Juillet 2022

07-07-2022

Depuis quelques jours, les médias soulignent un nombre d'infection par BA5 qui augmente régulièrement. Le gouvernement conseille le deuxième rappel pour les personnes de plus de 60 ans, et le masque dans les transports en commun.
Dans la presse médicale, il est question des recherches sur des vaccins ciblant davantage Omicron ou visant plus large que la seule spicule.
Depuis l'arrivée du BA5, les transmissions sont plus importantes, et il échappe mieux aux vaccins qui, eux perdent beaucoup de leur efficacité au bout de 4 ou 5 mois. L'efficacité contre les formes graves demeurerait cependant, soit en raison des caractéristiques du BA5, soit parce que la population a acquis une certaine immunité collective grâce aux infections passées et à la vaccination. C'est la deuxième hypothèse qui est privilégiée par le corps médical.

08-07-2022.
- Le Parisien. 
« Les cerveaux de 9 personnes décédées rapidement après avoir contracté le Covid-19 ont été étudiés... [L'article a été] publié dans la revue Brain. L’équipe de chercheurs des Instituts américains pour la santé (NIH) n’a pas détecté de traces de virus dans le cerveau mais, à l’inverse, des anticorps, à l’origine de dégâts sur les parois des vaisseaux sanguins qui provoquent notamment des inflammations... cette découverte pourrait expliquer certains des effets durables du Covid-19, comme des migraines, une fatigue chronique, la perte du goût et de l’odorat, des problèmes de sommeil ou encore la sensation de brouillard cérébral, un état de fatigue intellectuelle. Elle pourrait aussi ouvrir des pistes pour de futurs traitements... les cerveaux des 9 patients, âgés de 24 ans à 73 ans, ont été comparés à 10 autres d’un groupe de contrôle. Les chercheurs y ont observé les inflammations neuronales et la réponse immunitaire. […] Les anticorps produits en réponse au Covid-19 ont ciblé, par erreur, les cellules qui composent la barrière hémato-encéphalique, une structure qui entoure les vaisseaux sanguins du cerveau et essaie de bloquer les substances étrangères... La dégradation ainsi provoquée peut à son tour entraîner des fuites de protéines, des saignements et des caillots sanguins, ce qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Une fuite peut également déclencher une réponse immunitaire afin de réparer les cellules endommagées, ce qui provoque une inflammation. Le fonctionnement biologique de ces parties touchées du cerveau s’en retrouve ainsi déréglé...»
- Mediscoop.net. "De mars 2020 à octobre 2021, la Covid-19 a représenté un décès sur huit aux États-Unis et a été l'une des cinq principales causes de décès dans chaque groupe d'âge de 15 ans et plus. Les décès liés à cette infectionont diminué au cours de la période 2021 par rapport à 2020 chez les personnes âgées de 85 ans ou plus, mais ont au contraire augmenté chez les personnes âgées de 15 à 54 ans et sont même devenus la principale cause de décès chez les personnes âgées de 45 ans. Ces données sont publiées dans le JAMA... Chez les personnes de 85 ans et plus, le COVID-19 était la deuxième cause de décès en 2020 (12,8% des décès) et la troisième en 2021 (8,9% des décès), peut-être en raison de la vaccination. Parmi les personnes âgées de 45 à 54 ans, le COVID était la quatrième cause de décès en 2020 (10,4% des décès) après les maladies cardiaques, le cancer et les accidents mais en 2021, c'était la première cause de décès (16,8% des décès). Et chez les 35 à 44 ans, le COVID est passé de la cinquième à la deuxième cause de décès en 2021 par rapport à 2020, et la quatrième cause de décès en 2021 chez les 25 - 34 ans et les 15 -24 ans. Au cours des deux périodes, chez les 1 à 44 ans les accidents ont continué à représenter le plus grand nombre de décès, pouvant inclure surdoses de drogue et intoxication alcoolique, agressions ou encore suicide pouvant dans certains cas être liés à l’épidémie. Cette dernière a aussi eu des effets indirects avec des taux de mortalité qui ont augmenté pour les maladies cardiaques, les accidents, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie d'Alzheimer et le diabète. Les explications potentielles sont la peur d'accéder aux soins de santé ou l'attribution erronée des décès par COVID-19 à d'autres causes."
- La Croix. «Les jeunes, surtout, semblent payer le prix fort de la crise sanitaire. Ainsi, 62% des 18-24 ans déclarent avoir eu des pensées suicidaires depuis septembre 2021, contre 34% dans l’ensemble de la population... La France ressort, avec l’Espagne, comme l’un des pays où l’incidence des pensées suicidaires est la plus faible (20%, contre 34% pour l’Irlande ou 25% pour la Suède). La France est en revanche en tête des pays européens pour le risque de passage à l’acte. Parmi ceux qui ont répondu avoir déjà pensé sérieusement à se suicider, 30% ont déjà fait une tentative. Le taux s’élève à 19% en Allemagne, 22% en Espagne ou encore 25% en Suède... Pourtant, l’étude souligne le faible recours aux psychologues et aux psychiatres. Seulement 16% de la population française y a fait appel, contre 25% des Polonais, 20% des Allemands ou des Espagnols et 19% des Suédois ».

17-07-2022.
Le pic de la 7ème vague serait atteint.Il est question d'un nouveau variant apparu en Inde mais qui aurait été trouvé aussi en Europe. Il aurait de nombreuses mutations et serait surveillé.
En consultant le site de Mediapart, je découvre sur un blog un site dont je n'avais pas entendu parlé: Zéro covid solidaire, qui invite à lutter contre le covid de façon solidaire et démocratique (en dénonçant le déni, en défendant la réduction des risques, en intégrant les enjeux écologiques, en n'oubliant pas les immunodéprimés et les personnes souffrant de covid long, etc...).

20-07-2022.
- Libération. « Le nouveau variant potentiellement préoccupant du Covid-19 pourrait déjà être en France
. L’annonce a été faite par le gouvernement… israélien…Le pays, qui conserve un système de surveillance bien plus réactif que celui en place dans l’Hexagone, a annoncé ce dimanche avoir détecté 3 cas positifs au nouveau variant BA.2.75. Deux des patients reviendraient de France… Identifié initialement en Inde, en juin, il est peu à peu détecté dans plusieurs pays d’Europe occidentale depuis le début du mois de juillet, aux Pays-Bas, notamment. […] BA.2.75 semble également pouvoir contourner plus facilement la défense construite contre le coronavirus SARS-CoV-2 grâce à de petits changements spécifiques… En France, l’apparition d’un nouveau variant susceptible de causer une nouvelle flambée épidémique serait particulièrement mal venue. Le pays semble tout juste en train de passer le pic de sa septième vague causée par le sous-lignage BA.5 d’omicron depuis mi-juin… Les hospitalisations et les décès, eux, continueront de grimper encore pendant quelques semaines. Au 16 juillet, le nombre de personnes hospitalisées est repassé au-dessus de 20.000. Au 14 juillet, Santé Publique France dénombrait 501 décès sur les 7 derniers jours, un chiffre en hausse de 38,8% ».
- La Croix. « l’Académie de médecine a exprimé [hier] sa ferme opposition à une réintégration des soignants non vaccinés contre le Covid, jugeant qu’un revirement nuirait au climat de confiance entre soignants et avec les patients, sans résoudre les difficultés de l’hôpital… "Tout refus de se faire vacciner motivé par des convictions personnelles est respectable, mais incompatible avec le métier de soignant". L’Académie ajoute que "la baisse d’efficacité des vaccins pour prévenir l’infection et la contagion par les nouveaux variants du SARS-CoV-2 ne saurait justifier la réintégration des non vaccinés : les vaccins actuels conservent une efficacité résiduelle contre la transmission, qui doit être complétée par le respect strict des gestes barrière en milieux de soin. Aucun des arguments ressassés (absence d’efficacité, effets indésirables, manque de recul…) ne permet de valider scientifiquement le refus de se faire vacciner, les véritables contre-indications médicales à la vaccination étant très rares", continue-t-elle. La société savante souligne que "la vaccination restant très efficace vis-à-vis des différents variants et sous-variants pour protéger contre les formes sévères de Covid-19, elle permet de rendre exceptionnelle la reconnaissance de Covid-19 grave en maladie professionnelle chez les soignants vaccinés."»

22-07-2022.
- Le Parisien. « Dans un rapport paru ce vendredi, le […] groupement Epi-phare a analysé […] le risque de myocardite après une troisième dose (dite dose de rappel).
Et si celui-ci existe, il est d’un niveau plus faible qu’après la deuxième dose. ..Les 4890 patients âgés d’au moins 12 ans, atteints de myocardite et admis à l’hôpital entre le 27 décembre 2020 et le 31 janvier 2022 ont été analysés. 72% d’entre eux sont des hommes, pour un âge moyen de 39 ans. 48.000 cas témoins ont aussi été sélectionnés. Le statut vaccinal de tous ces participants a ensuite été pris en compte… Avec Pfizer, recevoir une première dose multiplie par 1,7 le risque de myocardite dans la semaine qui suit la vaccination, une deuxième dose par 5,9, et enfin une troisième dose par 3,1. Pour Moderna, ces facteurs sont - respectivement - de 1,9, 19 et 4,1… la troisième dose de Moderna est en réalité une demi-dose par rapport aux deux premières. Ceci pourrait expliquer pourquoi le risque post 3e dose est quasiment 5 fois moins important que celui post 2e dose...Dans l’immense majorité des cas, les patients atteints de myocardite se sont bien rétablis. Surtout, si la vaccination entraîne bien un surrisque, celui-ci reste très faible en valeur absolue… Les auteurs aboutissent à un cas de myocardite attribuable à la vaccination pour près de 398.000 troisièmes doses Pfizer et de 340.000 troisièmes doses Moderna. L’excès de myocardites est le plus important chez les jeunes de moins de 30 ans, avec un cas pour 86.700 troisièmes doses de vaccin Pfizer… Mahmoud Zureik, directeur d’Epi-phare, souligne: Il faut mettre en face le bénéfice très important de l’ordre de 80% des vaccins avec rappel sur les formes graves (hospitalisations et décès) avec un risque de myocardite, certes accru, mais qui reste très peu fréquent... Un autre point intéressant à retenir est qu’espacer les vaccinations semble bénéfique. Les auteurs expliquent que les deuxième et troisième doses sont associées à des risques augmentés [de myocardite] quelle que soit la catégorie de délai depuis la dose précédente, et ces risques diminuent avec l’allongement des délais depuis la dose précédente… Avec le vaccin Pfizer, une deuxième dose entraîne un risque 11 fois plus élevé si celle-ci est administrée dans les 27 jours qui suivent la première dose, mais ce facteur est de seulement 3,4 si l’écart est compris entre 27 et 39 jours. Avec Moderna, on passe de 49 à 15. Le constat est le même après la troisième dose : plus le délai depuis la deuxième dose est important, moins le risque de myocardite semble élevé. »

31-07-2022.
Ce mois fut plus calme pour ce qui est de la pandémie, dans les médias au moins car en fait les contagions continuèrent à être nombreuses, par l'Omicron BA5. Dans mon entourage immédiat ou connus par intermédiaires, la grande majorité des personnes ont eu la covid en juillet même si antérieurement vaccinées. Certains ont eu l'équivalent d'une pharyngite, plusieurs ont eu: courbatures, fièvre, fatigue, durant en moyenne une semaine. La durée la plus longue a été de 20 jours. Ceci confirme ce qu'ont dit et redit les spécialistes médicaux: le BA5 est plus transmissible et a donné nettement moins de prise aux vaccins, d'autant que l'on sait que l'efficacité de ces derniers baisse progressivement et devient faible au bout de 5 ou 6 mois (au moins pour les formes habituelles d'infection).
La plupart des médecins ont regretté qu'il ne soit pas rappelé officiellement que les gestes barrière sont toujours nécessaires à l'intérieur d'une pièce non ventilée, que rien ne soit vraiment fait pour équiper les locaux où il y a beaucoup de monde, qu'il y a encore des morts par covid, même s'il est vrai que le nombre de réanimations a été plus faible que lors des précédentes vagues.
Aux dernières nouvelles, le variant venu de l'Inde (provisoirement appelé Centaure) ne serait pas plus dangereux que le BA5.
Une huitième "vague" ne serait pas exclue à l'automne, ni un nouveau variant qui échapperait encore davantage aux vaccins, peut-être même à ceux prévus pour d'ici environ 2 mois.
Les mesures comme le passe sanitaire, le masque, les tests... ont été abrogées (sauf dans les lieux de soin).