Octobre novembre 2022

Libération du 01/10/2022.
"
Stars des anti-confinements outre-Rhin, Reiner Fuellmich et Viviane Fischer s’accusent mutuellement d’avoir trop pioché dans leur cagnotte. Les fonds étaient destinés à mener une action de groupe, surnommée Nuremberg 2.0., en faveur des prétendues victimes des mesures sanitaires... Alors qu’il espérait faire condamner le virologue Christian Drosten et Lothar Wieler, directeur de l’Institut Robert-Koch (chargé du suivi de l’épidémie en Allemagne) à des «milliards» d’euros de dommages causés par leurs mesures de lutte contre le Covid, l’avocat Reiner Fuellmich se retrouve confronté à ses anciens camarades de lutte, qui lui réclament plusieurs centaines de milliers d’euros mal administrés... A travers des actions collectives qu’il promettait de mener au Canada ou aux Etats Unis, l’Allemand souhaitait faire condamner ces deux représentants des autorités sanitaires, leur reprochant d’être personnellement responsables des dommages causés par les mesures liées au Covid-19. Selon son raisonnement, Drosten est coupable d’avoir développé le premier test PCR et Wieler d’avoir participé à la «fraude» d’une épidémie qu’il ne prend pas au sérieux. Afin de les faire payer pour toutes ces coupes de cheveux annulées et ces restaurants fermés, Reiner Fuellmich a mis en place un système de cagnotte promettant aux commerçants ayant subi des pertes de récupérer une part des dommages et intérêts qui seraient versés ultérieurement grâce à une «class action», menée aux Etats Unis et dans plusieurs pays. Elle devait réunir des milliers voire des millions de victimes dans le monde. Pour la rejoindre, l’avocat demandait le versement de 800 euros, hors TVA, aux victimes... Les critiques les plus dures sont venues de Viviane Fischer, avocate et chapelière berlinoise à l’origine du Comité corona et cadre de dieBasis, souvent vue aux côtés de Fuellmich. Elle reproche à son ancien camarade de s’être fait payer 29 750 euros par mois (soit près de 660 000 euros au total) par le Comité corona pour le traitement de mails, alors qu’il n’avait aucun accès à ces courriers. Cette tâche aurait finalement été exécutée par une employée payée moins de 800 euros par mois. Elle l’accuse également de s’être servi de 700 000 euros de dons, prévus comme des «réserves de liquidités», pour le rachat de crédits de sa propre maison et d’avoir acquis de l’or avec l’argent du comité, sans prévenir personne."

Le 4/10/2022.
Mediscoop.net informe que le journal Le Monde présente un article sur le covid long
qui concerne des millions de personnes, avec des symptômes qui durent au moins deux mois mais parfois beaucoup plus, et qui "ne peuvent pas être expliqués par un autre diagnostic." Mais la variété de ces symptômes rend l'étude difficile. La plupart d'entre eux disparaissent dans les mois qui suivent l'infection mais 5 à 10 % des patients en souffrent encore un an après. Les comorbidités favorisent bien sûr cette persistance.

06-10-2022.
Mediscoop.net transmet un article des Echos, selon lequel, devant la lassitude et l'absence d'empressement des personnes à risque pour faire un rappel contre le covid, YouTube précisera, pour chaque vidéo consacrée à la pandémie, si elle provient d'une source fiable
, à savoir notamment: services publics, universités, hôpitaux... Il est indiqué que "YouTube a retiré pour désinformation sur les vaccins Covid 50.000 vidéos au premier trimestre 2022 et 35.000 au deuxième trimestre." 

07-10-2022.
- Mediscoop.net cite Le Parisien: 
« Depuis le début de la campagne de rappel lundi, quelque 4 000 personnes ont reçu la nouvelle version de l’injection anti-Omicron...Sur les 25 millions éligibles cet hiver (tout dépend de la date de leur dernier rappel), 17 millions de personnes peuvent d’ores et déjà recevoir leur quatrième dose. Mais seuls 40% des plus de 60 ans se sont fait piquer cet été. Et 50% des octogénaires... Sacrée déception, d’autant que certains n’ont jamais tendu le bras, ce qui fait lâcher au ministère : "On a encore des plus de 80 ans non vaccinés, c’est suicidaire"...  Selon les blouses blanches, [ce sont] clairement les plus âgés et les plus à risque, hypertendus ou diabétiques [qui se présentent] depuis le début de la semaine... Si vous avez 25 ans, aucun problème de santé mais une grand-mère que vous voulez protéger, allez-y aussi ! car créer un cordon de sécurité autour des plus fragiles, c’est ce que le gouvernement appelle "l’argument cocooning"... 65 537 cas positifs recensés ces dernières vingt-quatre heures, près de 52.000 contaminations en moyenne chaque jour depuis une semaine (+ 24%), des hospitalisations, des décès qui augmentent : alors que la situation se dégrade, tout est bon pour empêcher la huitième vague de déferler... »
- Ouest-France. "Pour l’épidémiologiste Antoine Flahault, le Covid-19 est encore loin d’être une maladie hivernale commune. En 2022, il aura encore tué quatre fois plus que la grippe en France.... Omicron est huit fois moins létal mais huit fois plus transmissible que la souche Wuhan (originelle). La seule réponse est de diminuer l’amplitude des vagues. On ne pourra plus adopter de mesures liberticides. La seule entrave acceptable serait le port du masque dans les transports et lieux clos. Parce que la transmission se fait surtout par voie aérosol... Nous aurons dans le futur d’autres pandémies respiratoires. Il serait utile de s’éduquer aux bonnes habitudes des Asiatiques. Mais il faudra également améliorer la ventilation des bâtiments... Il y a un manque clair de politique volontariste. La sécurité des bâtiments a été conçue autour de la sécurité incendie, pas de la ventilation...La situation évolue toujours assez vite. Le variant BA.2.75, dominant en Inde, ne l’est pas devenu en Europe. On assiste à une situation inédite, ce n’est pas un sous-variant qui émerge, mais un groupe de variants, surnommés Pentagone, parce qu’ils présentent tous cinq mutations-clé de la protéine Spike du virus, qui favorisent la transmissibilité et l’échappement vaccinal. On passe d’une épidémie où un variant chassait l’autre à une coexistence de sous-variants... Le Covid-19 n’est pour l’instant pas une maladie hivernale mais une maladie des quatre saisons. Le rythme des vagues ne diminue pas, il accélère. Aujourd’hui, la plupart des personnes qui meurent du Covid en France sont très âgées ou immunodéprimées. Et pour ces derniers, souvent insuffisamment vaccinés. Les vaccins ont fait s’effondrer le taux de fatalité du virus, qui n’a pas remonté. Pour la population générale, même à distance de la vaccination, ils protègent des formes graves."

10-10-2022.
- La Croix. "
l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la plateforme YouTube ont annoncé […] lancer un partenariat pour produire des vidéos certifiées d’informations médicales..la plateforme a mis en place de nouvelles fonctionnalités pour inciter les utilisateurs à visionner du contenu "fiable et pertinent" sur le sujet, par la création d’une section "sources d’information sur la santé" et un encart sous la vidéo pour donner les sources médicales des informations mentionnées. Les sujets mis en valeur seront ceux mis en ligne par des organismes reconnus. Ils pourront provenir de centres hospitaliers universitaires, comme ceux de Lille ou Besançon, de sites Internet reconnus, comme Psycom santé mentale info, ou encore des fondations comme Vaincre Alzheimer... Pendant la pandémie déjà, la plateforme avait pris plusieurs mesures de lutte contre la désinformation sur ces thématiques de santé, comme l’interdiction des fausses allégations sur le Covid-19 ou l’interdiction de la désinformation liée à un vaccin approuvé par les autorités sanitaires locales ou mondiales. Cette politique a entraîné la suppression de plus de 130.000 vidéos."
- JIM.fr. " 
la France est désormais bien ancrée dans une 8ème vague de contaminations. Tous les indicateurs sont à la hausse : on compte actuellement 56 000 contaminations quotidiennes (deux fois plus en trois semaines), le taux de positivité est de 24 % (15,3 % début septembre), 16 800 patients positifs au Sars-Cov-2 sont hospitalisés (+ 30 % en deux semaines) dont 882 en soins critiques (+ 26 % en deux semaines). Le nombre de décès est également en hausse (293 morts cette semaine contre 220 la semaine précédente). Le sous-variant Omicron BA.5, déjà responsable de la 7ème vague de l’été dernier, représente... encore 91 % des contaminations. Une bonne nouvelle selon la Pr Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, qui estime que « si aucun nouveau variant n’arrive, on peut espérer un impact sanitaire modéré »... Les scientifiques ne cessent cependant de découvrir de nouveaux variants, tous issus de sous-lignage des variants BA.2 et BA.5, qui ont pour caractéristiques communes de porter des mutations qui leur confèrent une plus grande capacité d’échappement immunitaire et donc de résistance aux vaccins... L’autre inquiétude des autorités sanitaires est la survenue d’une double épidémie de Covid-19 et de grippe, qui mettrait les services de santé à rude épreuve... « Notre immunité globale contre la grippe s’est probablement amoindrie » s’inquiète la Pr Brigitte Autran, présidente du comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars)... Plus inquiétant sans doute, cette lassitude de Français vis-à-vis de l’épidémie touche aussi la vaccination... Seulement 49 % du public cible dit vouloir recevoir les deux vaccins."

12-10-2022
- Libération. «En mars 2021, Libération avait consacré sa une à «"a grande disparition". Sur un fond bleu sombre s’égrenaient les prénoms de quelques-uns des 90.000 morts de la pandémie, et dans son éditorial, Dov Alfon évoquait ces "victimes invisibles du Covid", auxquels la nation semblait rechigner à rendre hommage, au moment où, avec l’arrivée de la vaccination, l’espoir d’en finir avec la pandémie amenait le gouvernement à regarder vers l’avant ... [Les] animatrices du collectif CoeurVide19, pointent les défaillances de la gestion sanitaire : l’impréparation, le rassurisme des débuts, l’absence de stocks pandémiques, mais aussi la cruauté des protocoles de prises en charge, nés de l’urgence et de la crainte de contaminations massives, qui appliqués sans ménagement tout au long de la chaîne de responsabilité ont abouti à des situations inhumaines, pour les mourants, pour leurs familles, pour les soignants... Cette stratégie du pourrissement et de la résignation à l’égard des victimes et des endeuillés est immorale. Pas de cellule psychologique, pas un mot de soutien à notre endroit. On nous laisse choir et désespérer, méthode bien rodée quand on veut se débarrasser de quelqu’un... Face au silence de l’Etat, les animatrices de l’association CoeurVide19 organisent un rassemblement solidaire, samedi 15 octobre à 14 heures, devant le ministère de la Santé, en hommage à tous les oubliés de la pandémie et de la gestion de crise : les victimes, les Covid longs, les Pims, les endeuillés, les vulnérables. L’association dénonce les conséquences d’une crise dont les signaux faibles n’ont su être appréciés, entraînant la barbarie de protocoles sanitaires déployés dans l’urgence d’une situation sanitaire devenue incontrôlable.»
- Le Parisien. « un essai clinique préliminaire sur une formule nasale de vaccin anti-covid mené par l’université d’Oxford en collaboration avec le laboratoire britannique AstraZeneca a échoué... Adam Ritchie, co-dirigeant du programme de vaccins d’Oxford, remarque pour sa part qu’« administrer des vaccins par le nez et les voies respiratoires est l’une des façons les plus prometteuses de parvenir à l’immunité [et] pourrait mettre fin plus efficacement aux infections au Covid légères et à la transmission du virus que les vaccins injectés.»

17-10-2022.
- La Croix. 
« l’OMS a relativisé l’efficacité des vaccins bivalents pour Omicron, quelques jours après les recommandations des autorités françaises de les administrer. Il est cependant avéré, selon les deux organisations, que les nouveaux vaccins bivalents sont aussi efficaces que les premiers... ».
- Libération. "la responsable du laboratoire [Pfizer] [a] déclaré devant le parlement européen: «Savions-nous l’effet sur l’arrêt de l’immunisation [lapsus avec le mot «transmission», ndlr] avant la mise sur le marché ? Non.» Et de justifier ainsi : Pfizer avait «vraiment dû avancer à la vitesse de la science», mettant en avant les investissements risqués – à hauteur de 2 milliards – pour la recherche et le développement du vaccin. Cette déclaration a été présentée à tort sur les réseaux sociaux comme l’aveu inédit que l’efficacité du vaccin anticovid contre la transmission n’avait pas été évaluée avant sa mise sur le marché. A tort, car ce point n’a jamais fait l’objet d’un mystère. Ainsi, le jour de la publication des résultats des essais du vaccin Pfizer, le 8 décembre 2020, l’administration américaine Food and Drug Administration indiquait, on ne peut plus clairement, que l’effet sur la transmission était une inconnue... l’audition de Janine Small fait émerger sur les réseaux sociaux une autre critique qu’on pourrait résumer ainsi : si personne n’a évalué l’effet sur la transmission en décembre 2020, pourquoi le gouvernement a-t-il imposé le passe vaccinal, en juin 2021, sur l’argument d’une protection altruiste, avant de faire de même pour le passe vaccinal ? En d’autres termes : les autorités ont-elles menti sur l’efficacité du vaccin contre la transmission ?... Lors de l’instauration du pass sanitaire, un effet significatif de la vaccination sur les chaînes de transmission était... soutenu par les études scientifiques. L’exécutif justifiait le dispositif avec deux arguments : il constituait une incitation à la vaccination, tout en limitant la propagation de l’épidémie. Ce qui n’était pas faux. Pour autant, rien ne permettait non plus d’affirmer que la vaccination protégeait à 100% contre la transmission, ou même simplement contre l’infection. Or, il est vrai que ces affirmations trop tranchées ont pourtant été brandies, parfois, par certains des membres du gouvernement...Les autorités ont fini par infléchir leur communication.Après des errements de communication, le pass vaccinal a fini par être assumé comme une incitation à la vaccination, aux seules fins d’éviter les cas graves. Ce qui a fait émerger une autre critique : pourquoi généraliser le pass et contraindre aussi les personnes les plus jeunes, a priori peu exposées aux formes graves ? ».

19-10-2022.
Le Figaro. 
« Malgré de nombreuses preuves scientifiques, certains doutent encore de la gravité du Covid-19, ou minimisent l’efficacité des vaccins. Ces deux points sont très clairement prouvés par une large étude sur l’espérance de vie moyenne dans 29 pays […] publiée lundi dans la revue Nature Human Behaviour avant l’introduction de la vaccination fin 2020-début 2021, la pandémie de Covid a fait chuter l’espérance de vie dans la plupart des pays […] En France, en Belgique, en Espagne ou en Suède, l’espérance de vie à la fin 2021 a pratiquement renoué avec celle qui prévalait avant la propagation du virus à la fin de 2019, grâce à un fort taux de vaccination de la population... [Selon Jonas Schöley, chercheur au Max Planck Institute pour la recherche en démographie à Rostock (Allemagne)] les pays qui ont les plus forts taux de vaccination affichent les meilleures données pour l’espérance de vie. Nous sommes toujours à une étape préliminaire de l’étude de mortalité, 2 années seulement après le début de la pandémie. Nous avons utilisé des données démographiques, par tranches d’âges, et celles sur la vaccination. Et tous les vaccins réduisent le taux de mortalité...  [Le Pr Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à l’université de Genève, écrit « C’est un très bon article qui montre l’impact de l’hésitation vaccinale dans des pays de l’ancien bloc soviétique, comme la Bulgarie, la Pologne et même l’Allemagne. Le complotisme à l’égard de la vaccination a sans doute dû faire des ravages aux États-Unis, même s’il y a d’autres raisons à propos de la baisse de l’espérance de vie.»

- Hier soir, sur la chaîne ARTE, l'émission THEMA présentait deux reportages intéressants:
le premier sur la vaccination en général,
son histoire depuis le 19ème siècle et les questions qui continuent néanmoins à se poser à son sujet. Comme pour ce qui commence à se faire dans le traitement des cancers, les études actuelles sur l'immunité particulière à chaque individu laisse espérer pouvoir cibler les vaccinations vers tel groupe de population ou individus, sans systématiquement vacciner des populations entières:
https://www.arte.tv/fr/videos/091092-000-A/des-vaccins-et-des-hommes/
Le second traite des 100 premiers jours de la pandémie:
 https://www.arte.tv/fr/videos/102236-000-A/covid-100-jours-pour-eviter-la-pandemie/

20-10-2022.
L'Express a demandé au Pr Alain Fischer de donner son avis sur le reportage d'Arte sur la vaccination. Ce dernier a relevé des inexactitudes.
L'article n'est disponible qu'aux abonnés des journaux qui donnent cette information.

21-10-2022.
L'Indépendant
. "Il est établi depuis un moment que le risque de développer une myocardite est réel avec une infection au virus Sras-CoV-2 comme avec les vaccins anti-Covid. Mais, comme de précédentes études l'affirmaient déjà, une nouvelle publication du Penn State College of Medecine confirme que le risque de myocardite avec le virus est sept fois plus élevé qu'avec le vaccin anti-Covid... L'équipe de Penn State a découvert que le risque de myocardite était 15 fois plus élevé chez les patients atteints de Covid-19, quel que soit leur statut vaccinal, par rapport aux personnes qui n'ont pas contracté le virus. D'où la forte augmentation des cas de myocardites dans la population générale depuis le début de la pandémie... Compilation de très nombreuses études sur le sujet, cette publication s'est concentrée sur les près de 58 millions de patients qui ont signalé des complications cardiaques après avoir été vaccinés contre le Covid-19 (55,5 millions) ou après avoir été infectés par le virus (2,5 millions)... 1,07% des myocardites (survenues avec le vaccin ou avec le virus) a entraîné l'hospitalisation des patients diagnostiqués et 0,015% en est mort, soit 8.700 sur les 58 millions de personnes concernées par l'étude. "Nous espérons que nos découvertes aideront à atténuer la réticence à la vaccination et à augmenter l'adoption du vaccin," a déclaré le Dr Paddy Ssentongo, auteur principal de l'étude. Difficile à croire tant la propagande antivax a largement diffusé dans l'opinion que les vaccins étaient responsables de millions de myocardites mortelles. On sait pourtant depuis longtemps qu'il n'en est rien…"

27-10-2022.
Jim.fr. Reflux de la 8ème vague mais risque d'une 9ème avec le variant BQ.1.1.
"
Le taux de croissance quotidien de BQ.1.1 est de 11 % supérieur à celui de BA.5. Dans un rapport du Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC), publié le 21 octobre, les modélisations suggèrent que les cas de Covid-19 imputables à BQ.1.1 représenteront, entre mi-novembre et début décembre, plus de la moitié des infections et 80 % début 2023. Les mutations présentes dans la protéine spike de l’enveloppe du virus de BQ.1.1 le doterait d’un fort échappement immunitaire. L’ECDC estime « probable » que cela se traduise par « une prochaine augmentation des cas de Covid-19, dans les semaines et mois à venir », dans la zone Europe. Toutefois, à ce jour, aucune donnée n’indique que BQ.1.1 serait associé à une plus grande sévérité de l’infection... C’est dans ce contexte que le Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars), successeur du conseil scientifique, publie son premier avis. Les dix-huit experts émettent plusieurs recommandations, notamment sur l’accélération de la campagne vaccinale, le besoin d’une meilleure communication sur le port du masque, la promotion des tests antigéniques et autotests, ainsi que l’amplification de l’usage du Paxlovid... On notera que pour le port du masque, le Covars ne souhaite pas qu’il soit rendu obligatoire y compris dans les transports. Ce nouveau comité semble donc vouloir mettre l’accent sur la pédagogie plutôt que sur l’obligation. L’OMS, quant à elle a souligné ce lundi la nécessité de ne « pas baisser la garde » face au Covid…comme un air de déjà vu ! "

Novembre 2022.
- Mois plutôt calme
, bien que des cas de covid existent toujours avec hospitalisations, voire décès, mais sans commune mesure avec ce qu'on a connu. Le corps médical craint une reprise pendant l'hiver avec un nouveau variant. Le deuxième rappel de vaccin est donc conseillé pour les personnes âgées et celles à risque. Mais ce conseil est peu suivi, et les précautions (masque, gel...) ne sont plus appliquées.
- Nombre d'effets secondaires aux infections par le coronavirus sont dénombrés. Le covid long est très étudié. Le dernier effet secondaire du covid, jusqu'à six mois après l'infection; convulsions et épilepsie, notamment chez quelques enfants. La proportion est cependant très faible.
- Pour ce qui est des effets secondaires des vaccins, on trouve un récapitulatif apparemment exhaustif sur le site Le Journal des Femmes Santé au 2 novembre 2022:
la liste s'est progressivement allongée, ce qui est normal au fur et à mesure que les signalements sont étudiés (ce qui est le cas pour tout médicament). " Plus de 150 millions d'injections de vaccins Covid ont été réalisées en France selon l'ANSM dont plus de 117 millions avec le vaccin Comirnaty de Pfizer. Au total, tous vaccins confondus, 0,12% d'effets indésirables sont comptabilisés en France dont 25% de cas graves." (25%, donc, des 0,12%).
Sur le site d'info (indépendant) BLAST, on peut trouver un long article en 4 parties sur la question des effets indésirables des vaccins anti-covid, que j'ai trouvé intéressant, qui cite diverses études et qui conclue sur l'idée que des recherches sont encore nécessaires pour comprendre les mécanismes aboutissants à ces effets secondaires. Il semble apparaître que nombre de ces effets secondaires sont quasi identiques à ceux du covid lui-même mais en nombre bien moindre et, à ce jour, bien moins graves. L'article tempère cependant l'optimisme souvent affiché. A suivre... sur le long terme?
- Libération du 23-11-2022. "lecture erronée, par FranceSoir, d’une étude scientifique publiée en février." Reprise de la polémique, si tant est qu'elle se soit interrompue.
- Ce même jour, sur Jim.fr: les lecteurs du site (professionnels de santé pour la majorité) sont à 48% favorables à la levée de l'obligation vaccinale des soignants, et 52% défavorables. Ce sont les médecins et pharmaciens qui sont les plus opposés à la levée de l'obligation alors que 70% des infirmiers y sont favorables.
- 24-11-2022. Le Parisien. «La complexité du calendrier vaccinal pourrait-elle expliquer l’échec de la nouvelle campagne ? Âge, injection, infection… Nombreux s’y perdent... Pourtant, alors que l’accalmie n’a pas été décrétée après la 8e vague, voilà que l’on parle déjà de la 9e, avec près de 50.000 nouveaux cas en 24 heures, soit + 41%, comparé à la semaine dernière. Ce mardi, le Covid a encore tué 90 malades en France»
- Le Parisien.«Les personnes décédées étaient-elles vaccinées contre le Covid ? Impossible à savoir, faute de données, a répondu le ministère de la Santé à la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Cette décision a été beaucoup relayée sur les réseaux sociaux par des personnalités opposées à la gestion de la crise sanitaire voire antivax et par des élus du Rassemblement national, qui accusent le gouvernement de vouloir cacher ces informations et d’avoir menti par le passé. Mais la réalité est bien différente... La demande portait sur l’existence de données sur les hospitalisations toutes causes confondues par statut vaccinal, et la Drees avait répondu que ces données n’existaient pas en routine. En revanche, la Drees dispose bien des données sur les décès à l’hôpital et sur les hospitalisations de patients atteints du Covid par statut vaccinal, ce qui a permis de démontrer l’efficacité de la vaccination contre les formes sévères notamment...»
[Je me demande quel serait l'intérêt de connaître le statut vaccinal des personnes décédées toutes causes confondues. Pour les personnes ayant été hospitalisées pour covid cette information est importante, mais les autres ? La population étant vaccinée dans sa grande majorité, il devrait aller de soi que nombre de personnes qui décèdent sont vaccinées, sans que le décès soit en rapport avec le fait d'être vacciné ou non, puisqu'on parle de "toutes causes".]  
- 27-11-2022. L'Express. Le Pr Alain Fischer cite une étude montrant qu'après une baisse de l'espérance de vie en 2020, celle-ci est remontée en 2021 dans les pays où a eu lieu la politique de vaccination.
 https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/esperance-de-vie-et-covid-comment-les-vaccins-nous-ont-proteges-par-le-pr-alain-fischer_2184013.html 
- Dans les différents médias: ces jours-ci augmentation importante des cas de covid et des hospitalisations. Manifestations en Chine contre la politique "zéro covid" et contre la gouvernement. 
- 28-11-2022. Libération. « la neuvième vague s’installe en France au point de faire remonter le nombre de patients en soins critiques. Une vague de plus à gérer pour un système hospitalier exsangue et déjà sous pression des épidémies de bronchiolite et de grippe... Le nombre de patients en soins critiques positifs au Covid-19 a de nouveau franchi la barre symbolique du millier le 25 novembre. […] La neuvième vague est là, dans l’indifférence générale ».
Le Parisien. "Le Pr Mahmoud Zureik, épidémiologiste, souligne ainsi que la neuvième vague de Covid-19 est bel et bien là. Depuis 3 à 4 jours, les contaminations grimpent vite et fort : on est sur une hausse de 30% en une semaine. Dans quelques jours, on sera au moins à 50.000 cas quotidiens en moyenne ... Thomas Poupeau note... que la transmissibilité exacte du sous-variant BQ1.1 et sa capacité à déjouer les vaccins sont assez mal connues..."
- 29-11-2022. Libération. Un article sur le contenu duquel il est sans doute difficile de se prononcer mais qui montre les attaques et l'utilisation des conflits dans la sphère privée, dans cette bataille relative aux informations justes ou non: Libération écrit que  «L’affaire Fact & Furious», qui agite les conspirationnistes français depuis une semaine, prétend mettre au jour les méthodes «mafieuses» et les compromissions du monde du fact-checking français. Elle met surtout en lumière les dérives de la sphère complotiste hexagonale, et de deux de ses principales têtes de pont : le youtubeur Idriss Aberkane et Xavier Azalbert, directeur de la publication de FranceSoir, devenu un acteur de la désinformation en France.»
On sait que le site "France soir" est très controversé depuis le début de la pandémie, accusé de désinformation, et fonctionnant, selon Libération, "sans journaliste, sans statut d'entreprise de presse, et avec un modèle économique atypique."
Libération. "A en croire Laurent Toubiana, chef de file des «rassuristes» lors de la pandémie (et auteur de plusieurs déclarations contredites par CheckNews), [les] données [actuelles sur les résultats de la vaccination] seraient insuffisantes pour mesurer les effets du vaccin. L’épidémiologiste bataille depuis des mois pour obtenir des données de vaccination sur l’ensemble des décès enregistrés (toutes causes confondues)...Un combat relayé par la sphère antivax… d’autant plus que les données ne sont pas disponibles (nourrissant ainsi l’idée d’une dissimulation par les autorités). Si ces informations sont jugées d’un intérêt relatif par plusieurs experts contactés par CheckNews, Laurent Toubiana assure qu’elles «permettraient d’écarter ou de confirmer l’hypothèse d’un vaccin dangereux.» L’idée sous-jacente étant que ces informations permettraient de révéler une plus grande mortalité des personnes vaccinées (la thèse des antivax) du fait des supposés graves effets secondaires." [Le journal] explique que seule l'Angleterre a fourni les taux de mortalité par statut vaccinal mais sans exploiter ces données qui seraient d'ailleurs très difficiles à traiter. Quel serait l'intérêt véritable de ces données ? [Ce qui était ma propre question: cf. mon avis du 24 novembre.] Comme cela est dit dans le même article de Libération: " Interrogé sur la pertinence d’une telle étude, Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux, et président du conseil scientifique d’Epi-Phare (le groupement d’intérêt scientifique en épidémiologie des produits de santé créé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et l’Assurance maladie) émet des doutes : «Quand vous voulez vérifier l’efficacité d’un vaccin en conditions réelles, vous vous intéressez à ce pour quoi le vaccin a été conçu et non pas à la mortalité toutes causes. Si je développe un vaccin contre la tuberculose, je vais regarder s’il protège de la tuberculose et non pas de la mortalité par accidents de la route ou cancer. Les statistiques selon le statut vaccinal de tous les Français décédés «ne seraient aucunement conclusives», ajoute Mahmoud Zureik, professeur en épidémiologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines en épidémiologie et santé publique... En croisant deux colonnes dans un Excel, on peut penser qu’on va tirer des conclusions de cause à effet. Or, avant de croiser ces deux colonnes, il faut établir un protocole d’étude, développer une méthodologie adaptée et tenir compte de l’ensemble des paramètres nécessaires à cette étude, ce qui représente des mois et des mois de travail», note Mahmoud Zureik. Et ce n’est pas donné à tout le monde : «Il faut travailler avec du savoir-faire, complète Bernard Bégaud. Si on n’est pas au courant du nombre de biais et d’erreurs d’interprétation, on peut aller dans tous les sens : on pourrait montrer que le vaccin protège de tout ou tue plus que tout.» Lien vers l'article.

Décembre 2022