Avril 2022
01-04-2022.
- Sciences et Avenir. « La vaccination des 5-11 ans diminue de deux tiers le risque d'hospitalisation… C’est la conclusion de la plus grande étude faite à ce jour sur l’efficacité du vaccin Pfizer–BioNTech chez les enfants de 5 à 11 ans, publiée […] dans The New England Journal of Medicine… Chez les 12-18 ans, la situation à l’hôpital était proche : 87% des hospitalisés n’étaient pas vaccinés, proportion qui montait à 93% pour ceux en réanimation (qui concernait 27% de ces enfants hospitalisés, dont 2 sont décédés). Selon les auteurs, la protection vaccinale contre l’hospitalisation dans cette tranche d’âge était très élevée contre le variant Delta (90%) mais chutait considérablement contre Omicron (40%). En revanche, la protection contre les formes graves entrainant une admission en réanimation à cause d’Omicron restait plus élevée (79%, contre 96% contre Delta)… Nicolas Gutierrez C. observe que "l’immense majorité des enfants de 5 à 11 ans ne sont pas encore vaccinés. […] En France, une proportion plus grande des 12-17 ans a déjà été entièrement vaccinée (82%), mais ce taux est extrêmement bas chez les enfants plus petits : 2,5% pour les 5-9 ans et 7,5% pour les 10-11 ans". »
- Marianne. « Deux études publiées ce vendredi 1er avril indiquent que les personnes à la fois vaccinées contre le Covid-19 et infectées par la maladie, sont plus résistantes au virus… Le premier de ces travaux se base sur les données de santé de plus de 200 000 Brésiliens, dont le pays a été l'un des plus frappés au monde par la pandémie de coronavirus. Sur cet échantillon, une partie des individus ont été infectés sans être vaccinés. Chez ceux qui ont survécu à la maladie, une partie a reçu un vaccin – Pfizer/BioNTech, AstraZeneca, Sinovac ou Johnson & Johnson/Janssen – et l'autre non. Or, ces quatre vaccins s'avèrent donner une protection supplémentaire et conséquente aux personnes déjà infectées par le Covid-19 auparavant, remarque l'un des auteurs, Julio Croda. Cette protection est plus ou moins importante : les risques d'hospitalisation ou de décès sont réduits de 90 % avec Pfizer/BioNTech et AstraZeneca, d'environ 80 % avec Sinovac, mais d'un peu plus de la moitié seulement avec Johnson & Johnson. La seconde étude, réalisée à partir de données suédoises, va dans le même sens. Elle montre que les anciens malades du Covid-19 gardent une immunité élevée jusqu'à une vingtaine de mois. Elle indique aussi que ces personnes voient le risque de réinfection baisser encore plus – de deux tiers, environ – si elles ont été vaccinées après leur première infection. Ces deux études ont toutefois une faiblesse : elles couvrent une période qui précède l'émergence du variant Omicron, nettement plus contagieux et résistant aux vaccins que ses prédécesseurs. Cependant, elles laissent penser que l'immunité hybride, acquise en étant à la fois exposé à une infection et à la vaccination, (...) pourrait donner une protection durable, y compris contre de nouveaux variants, estime le chercheur indien Pramod Kumar, qui n'a pas participé à ces études. »
- Marianne. « Depuis deux semaines, le nombre de cas positifs au Covid-19 liés au variant BA.2 est en hausse, provoquant une fois de plus une désorganisation à l’école, dans les entreprises et dans les métiers du soin. »
- Ouest France. « Pour le médecin épidémiologiste de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire, pas de doute possible : Il s’agit bien d’une 6e vague. Pourquoi arrive-t-elle maintenant ? C’est toujours la même chose : il s’agit d’un variant de variant. On passe d’Omicron BA.1 à Omicron BA.2, qu’on avait vu apparaître en anticipation au Danemark. Là-bas, les deux épidémies se sont cumulées. Ici, elles se succèdent. Les deux variants sont assez proches : Ils ont une contagiosité extrême, et le BA.2 est même 50 % plus contagieux que la première version. À la différence que le nouveau variant touche moins spécifiquement les enfants mais toutes les tranches d’âges… Habituellement, une infection déclenche une immunité plus solide que la vaccination. Les études montreraient qu’ici, la vaccination viendrait renforcer l’immunité après l’infection. Or, ici, une partie de la population n’a pas eu le temps de faire son rappel après avoir eu l’Omicron. Ce qui explique que des gens seraient réinfectés à quelques semaines d’intervalle… L’impact est contenu pour l’instant sur l’offre de soins pour ce qui est du Covid, souligne Jean-Jacques Coiplet, le directeur général de l’ARS Pays de la Loire. Mais on assiste à une épidémie de grippe corrélée à un nombre important de personnes touchées par des gastro-entérites. Avec comme conséquence une saturation des urgences, des fermetures de lit dans certains établissements, liées à l’absentéisme et la fatigue des soignants. Jean-Jacques Coiplet le martèle : Il est nécessaire de poursuivre la vaccination et de faire respecter les gestes barrières, aussi efficaces contre la grippe et la gastro. »
07-04-2022.
- L’Express. « Le nombre de contaminations au Covid-19 en France se stabilise mais le nombre de personnes hospitalisées positives au coronavirus continue d'augmenter, selon les derniers chiffres publiés par Santé publique France mercredi 6 avril. Afin d'éviter une pression trop forte sur les hôpitaux, une quatrième dose de rappel va bientôt être accessible pour les personnes âgées de 60 ans et plus, a annoncé le ministre de la Santé. Elle ne sera pas obligatoire. Une étude révèle par ailleurs que les risques de formations de caillots sanguins perdurent jusqu'à six mois après l'infection au virus, un risque plus élevé chez les patients atteints de comorbidités et ceux atteints d'une forme de Covid-19 sévère. » Ces informations sont également présentes dans les autres médias.
- L’Express. « Directrice de recherches émérite à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et membre de l'Académie des sciences, Dominique Costagliola fustige une politique de l'autruche du gouvernement français, alors que les contaminations du Covid-19 sont de nouveau à un niveau élevé et que la France recense déjà 18 000 morts depuis le début d'année… l'épidémiologiste et biostatisticienne déplore l'absence d'une vraie vision de santé publique sur l'aération des bâtiments ou l'usage du masque, qui, dans le futur, pourrait devenir un outil utile pour les personnes touchées par une maladie contagieuse respiratoire. Elle critique aussi le "storytelling", notamment développé par le cabinet McKinsey, sur "l'endémicité" du Covid-19, qui ne serait plus l'équivalent que d'une simple grippe. »
- Sciences et Avenir. « Le Covid-19 augmente le risque d'hospitalisation pour d'autres maladies… Les chercheurs de l’Université chinoise de Hong Kong ont analysé les données de santé de 412.000 patients britanniques, grâce à la gigantesque base de données UK Biobank, qui compile l’information médicale de plus de 500.000 personnes. Les patients inclus dans l’étude avaient tous été hospitalisés au moins une fois durant la pandémie… [les auteurs] ont comparé la probabilité d’être hospitalisé ou de décéder pour n’importe quelle maladie entre les patients infectés (un total de 25.460) ou pas, après avoir ajusté plusieurs facteurs de risque comme l’âge… l’infection par le coronavirus (...) augmentait significativement ces probabilités pour un grand nombre de maladies. Par exemple, les personnes ayant fait une forme sévère de Covid-19 étaient hospitalisées jusqu’à 12 fois plus fréquemment pour plusieurs maladies respiratoires (comme le pneumothorax, un affaissement des poumons), 2 fois plus pour des infarctus du myocarde, 4 fois plus pour des accidents vasculaires cérébraux (AVC), 5 fois plus pour des dysfonctionnements des reins, près de 4 fois plus pour la maladie de Parkinson, 4 fois plus aussi pour des problèmes neurocognitifs, 9 fois plus pour des dommages cérébraux (y compris le coma), 3 fois plus pour des dysfonctionnements du pancréas, 5 fois plus pour des infections des os (ostéomyélite) et entre 3 et 4 fois plus pour des fractures (ce qui pourrait s’expliquer par des conséquences du Covid-19, comme la fatigue ou les problèmes neurologiques, qui peuvent augmenter le risque de chute)… Le Covid sévère était aussi lié à un risque accru d’infections secondaires (4 fois plus d’infections bactériennes) et à des chiffres plus élevés concernant le développement de tumeurs (3 fois plus pour les cancers de l’estomac et 5 fois plus pour ceux du cerveau)… Les auteurs expliquent bien que ce risque accru de cancer n’est probablement pas causé directement par le Covid-19 mais que le coronavirus facilite le terrain pour les tumeurs en dégradant l’état de santé général et notamment le système immunitaire… Les personnes ayant eu le Covid-19 mais sous sa forme légère (sans hospitalisation) présentent aussi un risque accru pour certaines maladies, comme des douleurs musculaires ou des problèmes pulmonaires comme les pneumopathies d’inhalation (inflammation des poumons à cause du passage du contenu gastrique dans les voies respiratoires). Le risque de mortalité, toutes causes confondues, était aussi plus élevé, notamment à cause d’une augmentation très importante des décès à cause de problèmes neurocognitifs (9 fois plus fréquente après un Covid léger)… La plupart de ces excès d’hospitalisation et décès étaient observés dans les 3 mois après l’infection, mais même après 6 mois le risque restait élevé pour certaines maladies, comme les pneumopathies d’inhalation, les dysfonctionnements rénaux, les blessures et les fractures, ainsi que des infections bactériennes.»
08-04-2022
- Le Parisien. « Les travaux de chercheurs suédois révèlent un risque accru de thrombose veineuse profonde (un caillot sanguin dans la jambe) jusqu’à 3 mois après l’infection au Covid-19, d’embolie pulmonaire (un caillot de sang dans les poumons) jusqu’à 6 mois après et d’un événement hémorragique jusqu’à 2 mois après… Ce risque est plus élevé chez les patients atteints de comorbidités et ceux atteints d’un Covid-19 sévère. Il était plus marqué pendant la première vague pandémique par rapport aux deuxième et troisième vagues… Les risques accrus observés pendant la première vague par rapport aux deux suivantes pourraient s’expliquer par les améliorations ultérieures des traitements et de la couverture vaccinale chez les patients plus âgés… Pour les chercheurs, ces résultats justifient la prise de mesures visant à prévenir les événements thrombotiques (comme l’administration de traitements qui préviennent la formation d’un caillot dans les vaisseaux sanguins), en particulier pour les patients à haut risque, et renforcent l’importance de la vaccination contre le Covid-19. »
- La Croix. « Sandrine Sarrazin, chercheuse Inserm au centre d’immunologie de Marseille Luminy, indique que "la plupart des personnes qui ont été contaminées à deux reprises sur les 3 derniers mois l’ont été par deux variants différents, d’abord Delta à la fin de l’année dernière, et maintenant Omicron. Ils sont suffisamment distincts pour que les anticorps produits lors de l’infection à Delta aient du mal à reconnaître Omicron. En fait, c’est presque comme si on attrapait deux virus différents… [Le vaccin] continue d’être utile, car il protège toujours des formes graves. La vaccination procure des anticorps dirigés vers la souche originelle du virus, celle de Wuhan. L’arme n’est donc plus adaptée à la cible, un peu comme si on attaquait un tank avec une arbalète". Yannick Simonin, virologue à l’université de Montpellier ajoute que "l’immunité globale acquise par les infections et la vaccination font que nous ne sommes pas dans la même situation qu’il y a 2 ans. Cet acquis existe bel et bien, et s’il ne protège pas des infections, il nous préserve des formes graves et donc du risque de saturation des hôpitaux. Quant au risque d’être réinfecté, il reste moins important que celui d’être infecté tout court, surtout si l’on n’a pas de schéma vaccinal complet". Sandrine Sarrazin souligne enfin que "se contaminer massivement comme on le fait depuis la levée des restrictions, c’est courir le risque de multiplier les cas de “Covid long”. Et une chose est sûre : ce problème de santé publique est devant nous". »
- La Santé Au Quotidien. « Plusieurs patients ont signalé des pertes auditives et des acouphènes suite à l’injection du vaccin anti-Covid… L’OMS a répertorié 37 529 cas de pertes auditives ou acouphènes dans le monde. Ce qui reste un effet indésirable rare au vu des 4,5 milliards de personnes vaccinées… Selon l’OMS, les troubles auditifs ne sont pas seulement liés au vaccin contre la Covid-19. Un phénomène similaire a été également été observé lors d’autres campagnes de vaccination comme celle contre la grippe H1N1… Les personnes concernées par les troubles auditifs ou les acouphènes sont de «jeunes adultes en bonne santé et sans comorbidités» précise l’OMS. Les troubles auditifs ont eu lieu quelques minutes à plusieurs heures après l’injection de leur première dose de vaccin. »
- L’Express. « Confinement, familles séparées : à Shanghai, colère et désespoir face à la stratégie zéro Covid. Alors que la nourriture manque, le mécontentement monte dans la population face aux mesures radicales du gouvernement. Et l'économie est menacée. »
- Regardant le site du média Huffpost à propos de l’info sur l’appel à des consultants privés pour travailler sur des mesures au bénéfice de la petite enfance (pour 425.000 euros !) alors que l’étude avait été confiée à une équipe composée par Boris Cyrulnik (bénévole) qui n’était pas au courant du doublon (!) (https://www.huffingtonpost.fr/entry/petite-enfance-une-mission-de-conseil-a-425000-euros-qui-passe-mal_fr_624d6573e4b0d8266ab34285 )
je vois un article intitulé « Pourquoi les sceptiques du Covid sont aussi sceptiques de la guerre… [Selon ] Anthony Mansuy, journaliste pour Society, auteur d’un ouvrage à paraître consacré aux mouvements complotistes et aux “covido-sceptiques” intitulé Les Dissidents: une année dans la bulle conspirationniste… l’explication n’est ni simpliste ni unique. Le “mouvement” complotiste est multiple, difficile à cerner. Ce qui le nourrit mélange intérêts géopolitiques, économiques et idéologiques. Derrière cette multiplicité, derrière les divergences, émerge selon le journaliste un point commun: “pour amener le nouveau monde, il faut en finir avec le concept d’Occident, la démocratie libérale, quoi qu’il en coûte. Et Poutine est le seul rempart.” »
https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-les-sceptiques-du-covid-sont-aussi-sceptiques-de-la-guerre-en-ukraine_fr_623d9e04e4b0def9daec27f4
13-04-2022.
- L’Express. « Pour le chef du service de néphrologie de la Pitié-Salpêtrière, plutôt que de revoir notre modèle de société afin de le rendre plus résistant aux pandémies, nous avons préféré l'inaction… Au-delà des discussions sans fin sur les modèles choisis pour contenir la diffusion du virus, les causes profondes de cette crise n'ont pratiquement pas été analysées, et ce pour une raison simple : cela nous aurait obligés à considérer des mesures que nous sommes incapables de prendre :
*Les zoonoses existent, en partie, en raison de la destruction des habitats naturels de la faune sauvage.
*La mortalité de ce virus a été dramatique dans des pays comme l'Inde et le Brésil, en raison de systèmes sanitaires très défaillants et de décisions politiques radicales.
*Les pauvres et les minoritaires (par exemple les populations noires ou hispaniques aux Etats-Unis) meurent beaucoup plus du Covid parce qu'ils ont plus de comorbidités (diabète, obésité), et qu'ils ont moins accès au médecin ou même à l'hôpital.
*Le Covid-19 est une pandémie. L'obésité et le diabète, risque de mortalité de l'infection, le sont également. Lutter contre l'épidémie de diabésité (pathologie associant obésité et diabète), c'est aussi dramatiquement réduire les conséquences des épidémies à venir.
*La pollution est un facteur de risque de diffusion de la pandémie et d'augmentation de sa gravité.
*La circulation très rapide et massive des marchandises et des personnes permet une progression fulgurante des pathogènes.
*L'absence de vaccination dans les pays pauvres crée des zones de "fabriques" de variants plus agressifs.
Le Covid-19 et ses conséquences ont été rendus possibles par l'urbanisation trop intense, la promiscuité, la destruction de la forêt amazonienne, les inégalités, la pauvreté, la pollution massive, notre choix forcené des libertés individuelles contre l'égalité de tous, la politisation des enjeux médicaux, l'absence de structures sanitaires dans de nombreux pays et l'affaissement des nôtres... Et que dire de notre incapacité à fournir des vaccins aux pays pauvres sous prétexte qu'ils n'en voudraient pas, que leurs infrastructures n'en permettraient pas l'application et que le Covid n'aurait pas touché l'Afrique ? Ce sont les mêmes prétextes que les pays riches, repus de leurs certitudes, ont exprimés il y a trente ans pour ne pas considérer l'épidémie de VIH sur ce continent… Aux décomptes des morts et des cas de Covid ont succédé ceux du PIB, de l'emploi et des cours de Bourse. Considérer les deux, produire et respecter notre environnement et l'autre semble inaccessible à l'esprit humain. A défaut de bâtir de nouveaux modèles, nous courrons vers l'abîme.»
- L’Express. « loin de la rapide décroissance espérée par les autorités sanitaires, le Covid-19 demeure en France à un niveau très élevé. Plus de 190 000 nouvelles contaminations ont été relevées pour la journée du mardi 12 avril, laissant ladite moyenne au-dessus de 133 000 cas quotidiens… Le variant BA.2, de la famille Omicron, est actuellement le plus actif sur le territoire. Enfin, 156 personnes sont mortes du Covid-19 à l'hôpital en vingt-quatre heures, portant le total à 143 625 décès en France depuis le début de la pandémie…Les sous-variants BA.4 et BA.5 ont été repérés en Europe, en Belgique, au Danemark ainsi qu'au Royaume-Uni, mais également en Afrique du Sud, des pays qui demeurent très actifs dans le séquençage…Les dénommés XD - responsable d'une soixantaine de cas dans l'Hexagone - et XF sont des variants recombinants, piochant dans les variants Delta et le sous-variant BA.1. Le XE serait quant à lui issu d'un subtil mélange des variants d'Omicron BA.1 et BA.2, indique Le Parisien… La capitale économique chinoise, peuplée de 25 millions de personnes, fait actuellement face à la pire poussée de Covid-19 depuis le début de l'épidémie. Les habitants sont pratiquement tous confinés chez eux depuis début avril… A Shanghai, la municipalité… a décidé d'alléger, lundi, les restrictions anti-Covid-19 dans certains quartiers à la suite d'un mécontentement croissant des habitants face au confinement très strict en vigueur jusqu'à présent. Celui-ci a causé des pénuries alimentaires et contraint des milliers de personnes à l'isolement dans des centres spécialisés… Entre le 27 décembre 2020 et le 31 janvier 2022, la campagne de vaccination en Italie contre le Covid-19 a permis d'éviter environ 150 000 morts, a estimé l'Institut supérieur de la santé (ISS) dans une étude publiée ce mercredi. La vaccination a en outre permis d'éviter huit millions de cas supplémentaires de Covid-19, plus de 500 000 hospitalisations et plus de 55 000 cas en soins intensifs, selon la même source. »
17-04-2022.
- La Dépèche.fr. « L'OMS affirme que chez certains patients, une corrélation existe entre la vaccination contre le Covid-19 et de potentiels troubles auditifs. Ces symptômes sont également décrits chez de nombreux patients contaminés par le virus… Plus de 37 500 cas de troubles auditifs après vaccination ont été repérés dans 86 pays : "Une centaine de cas qui peuvent être réversibles ont été détectés en France", estime le professeur Jean-Louis Montastruc, responsable du centre de pharmacovigilance et d’information sur le médicament au CHU de Toulouse, interrogé par La Dépêche… Des troubles auditifs ont été constatés chez des personnes majoritairement âgées ou fragiles, ayant des risques de surdité, près de 5 jours après avoir été vaccinés. "Ces troubles s'atténuent généralement au bout de quelques semaines, voire quelques mois", décrit le professeur Montastruc qui insiste : "L'imputabilité du vaccin doit cependant être vérifiée au cas par cas"…La propagation récente du sous-variant BA.2 - qui représente actuellement plus de 96% des contaminations au Covid-19 en France - n'est d'ailleurs pas étrangère à la démultiplication de potentiels symptômes auditifs. Cette nouvelle souche du SARS-CoV-2 s'attaque plus que ses prédécesseures à la sphère ORL : votre gorge, votre nez, votre bouche... L'acouphène (les oreilles qui bourdonnent, qui sifflent ou qui grésillent) est aussi un symptôme cité à de nombreuses reprises par des patients contaminés. Pour l’heure, l’Organisation mondiale de la Santé ne l'a pas encore décrit comme un symptôme connu du Covid-19 et pour cause : les acouphènes ont une association complexe avec l'anxiété et le stress, deux phénomènes courants dans la population générale pendant cette pandémie. "C'est un symptôme qui touche aujourd'hui entre 10 et 15% des Français", explique le professeur Jean-Louis Montastruc. Le lien de causalité avec le Covid-19 reste donc difficile à établir. »
19-04-2022.
- L’Express. « Un collectif [d’universitaires et professeurs] met en garde contre la "croyance" selon laquelle la pandémie serait finie et critique le fatalisme actuel estimant qu'on ne peut plus contrôler les contaminations… Depuis le début de la pandémie, des pays occidentaux - parmi les plus libéraux au monde - ont réussi à éliminer le virus pendant 18 mois. Sur tous les plans, ils ont été les grands gagnants, qu'il s'agisse de santé, économie, mobilité ou libertés. Bien sûr, les gens se sont fatigués des restrictions mais qu'il s'agisse de santé, d'économie ou de liberté, on sait ce qui fonctionne, et la bonne nouvelle aujourd'hui est que cela ne suppose pas nécessairement de confiner. Les confinements font partie de la stratégie quand ils sont locaux et de courte durée mais nous avons d'autres moyens grâce aux innovations technologiques. Le dépistage de masse accompagné d'une bonne aération en intérieur permet l'élimination des virus… Pour nous en sortir, nous devons tordre le cou à deux fausses croyances. La première est que la pandémie est finie et la deuxième est qu'il n'y a plus rien à faire. C'est erroné. On peut stopper les infections en 4 à 6 semaines si on s'y prend bien. Le cycle d'infection d'Omicron et BA.2 présente l'avantage d'être plus court, ce qui accélère la baisse quand elle est enclenchée, de même qu'a contrario la reprise est aussi plus rapide. Il est urgent de prendre les mesures suivantes pour maîtriser les contaminations :
- Assurer un suivi épidémiologique basé sur le nombre de cas et les impacts sur le système de santé.
- Faire des tests régulièrement voire envisager le dépistage à grande échelle.
- Poursuivre activement le traçage, l'isolement et les quarantaines.
- Porter des masques FFP2/N95/KN95 en intérieur y compris dans les transports publics.
- Assurer une protection efficace des personnes vulnérables, en particulier immunodéprimées avec notamment des schémas vaccinaux renforcés, prophylaxie par anticorps monoclonaux, traitements curatifs en cas de contamination.
- Apporter une aide financière à tous ceux qui sont affectés par la pandémie et les réponses qu'ils doivent y apporter comme le fait de s'isoler.
- Communiquer efficacement sur la possibilité d'atteindre rapidement ensemble l'élimination, tout en reconnaissant le vrai coût social, économique et en termes de santé de ne pas y parvenir.
- Mettre en place des systèmes de ventilation et des purificateurs dans les espaces publics confinés. »
22-04-2022.
- TF1 info. « Le temps a donné raison à la science. Malgré les inquiétudes et les fausses alertes, après bientôt un an de vaccination ouverte à tous, le bilan est sans appel. Les vaccins contre le Covid-19 sont sûrs. Et pourtant, certains n'en démordent pas. Le laboratoire Pfizer cacherait encore des informations confidentielles au public. Dans une publication, un internaute assure ce 17 avril que des "documents Pfizer continuent à être publiés" et qu'ils permettent de faire une "révélation explosive". "L'immunité naturelle fonctionne et Pfizer le sait depuis le début", écrit-il. Il n'y aurait même "aucune différence dans les résultats entre ceux qui avaient déjà été infectés et ceux qui avaient reçu le vaccin". Nous avons remonté le fil de cette affirmation. Dans sa publication sur les réseaux sociaux, l'auteur ne cite qu'une seule source, dont la crédibilité laisse à désirer. Il s'agit d'un article du blog sino-américain "Epoch Times". Bien connu dans les sphères complotistes, ce site pro-Trump n'a cessé de diffuser de fausses informations tout au long de l'épidémie… De fait, les essais cités dans les documents transmis par le laboratoire pharmaceutique relèvent bien que l'immunité induite par la vaccination est au moins aussi efficace que celle après une infection. La réponse immunitaire était "similaire" dans les groupes vaccinés que dans ceux "du panel de sérum convalescent", lit-on ainsi dans le document... Qui poursuit en relevant qu'au 28ᵉ jour - soit une semaine après la deuxième dose - l'efficacité protectrice et la persistance des anticorps neutralisants étaient "1,8 fois et 2,8 fois supérieurs" à ceux du "panel de sérum convalescent", en fonction du dosage. Comme on le lit dans le document, "la réponse immunitaire déclenchée par le vaccin est plus pertinente pour la protection" contre la maladie. On lit donc noir sur blanc l'exact inverse de l'affirmation de ce blog aux théories fallacieuses. »
25-04-2022.
- Le Figaro. « Seul environ un patient hospitalisé pour Covid-19 sur quatre était totalement rétabli après un an, indique une étude britannique, qui précise qu'être une femme ou obèse accroît le risque de conserver des problèmes de santé ».