Juin 2022

03-06-2022.

Le Monde. « Selon une étude d’observation récente, le vaccin chinois de Sinovac est aussi efficace, à trois doses, que celui de Pfizer. Mais les vaccins à ARN continuent d’exercer une fascination, y compris dans les pays du Sud, en Chine et en Russie… Première suspicion ayant pesé sur ce vaccin : les résultats des essais cliniques rigoureux de grande ampleur menés avec Sinovac n’ont pas été publiés. Mais les efficacités rapportées par le laboratoire variaient considérablement d’un site à l’autre : de 50,7% au Brésil à 83,5% en Turquie, contre les formes légères de Covid-19… chez les 20-59 ans, les vaccins de Pfizer ou de Sinovac, à deux doses, sont à peu près aussi efficaces contre les formes graves et les décès (95,2% pour le premier, 91,7% pour le second). Mais chez les 60 ans et plus, ceux qu’il faut protéger en priorité, deux doses de Pfizer font nettement mieux que deux doses de Sinovac (88,2% de protection, contre 74,1%)… Trois doses de Sinovac font aussi bien que trois doses de Pfizer contre les formes sévères (98,1% de protection) ou mortelles (98,6% de protection), tous âges confondus… Reste à connaître la durée de la protection conférée par ces trois doses , observe la virologue Marie-Paule Kieny, qui note qu’avec les vaccins à ARN, la décroissance de la protection est tout de même assez rapide, par rapport à d’autres vaccinsLes vaccins à ARN sont les plus efficaces face aux mutants, estime Jean-Daniel Lelièvre, chef du service d’immunologie clinique et maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (AP-HP). Mais comme l’enjeu est de vacciner l’ensemble de la population, ce qui implique des volumes importants de production, en évitant de créer une dépendance de certains pays à l’égard d’autres, l’utilisation de vaccins possiblement moins efficaces est tout à fait envisageable. Ce sont des questions diplomatiques autant que scientifiques, pointe-t-il… La mauvaise réputation qui colle à la peau des vaccins chinois, notamment, s’observe à la fois dans les pays du Nord et du Sud. Les Chinois, par exemple, regrettent de ne pas avoir accès aux vaccins occidentaux, commente Antoine Flahault.
Pour moi, la pandémie de Covid-19 a mis en lumière une fracture. Elle a illustré l’incapacité du monde à se mettre en ordre de marche pour délivrer un bien public mondial, en matière de santé, déplore Michel Kazatchkine. Or, il n’y a pas qu’un seul type de vaccins salvateurs pour le monde. Chaque vaccin a ses avantages et ses inconvénients. Il serait sain, à mon sens, que l’OMS réunisse enfin des groupes d’experts pour recommander des schémas vaccinaux optimaux, poursuit-il.
Schémas pouvant combiner différents types de vaccins : à ARN pour les deux premières doses, par exemple, puis inactivés ou à base d’adénovirus pour le rappel – ou le contraire », avance la journaliste. « Cette vaccination hétérologue suscite de plus en plus d’intérêt. C’est peut-être dans ce cadre que le vaccin Sinovac pourrait trouver sa meilleure place, affirme Marie-Paule Kieny. »

4-06-2022.
- Huffpost. « Depuis début mai, deux autres sous-variants sont en train de s’imposer en France: BA.4 et BA.5.
Détectés tous les deux pour la première fois en Afrique du Sud (où Omicron a également été séquencé en premier), ces deux variants ont un avantage sur les précédentes versions d’Omicron. “Probablement grâce à leur capacité à échapper à une immunité acquise par une infection et/ou la vaccination, notamment si celle-ci a diminué avec le temps”, note le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport du 13 mai… BA.4 et BA.5 ont déjà provoqué une vague de contaminations en Afrique du Sud qui a démarré le 1er avril, suivi d’une hausse des hospitalisations et des décès. Le pic des cas a été atteint un mois plus tard. Mais pour le moment, l’impact hospitalier a été plus limité que lors des précédentes vagues. BA.4 et BA.5 se sont également imposés un peu plus tard au Portugal, entraînant là aussi une hausse des contaminations qui a démarré début mai et est toujours en cours. Il n’est pourtant pas dit que ces sous-variants d’Omicron entraîneront des hausses similaires s’ils s’imposent en France. Plusieurs facteurs rentrent en jeu, notamment le nombre de contacts, mais aussi l’immunité de la population.
Or, sur ce point, la France se distingue quelque peu de l’Afrique du Sud et du Portugal: après BA.1, le variant BA.2 a contaminé de nombreuses personnes. Santé publique France, dans une analyse publiée le 18 mai, rappelle à ce sujet que “BA.4 et BA.5 sont génétiquement plus proches de BA.2 que de BA.1, et BA.2 pourrait donc conférer une meilleure protection contre BA.4 et BA.5”… Si l’immunité induite par les vaccins et les infections antérieures diminue toujours fortement le risque de formes graves, les conséquences sanitaires d’une 7e vague seront limitées. Pour répondre à ces questions, il faut se montrer patient et scruter l’évolution des indicateurs dans les semaines à venir. »
- Ouest France. « Alors que Santé publique France se veut plutôt rassurante sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, le Dr Benjamin Davido et le professeur Yves Buisson s’inquiètent d’une nouvelle vague à l’automne. Face aux nouveaux variants et à des contaminations qui repartent en hausse, ils jugent urgent de disposer de nouveaux vaccins et de relancer une politique de vaccination régulière, comme pour la grippe…
Le Dr Benjamin Davido, infectiologue et directeur médical référent Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine)… invite les Français à continuer de porter le masque dans les transports en commun et dans les situations à risque… l’infectiologue veut secouer le cocotier et en appelle à une autre approche, beaucoup plus volontariste, en matière de vaccination, pour éviter que l’hôpital public, dans l’état dans lequel il est, se trouve sous une vague épidémique après la rentrée de septembre. Car, rappelle-t-il, on a 10 à 15 millions de Français fragiles, dont une part bien trop faible a bénéficié d’un second rappel (32,4 % des 60-79 ans et 27,5 % des plus de 80 ans)…
Ce point de vue est partagé par le professeur Yves Buisson, président de la cellule Covid-19 de l’Académie de médecine… Le virus est chez lui, désormais. Il ne va pas lâcher l’humain. Il va continuer de circuler, tout le temps. Or on s’immunise mal contre lui et on est mal protégé. Face à un risque probable de reprise, à la rentrée, avec le retour du froid, du travail, de l’école, alors qu’on a abandonné toutes les mesures barrières, il faut, insiste-t-il, que les personnes vulnérables se protègent . Alors que, selon lui, le politique a toujours couru derrière l’épidémie, depuis le début, il estime qu’il serait bienvenu que soit mise en place une politique de vaccination, à l’aide d’un vaccin contre le Covid de deuxième génération, à spectre plus large, qui pourrait, pourquoi pas, être couplé à celui de la grippe . Malheureusement, les pouvoirs publics ne parlent plus de vaccination, un sujet dont il déplore qu’il n’apparaisse pas dans le débat électoral actuel.»
- France info. « De nombreuses publications sur les réseaux sociaux établissent à tort un rapport entre l'apparition récente de cas de variole du singe et l'utilisation du vaccin Astra Zeneca contre le Covid-19… »

10-06-2022.
- Libération. « [Christian Lehmann, médecin et écrivain…observe que] 2022 a un parfum dystopique : la pandémie a disparu de l’espace politique et médiatique. Pire, elle n’a jamais existé. Les morts, les éclopés, ont été éclipsés
. La «déclaration du Great Barrington» (qui préconisait de ne protéger du Covid que les personnes vulnérables afin d’atteindre l’immunité collective par l’exposition au virus), que les dirigeants occidentaux et les experts avaient balayée pour son indigence scientifique, économique et morale, a finalement trouvé une adhésion tacite, paresseuse, coupable et délétère… Pour ignorer une pandémie, il faut invisibiliser ses victimes. Tant pis pour ceux qui ne peuvent simplement pas “vivre avec le virus”… Etre Français en 2022, c’est vivre dans un pays qui a collectivement décidé d’ostraciser vos amis d’alors, dans le silence d’un tabou transgressé. Souvenons-nous qu’il n’existe que deux catégories de personnes : celles qui sont ou ont un immunodéprimé parmi leurs proches et celles à qui cela arrivera. »
-Sud-Ouest. « Alors que l’on découvre de nouveaux cas de variole du singe partout dans le monde et que l’on combat toujours les variants du Covid-19 apparu en 2020, de nouvelles pandémies liées à des zoonoses (transmission de maladie entre l’animal et l’homme) pourraient survenir. L’interface entre l’homme et l’animal est devenue assez instable, s’est alarmé il y a quelques jours le Dr Mike Ryan, responsable des situations d’urgence à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les facteurs d’émergence et d’amplification de maladies ont augmenté, selon lui… » L’article énumère les principales causes : élevages, voyages, déforestations, réchauffement climatique.
- Public Sénat. « Les députés et sénateurs membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) ont adopté un rapport d’étape sur l’état des lieux des effets indésirables consécutifs à la vaccination contre la covid-19.
Suite à une pétition déposée au Sénat en février dernier, la commission des Affaires sociales avait saisi l’Opecst pour "répondre aux inquiétudes qui s’expriment." Il y a quelques semaines, les parlementaires de l’Opecst avaient par exemple auditionné les responsables des réseaux de pharmacovigilance à propos de troubles menstruels.
De ce travail ressort que "le système de surveillance des médicaments, piloté par l’ANSM, a fait preuve d’une mobilisation remarquable et d’une transparence inédite au cours de la campagne vaccinale." D’après les rapporteurs Gérard Leseul (PS), Sonia de La Provôté (UC) et Florence Lassarade (LR), cette approche de la pharmacovigilance a permis "d’affiner en temps quasi réel l’estimation de la balance bénéfices/risques associé à chaque vaccin" et de faire évoluer, le cas échéant, la politique de vaccination. En revanche, l’Opecst reconnaît que la campagne de vaccination "a été source d’inquiétudes pour une partie de la population", notamment en raison de la vitesse de développement des vaccins reposant sur de nouvelles technologies. À cet égard, les rapporteurs regrettent "que la communication institutionnelle sur les effets indésirables ait été trop discrète par rapport à la communication incitant à la vaccination", en estimant que la confiance dans le vaccin ne pouvait venir que "d’un discours de vérité sur les effets indésirables."
L’Opecst plaide la "pédagogie" et "la transparence", ainsi que l’accompagnement des personnes souffrant d’effets indésirables, "trop marginalisées aujourd’hui." Les parlementaires reviennent notamment sur les syndromes pseudo-grippaux, relativement fréquents mais peu graves, et phénomène beaucoup plus rare – une fréquence détectée de moins d’1/10 000 – comme les thromboses atypiques ou les myocardites, qui ont pu être détectées par la pharmacovigilance. Ils détaillent ainsi les traitements potentiels, mais aussi l’accompagnement administratif des personnes touchées, comme les demandes d’indemnisation, qui obéissent au régime habituel des vaccins obligatoires, avec une procédure gratuite auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), ne nécessitant pas d’avocat. Au 31 mars 2022, l’ONIAM avait reçu 440 demandes, dont un grand nombre pour des troubles brefs et transitoires, qui ne sont donc pas indemnisés. Finalement, les parlementaires se posent ainsi en médiateurs dans "une polarisation de la société entre les défenseurs des vaccins et ceux qui craignent qu’ils soient la cause d’effets indésirables nombreux et graves", en appelant à la nuance. »

16-06-2022.
- Doctissimo. « Malgré un schéma vaccinal complet, certains patients vont développer des formes graves ?
En dehors des échecs de vaccination, d'autres facteurs peuvent expliquer ce phénomène. Des chercheurs de l’Inserm, de l’AP-HP et des enseignants-chercheurs d’Université Paris Cité au sein de l’Institut Imagine ont mis en évidence un déficit immunologique particulier chez une partie de ces patients… Les interférons de type 1 (IFN 1) sont un groupe de 17 protéines habituellement produites de manière rapide par les cellules de l’organisme en réponse à une infection virale. C'est en quelque sorte la première ligne de défense de l'organisme dont le but est d’inhiber la réplication du virus dans les cellules infectées. Chez ces patients, "des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type 1 ont été retrouvés" précisent les auteurs. Neutralisant l’action des IFN 1, ces auto-anticorps empêchent ainsi l’organisme de bien se défendre contre le virus, laissant les personnes plus à risque de formes graves… Fort heureusement, ce dysfonctionnement du système immunitaire reste rare. Les auteurs tiennent à préciser que la vaccination semble tout de même avoir eu un effet : "Il est intéressant de noter que même si ces patients ont développé une forme sévère de Covid-19, aucune n’a abouti au décès. Or dans la population non vaccinée, 20 % des personnes qui décèdent présentent des auto-anticorps anti-interférons de type 1. On peut donc supposer que la vaccination a eu un effet même si elle n’est pas parvenue à empêcher le développement de la maladie". »

22-06-2022.
- Mediscoop.net. « Elsa Mari remarque en effet dans Le Parisien : "Plus de fièvres, de douleurs gastriques, de pertes de l’odorat et de goût... Alors que la courbe des contaminations repart à la hausse, les médecins remarquent que les symptômes sont plus longs et agressifs. En cause : BA.5, un petit frère d’Omicron".
La journaliste explique que "depuis début juin, une percée du Covid-19 fait, à nouveau, grimper la courbe des infections en France. «Avec +30 à +50% d’augmentation, chaque semaine, la hausse est nette", rappelle l’épidémiologiste Mahmoud Zureik alors, que 44.000 cas positifs sont recensés en moyenne chaque jour.Elsa Mari continue : "À l’origine de cette remontée, on trouve les petits frères d’Omicron, BA.4 et surtout BA.5. Ces nouveaux sous-variants sont-ils plus virulents ? Depuis un mois, le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France, voit des patients avec des symptômes «plus marqués» et des «fièvres assez intenses et prolongées". Le médecin remarque : "On s’interroge sur la sévérité de ce nouveau variant, même chez les vaccinés".
La journaliste précise que "BA.5, en progression, représente désormais près de 25% des cas en France", et évoque la "dernière analyse de risque de Santé publique France, qui observe que la probabilité de présenter une anosmie et agueusie, soit une perte de l’odorat et de goût, mais aussi des nausées, vomissements et diarrhée était plus élevée pour les cas de BA.4 et BA.5 par rapport à ceux de BA.1, et la durée des signes cliniques plus longue.
Bruno Lina, virologue, remarque ainsi que "ce virus est, un peu, plus agressif. Pourquoi ? C’est extrêmement difficile de le dire. La seule chose que l’on sait, c’est que BA.5 a une mutation en commun avec le variant Delta et on se demande si elle n’est pas la cause d’une plus grande transmission. Est-ce que cela explique davantage de formes cliniques ? Je ne le sais pas".
Elsa Mari indique que "pour le virologue, cette percée montre la nécessité d’un second rappel, chez les plus fragiles, aujourd’hui au point mort et d’un autre, cet hiver, d’autant que la courbe des hospitalisations remonte légèrement.
La journaliste s’interroge : "Le virus va-t-il, à nouveau, nous gâcher l’été ?" Pas si sûr, selon Mahmoud Zureik. "Quatre semaines avant la France, le variant BA.5, identifié d’abord en Afrique du Sud, a donné lieu à une sixième vague au Portugal, premier pays européen touché." L’épidémiologiste remarque qu’"aujourd’hui, le nombre de cas diminue et la France devrait, logiquement, suivre la même trajectoire. […] Je ne pense pas que l’impact de cette vague sera très important en France".

24-06-2022.
Mediscoop.net. « Le Figaro fait savoir que la vaccination contre le Covid-19 a permis d'éviter 19,8 millions de morts sur un potentiel de 31,4 millions au cours de la première année suivant l'introduction des vaccins en décembre 2021, selon une première vaste étude de modélisation
.Le journal explique ainsi que l'étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases, est basée sur des données provenant de 185 pays et territoires, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Elle est la première à tenter d'évaluer les décès évités directement et indirectement à la suite de la vaccination contre le Covid-19. Elle utilise les chiffres officiels des morts avec Covid mais aussi le total des décès excédentaires de chaque pays (ou des estimations quand les données officielles n'étaient pas disponibles). L'excès de mortalité correspond à l'écart entre le nombre de personnes décédées (quelle que soit la cause de leur mort) et le nombre de morts attendues (à partir des données passées), précise le quotidien. Il ajoute que lorsque les données officielles n'étaient pas disponibles, l'équipe a utilisé des estimations de la surmortalité toutes causes confondues. Ces analyses ont été comparées à un scénario hypothétique alternatif dans lequel aucun vaccin n'aurait été administré . Le Figaro retient que les pays à revenu élevé et intermédiaire ont représenté le plus grand nombre de décès évités (12,2 millions sur 19,8 millions), ce qui traduit les inégalités dans l'accès aux vaccins dans le monde. Près de 600.000 décès supplémentaires auraient pu être évités si l'objectif de l'OMS de vacciner 40% de la population dans chaque pays d'ici la fin de 2021 avait été atteint ».
- L’indépendant. « De récentes études ont déterminé le niveau d'échappement immunitaire des variants émergents. Il est extraordinairement plus élevé que la souche originelle d'Omicron. Alors que l'été s'annonce, la nouvelle vague de Covid-19 est inévitable… La 7ème a déjà démarré en France et pour les spécialistes, il n'y a aucune surprise. Si, pour le moment, la vague portée par les variants BA.2.12.1, BA.4 et BA.5 ne semble pas particulièrement virulente, elle devrait contaminer une très large partie de la population, vaccinée ou non. Déjà infectée ou non… De récentes études ont ainsi démontré que les variants BA.2.12.1, BA.4 et BA.5 ont un échappement immunitaire beaucoup plus important que les versions précédentes… Finalement, le seul espoir de contrer la propagation du virus réside dans l'efficacité des mises à jour à venir des vaccins à ARN Messager. Moderna a ainsi annoncé, ce mercredi, des résultats très positifs de la deuxième version de son vaccin sur BA.4 et BA.5. Actuellement à l'étude à l'échelle européenne pour une mise sur le marché avant l'automne, ce vaccin ne sortira toutefois pas avant la fin de la 7ème vague. En espérant qu'il soit tout aussi efficace sur les sous-variants de BA.4 et BA.5 qui ne manqueront sûrement pas d'émerger dans les prochains mois. »
- Infodujour du 21 juin. « Pourquoi l’Office parlementaire qui enquête sur les effets secondaires des vaccins Covid ne rend-il pas publics tous ses débats ? » Une tribune signée par plus de 850 professionnels de la recherche, de la santé et du droit. »https://infodujour.fr/sante/58524-covid-19-les-effets-secondaires-camoufles
Avis personnel : l’article est du sociologue Laurent Mucchielli. La question mérite en effet d’être posée et elle fut évoquée il y a peu de temps dans certains médias. Cet Office parlementaire, si je me souviens bien, a été un peu pris en étau entre quelques personnalités médicales anti-vaccin qui voulaient être entendues et les protestataires reprochant à cet Office de recevoir des diffuseurs de fausses informations. D’où peut-être une frilosité pour rendre public tous les débats.
Personnellement, je serais partisan que tous les avis soient accessibles. Si on cherche bien sur internet, ils le sont. Mais il faut en effet bien chercher, les principaux médias scotomisant les avis les plus controversés.
J’ai souvent le sentiment qu’il manque, au sein d’un même support médiatique, les argumentaires contradictoires. Concernant les affirmations, déjà anciennes, de Mucchielli sur le nombre de décès dus aux vaccins (reprises dans la tribune du 21, où il parle « d’environ 30 000 décès en Europe pouvant être liés au vaccin ») une contre-argumentation était parue que j’avais trouvée convaincante. Au-delà du flou de la formule « pouvant être lié », l’auteur du contre-argument rappelait qu’en statistique il ne faut pas considérer un seul résultat mais le mettre en perspective avec un autre, en l’occurrence les millions de morts dus à la pandémie de la Covid.
Il est en outre question, dans l’article de Mucchielli, des effets secondaires des vaccins anti-covid. Au fur et à mesure que le temps passe, le nombre d’effets secondaires répertoriés augmente, ce qui est normal puisque le nombre de vaccinés s’accroit. Pour tout médicament (les vaccins sont dans cette catégorie), il peut y avoir des effets secondaires. Il suffit de lire leur liste qui accompagne n’importe lequel d’entre eux. Les effets graves sont en général rares mais possibles. Idem d’ailleurs avec les plantes ou remèdes dits "naturels". C’est à l’usage que chacun peut voir si les résultats sont ou non bénéfiques pour lui.
Sur le site Nature communication, est détaillée une étude récente sur les myocardites et péricardites après vaccins à ARNm. Elles apparaissent surtout chez des hommes jeunes. Il est confirmé toutefois que, si elles forment un pourcentage significatif, elles sont relativement peu nombreuses par rapport au nombre de vaccinés, et elles ne durent pas.

25-06-2022.
- Jim.fr. Sur la crise des urgences, interview du Dr Mathias Wargon,
« médiatique chef du service des urgences de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis. » « Il faut selon moi privilégier les services des urgences par rapport aux SMUR [structure mobile d'urgence et de réanimation]. Mais en réalité ce n’est pas blanc ou noir, les gens ne meurent pas par manque de personnel. Est-ce qu’il y aura un impact sur la qualité de la prise en charge, c’est certain, mais je ne crois pas que des gens vont mourir… Bien qu’il travaille à l’hôpital, je pense que le Dr Braun a une vision très extrahospitalière de la situation. Lui et son équipe ont toujours été très conservateurs et peu pro actifs, ils se sont notamment opposés à la création des infirmières de pratiques avancées (IPA). Je n’attends donc pas grand-chose de la mission flash de François Braun. Mais je vous rassure, je n’ai rien contre lui, nous sommes simplement en désaccord et je l’apprécie beaucoup… Lancer une mission flash fin mai, alors qu’il y a des services des urgences qui ferment depuis mars avril, c’est comme si on disait à quelqu’un qui fonce vers un mur d’aller chercher les freins. Le temps qu’il revienne, tout le monde est mort…
Réintégrer les soignants non-vaccinés ne changera rien à l’état de l’hôpital public... par rapport au nombre d’établissements de santé, c’est une goutte d’eau. Mais idéologiquement, cela veut dire qu’on peut être soignant sans se faire vacciner. Il y a beaucoup de soignants qui se sont fait vacciner malgré eux, malgré leurs peurs, parce qu’ils ont fini par faire confiance à la science, ou tout simplement pour garder leurs emplois. Réintégrer les non-vaccinés, c’est donner raison aux antivaccins, je suis contre. Je n’ai aucune animosité contre les non-vaccinés, certains sont des gens très bien, mais il faut respecter la science et la loi…
Les choses se sont beaucoup bureaucratisées. Médicaliser la direction des hôpitaux me semble nécessaire. Avec des directeurs d’hôpitaux, j’ai plaidé pour une direction bicéphale (un médecin et un administratif). Et non plus un directeur de CME qui va nommer les gens selon ses accointances. Je suis également favorable à l’organisation en services. Le pôle n’est qu’une hiérarchie supplémentaire qui fait plaisir à ceux qui veulent être chef, mais c’est une structure qui n’a pas de sens…
Il faut mettre en place un meilleur système de régulation des urgences en amont, en proposant systématiquement une solution alternative aux patients. Là est la difficulté. Il faut probablement en finir avec le tout hôpital, dire que tout ne peut pas être fait à l’hôpital. Généralement, cela coute plus cher et les soins ne sont pas nécessairement meilleurs qu’en ville ou en clinique. Il faut aussi se pencher sur l’aval. On oublie souvent de dire que si on manque de lits à l’hôpital, c’est parce qu’on a un problème avec la prise en charge des patients en aval (retour à domicile, soins de suite, Ehpad…). Il va falloir travailler là-dessus. En réalité, à part dans certaines spécialités, on a encore suffisamment de lits. Si on héberge en chirurgie, c’est qu’on y a suffisamment de lits. »

- Orange.fr. « Depuis le mois d'avril, le deuxième rappel vaccinal est ouvert pour les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées. Alors que l'épidémie de Covid connaît actuellement un rebond avec une 7e vague, faut-il ouvrir la 4e dose de vaccin à l'ensemble de la population ? Les médecins se divisent sur cette question… "Ce qu'on note à l'hôpital, c'est qu'on a, selon les derniers chiffres, plus de 37% de patients admis à l'hôpital et plus de 18% admis en réanimation", alerte sur BFMTV Olfa Hamzaoui, médecin réanimateur au CHU Antoine-Béclère de Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Avec le variant Omicron BA.5 particulièrement contagieux, la circulation du virus est importante. D'autant que la 3e dose remonte à plusieurs mois pour de nombreux Français. "L'immunité acquise après la vaccination diminue progressivement et cela va bien sûr favoriser la circulation du virus", souligne la médecin. "L'hiver prochain risque d'être difficile", met en garde de son côté, sur BFMTV, Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'AP-HP… "Recommander une seconde dose de rappel à toute la population ne va pas fondamentalement changer le cours de l'épidémie", estime la professeure Élisabeth Bouvet, de la Haute Autorité de Santé (HAS) dans La Dépêche. Pour Rémi Salomon… les nouveaux vaccins attendus à l'automne seront "plus efficaces puisque le variant devient plus résistant aux vaccins disponibles actuellement" et suggère que la généralisation de la 4e dose pourrait s'avérer plus pertinente dans quelques mois. La ministre de la Santé Brigitte Bourguignon en a appelé jeudi 23 juin, après sa deuxième dose de rappel, à l'intensification de la campagne vaccinale et à la "responsabilité citoyenne", excluant "pour l'instant" des mesures contraignantes. Selon une première modélisation, la vaccination contre le Covid-19 a permis d'éviter 19,8 millions de morts sur un potentiel de 31,4 millions au cours de la première année suivant l'introduction des vaccins en décembre 2021. »
Les commentaires des internautes d’Orange sont sévères sur cette question et très critiques, la plupart refusant cette 4ème injection. Personne d’ailleurs ne les y oblige.

Juillet 2022