateur engagé dans le combat contre les fausses informations, a interpellé publiquement la directrice de LinkedIn pour la France, Fabienne Arata : Il existe un vrai problème chez LinkedIn lié à la diffusion par une complosphère de plus en plus organisée et agressive de posts désinformateurs sur le Covid, les vaccins, etc. Mais sa lettre est restée sans réponse. Et paradoxalement, son compte a été temporairement suspendu… LinkedIn, qui ne cherche pas à administrer la vérité, comme Mme Arata l’a rappelé à la commission Bronner, surveille les violations de ses règles grâce à quatre centres de modération aux Etats-Unis, en Inde, à Singapour et en Irlande. Aucun n’est situé en France. La plate-forme refuse de détailler les effectifs des modérateurs. Or, de l’avis de tous les observateurs, le système fonctionne de manière très aléatoire. Fondé sur un mélange de détection automatisée, de signalements d’utilisateurs et de modération humaine, il se méprend souvent sur les contenus… Des comptes problématiques, exclus depuis longtemps de YouTube ou Facebook, prospèrent sur LinkedIn sans être inquiétés. Ainsi de la page principale du collectif antirestrictions RéinfoCovid qui, sous couvert de science, défend une vision de société proche des milieux antivaccins. Les fausses informations sont aussi partagées par toute une communauté de ceux qui ont fait des médecines alternatives et du développement personnel un métier, chantres d’un système immunitaire naturel, que l’on ne s’attend pas à trouver sur un réseau connoté business… Autant d’univers identifiés par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires comme des portes d’entrée vers le complotisme. Plusieurs médecins interrogés par Le Monde jugent la situation intenable. « Ce réseau n’a plus rien de professionnel, se désole Thierry Jacques. On se retrouve désormais avec des profils atypiques qui ne savent pas lire des études, mais qui vous expliquent le monde en vous traitant de collabos. » Car la plate-forme est devenue le théâtre d’une guerre d’information, aux militants surmobilisés. « Quand on donne une information sur les vaccins, il y a une meute qui apparaît », se désespère Christiane Lobryeau-Desnus, médecin retraitée engagée dans la lutte contre la désinformation… Dans ses rares arbitrages, LinkedIn censure régulièrement ceux qui luttent contre ce phénomène… Interrogé par la commission Bronner, LinkedIn explique que des utilisateurs auraient utilisé les mêmes modes opératoires que ceux dont ils critiquaient les méthodes (violences, propos injurieux, effet de masse, etc.). Au Monde, un représentant de la plate-forme précise qu’ils peuvent faire appel de la sanction. »
- Le Monde. « Covid-19 : avec le variant Omicron, des réinfections de plus en plus fréquentes. Entre début mars et décembre 2021, celles-ci constituaient 0,8 % de l’ensemble des infections en France. Elles en représentaient 3,6 % entre début décembre et fin janvier. »
- Ouest France. « Alors que le gouvernement a évoqué des perspectives pour la levée du passe vaccinal, ses opposants ont défilé une nouvelle fois. Ils dénoncent une promesse électoraliste.»
- L’indépendant. « Des scientifiques californiens ont mis en évidence un traitement du Covid Long à base d'antihistaminiques, utilisés habituellement pour guérir les inflammations liées aux réactions allergiques… L'étude a été lancée et publiée dans la revue The Journal for Nurse Practitioners suite à une découverte fortuite de la part de deux patientes. Alors qu'elles étaient traitées aux antihistaminiques pour d'autres affections, elles ont rapporté un rétablissement presque complet des séquelles du Covid après l'administration de ces médicaments. A noter que les symptômes du Covid Long sont revenus pour la première patiente alors qu'elle avait arrêté son traitement durant 72 h. Son médecin lui a alors prescrit une dose quotidienne d'antihistaminique qui lui a permis de retrouver 90% de ses capacités. Même résultat pour la deuxième patiente qui a, elle, retrouvé 95% de ses facultés après ce traitement… Si les antihistaminiques, médicament en vente libre et peu coûteux, représentent un fort espoir pour les malades, des études à plus grande échelle seront désormais menées pour confirmer cette piste. Bien entendu, tout traitement doit se faire sous le contrôle de son médecin traitant. »
- L’indépendant. « Omicron: la part du variant BA2 augmente en France alors que des signes de sévérité accrue sont mis en lumière… [Une] étude japonaise se terminait par cette alerte des auteurs: "Le risque de BA2 pour la santé mondiale est potentiellement plus élevé que celui de BA1". »
- APMnews (site médical). Le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) souligne que « stigmatiser les réfractaires comporte le risque de renforcer leur décision de non-vaccination, voire d'inciter des primovaccinés réticents à renoncer au rappel… [Ce point a été relevé par le Pr Raoult dans sa dernière vidéo. Voir supra, en date du 17 février]. Le COSV souligne le "sentiment d'abandon souvent rapporté" par les personnes immunodéprimées.»
Avis du COSV dans sa note du 3 février.
21-02-2022.
- Libération. « Ces dernières semaines, quinze enfants de moins de 9 ans sont morts à l’hôpital avec un diagnostic positif au Covid. La grande majorité avait moins de 5 ans. Mais tous ces décès ne sont pas forcément directement imputables au coronavirus… [Selon Santé Publique France] l’analyse des données de mortalité toutes causes confondues ne montre aucun excès de mortalité chez les moins de 15 ans en 2020, 2021 et début 2022…Depuis le début de l’épidémie, un total de 39 décès d’enfants présentant un lien possible avec le Covid-19 ont été enregistrés, dont vingt-deux avaient moins de 5 ans, cinq avaient entre 5 et 11 ans et douze entre 12 et 17 ans… François Angoulvant, pédiatre à l’hôpital universitaire Robert-Debré de Paris, et président du Groupe francophone de réanimation et d’urgences pédiatrique (GFRUP), incite à prendre avec des pincettes des chiffres qui ne tiennent pas seulement compte des décès directement imputables au Covid-19… Il y a des cas où le Covid est clairement impliqué, et d’autres cas où s’il y a une responsabilité, elle n’est au mieux que très partielle, note le pédiatre…»
- Le Monde. « Selon la HAS, les résultats préliminaires d’une étude suggèrent une légère augmentation du risque d’infarctus du myocarde dans les deux semaines suivant l’injection du vaccin Janssen chez les adultes de moins de 75 ans… La HAS recommande ainsi, dans l’attente des conclusions de l’AEM, de reporter les injections prévues avec le vaccin Janssen, sauf chez les personnes à risque de forme sévère de la maladie qui présentent une contre-indication aux vaccins à ARN messager (ARNm). »
- Le Parisien. « La Haute Autorité de santé confirme que … les performances des tests salivaires antigéniques demeurent insuffisantes, car la sensibilité retrouvée dans les études retenues est inférieure aux exigences de 50 % chez les personnes asymptomatiques et 80 % chez les personnes symptomatiques fixées par la HAS pour les tests rapides. »
« Olivier Véran a indiqué qu’au-delà des éléments scientifiques, le ras-le-bol d’une partie de la population vis-à-vis des vaccins est à prendre en compte dans la décision d’administrer - ou non - des doses supplémentaires. »
23-02-2022.
- Libération. « Lors de la première semaine de février, les patients positifs au Sars-Cov-2 mais hospitalisés pour une autre raison représentaient ainsi un tiers des patients Covid entrés à l’hôpital, contre moins de 15 % en 2021. Un phénomène qui peut avoir pour conséquence de surestimer l’impact de l’épidémie sur l’hôpital, puisque sont comptabilisées parmi les «hospitalisations Covid» des personnes positives mais prises en charge pour une autre pathologie… toute personne positive, vaccinée ou non, et hospitalisée pour une autre raison que le virus, entrera dans le calcul sur la capacité du vaccin à prévenir les hospitalisations. Or les vaccinés étant surreprésentés dans cette catégorie «avec Covid», l’efficacité vaccinale sera facialement amoindrie… Mais si on ne retient que les hospitalisés «pour Covid», ce rapport est un peu modifié. Sur la même période, et suivant ce critère, il y a eu 2478 hospitalisations de non-vaccinés (sur un million de non-vaccinés), contre 285 hospitalisations de vaccinés (sur un million de vaccinés). Soit un risque d’être hospitalisé en raison du Covid 8,7 fois inférieur pour les vaccinés avec rappel par rapport aux non-vaccinés, contre 7,6 fois dans le cas précédent. Pour les vaccinés sans rappel, le rapport passe de 4,3 (toutes hospitalisations Covid) à 4,9 (hospitalisations «pour Covid» uniquement). »
Il me semblait avoir lu récemment que seraient comptés séparément les hospitalisés pour covid et les hospitalisés avec covid mais pour une autre raison. Sinon, c’est le risque d’amalgames.
Au 27 février, et depuis plusieurs jours, tous les médias constatent la baisse des contaminations et des hospitalisations.
L'actualité est maintenant celle de l'invasion de l'Ukraine par les armées de Poutine. D'aucuns parlaient de "dictature" au sujet des mesures sanitaires. On a en ce moment un exemple cruel de ce qu'est une dictature: pouvoir sans partage et destructeur.