Mars-Avril-Mai-Juin 2023
03-03-2023.
Libération. Tiens, un grand média reparle de Didier Raoult. Le journal indique que dans une vidéo de 2019, le professeur était favorable à la vaccination contre le papillomavirus (HPV), et même à la lutte contre la diffusion de fausses informations. «Je souhaite que l’Etat mette en place un contrôle des lanceurs d’alerte fantasques», des «structures qui permettent de sanctionner des fausses alertes qui sont antagonistes de la réalité scientifique», «je suis pour la censure des fausses informations» disait-il. Alors que E.Macron vient de demander la vaccination généralisée contre ce virus sexuellement transmissible, Libération a contacté D. Raoult. Ce dernier maintient sa position: «Sur un bateau, il y a des boussoles et des girouettes. Je suis du côté des boussoles. Je ne change pas en fonction de mes affects pour les uns et les autres.» Préférant toutefois les recommandations plutôt que les obligations. Libération ajoute que "sur les réseaux sociaux, de nombreux antivax dénoncent l’annonce présidentielle et mettent en avant des supposés effets secondaires graves du vaccin utilisé pour protéger contre les infections à HPV – actuellement le Gardasil 9. [Mais] il n’existe aucune preuve scientifique d’effets indésirables sérieux dus à ce vaccin." Adresse de l'article.
[ Ce fut souvent, durant la covid, la difficulté de se situer par rapport aux propos de D. Raoult. Il fut d'abord très sceptique sur les vaccins anti-covid à ARNmessager, puis affirmant qu'il aurait fallu inciter toutes les personnes de plus de 65 ans et celles à risque, à se faire vacciner, puis expliquant que la vaccination ne sert à rien (voir ci-dessus en février 2022). ]
11-03-2023.
- JIM;fr. La Suède a t-elle eu raison de ne pas confiner ? Par Quentin Haroche. "... Durant ces trois ans d’épidémie, environ 24 000 Suédois sont morts de la Covid-19. Avec un taux de mortalité de 2,25 morts pour 1 000 habitants. Sur ce critère dur la Suède s’en sort mieux que de nombreux pays qui ont confiné comme l’Italie (3,19), l’Espagne (2,51) ou la France (2,5) mais affiche en revanche une mortalité spécifique bien supérieure à ses voisins scandinaves comme le Danemark (1,41) ou la Norvège (0,96). Difficile donc d’en tirer une conclusion formelle.
Dernièrement sur Twitter, les opposants au confinement ont trouvé un nouvel argument de poids pour défendre le choix de la Suède. En effet, selon des données Eurostat, entre 2020 et 2022, le royaume scandinave est le pays d’Europe qui affiche l’excès de mortalité par rapport aux années pré-Covid le plus faible d’Europe. La Suède n’a ainsi déploré que 4,4 % de morts en plus durant l’épidémie, contre par exemple 12,3 % de morts supplémentaires en Italie, 11,3 % en Espagne ou 9,2 % en France....
Pour certains internautes, ces bons chiffres suédois pourraient s’expliquer par le fait qu’en s’abstenant de confiner, la Suède aurait évité certains morts provoqués indirectement par ce type de mesures (report de dépistage ou d’opérations, suicides…) mais les données manquent pour étayer cette hypothèse...
Le succès de la Suède durant ces trois années dramatiques résiderait en réalité ailleurs et notamment dans le fait que les Suédois sont en moyenne en bien meilleure santé que les autres Européens : les Suédois fument moins, sont moins souvent obèses et leurs personnes âgées (qui sont les plus à risque de décéder en cas de Covid-19) sont en meilleure santé. Ainsi, la fameuse espérance de vie en bonne santé à 65 ans est de 15,9 ans en Suède, contre seulement 9,8 en moyenne en Europe. Autrement dit, la Suède était dès le départ mieux armée que la plupart des pays européens pour faire face à cette pandémie et pouvait donc davantage se permettre de ne pas confiner." [Un commentateur de l'article estime aussi que "La discipline habituelle des citoyens suédois est sans commune mesure avec la désinvolture des méditerranéens. Dans les pays du Nord, les recommandations individuelles sont largement appliquées, chez nous elles sont systématiquement contestées. Il n'est pas surprenant que l'on n'obtienne pas de manière identique des résultats partout similaires."]
"Les opposants au modèle suédois soulignent d’ailleurs que durant la première vague épidémique du printemps 2020 où elle n’a pas confinée, la Suède affiche un excès de mortalité bien supérieur à la moyenne européenne (35 % de morts supplémentaires contre 25 % dans l’Union Européenne). Le miracle suédois a donc réellement eu lieu en 2021-2022 et reposerait sur une meilleure gestion de la campagne de vaccination. « Une fois les vaccins contre la Covid-19 déployés, ce n’est pas si étonnant que ce pays très avancé en termes de prévention s’en soit mieux sorti que les autres » argumente le Pr Antoine Flahault, qui a toujours défendu les mesures de privation de liberté durant l’épidémie. Ainsi, en Suède, 82 % des plus de 65 ans ont reçu leur deuxième dose de rappel vaccinal…contre moins de 50 % en France.
Trois ans après, il est donc toujours impossible de dire si le confinement était ou non une bonne idée et le débat continue de faire rage, y compris en Suède. En février 2022, une commission d’enquête suédoise avait conclu que le gouvernement aurait dû prendre « plus de mesures obligatoires au début de la pandémie »…mais qu’il avait eu raison de ne pas confiner.
- Mediscoop.net. "Charles Jaigu observe dans Le Figaro que « la généticienne Alexandra Henrion Caude s’en prend avec force à l’utilisation massive de l’ARN messager dans un livre à charge publié cette semaine. Et elle nous annonce un déluge d’effets indésirables. Alain Fischer, coordinateur national de la stratégie vaccinale, lui répond ».
Le journaliste explique ainsi que « l’ancienne généticienne de l’Inserm publie un livre enflammé qui s’en prend au vaccin ARN messager. […] Cet ouvrage convaincra les convaincus. Alexandra Henrion Caude est considérée par nombre de ses ex-collègues, dont certains furent ses amis, comme une illuminée. […] Elle a commis des imprudences en se compromettant avec des complotistes infréquentables. […] Elle recommence aujourd’hui avec ce livre qui est un brûlot contre Big Pharma et ses promesses mirobolantes »
« Il nous dit en effet que ce vaccin produit et produira des effets indésirables graves, il nous dit aussi que la technique de l’ARN messager pourra se recombiner à l’ADN des vaccinés et engendrer des pathologies graves, transgénérationnelles ou intergénérationnelles », relève Charles Jaigu. Il s’interroge : « Faut-il l’écouter ? De nombreux médecins rapportent que leurs patients vaccinés ont ressenti des effets pénibles, parfois graves. Les myocardites sont souvent citées, et l’étude publiée le 27 novembre 2022 dans la revue Cardiologie, qui s’appuie sur l’autopsie de patients vaccinés et victimes de morts subites, le confirme » « Mais ces effets indésirables dépassent-ils ceux que l’on constate en moyenne avec les autres vaccins ? On sait que le phénomène est horriblement difficile à mesurer. Soit qu’il y ait trop de sous-déclarations, soit qu’il y ait trop de surdéclarations - on mesure jusqu’à 30% d’effets indésirables rapportés par ceux qui ont reçu un vaccin placebo », note Charles Jaigu.
Alain Fischer, coordinateur de la stratégie vaccinale en France, souligne ainsi : « Il faut se méfier de l’effet de coïncidence : si vous vaccinez 1 million de personnes, vous savez que certains vont mourir juste après pour des raisons toutes autres (incidents cardiaques, etc.). C’est statistique. […] Il y a eu 2 milliards de doses dans le monde, et 800 millions dans l’UE, et 1 milliard de personnes ont été vaccinées à l’ARN messager, si ça devait être toxique, on le saurait ! ».
Charles Jaigu observe que « la brèche dans laquelle s’engouffrent les antivax […] est le résultat d’une communication arrogante des laboratoires et des autorités de santé. Le vaccin devait protéger à 95% et empêcher la transmission. Les premiers retours sur la baisse rapide du niveau de protection ont montré qu’il y avait quelques défauts sur la belle image. […] À l’heure du grand «débrief», chacun comprend peu à peu que rien n’est blanc ou noir : tout est gris ».
Le journaliste remarque que « chez les virologues aussi, le débat va bon train. L’un d’entre eux nous a transmis un graphique très parlant. On y voit que ce n’est pas le vaccin, mais le variant Omicron, plus contagieux et moins tueur, qui a le plus efficacement répandu l’immunité collective que tout le monde attendait. Alors, quelle stratégie fallait-il adopter ? Fallait-il inoculer le vaccin larga manu, y compris aux enfants ? ».
Philippe Kourilsky, professeur honoraire au Collège de France, indique qu’« en santé publique, le rapport bénéfice-risque peut être rude, et parfois en contradiction avec le serment d’Hippocrate. Vacciner tout le monde, c’est courir le risque d’effets indésirables, car on sait qu’il y en aura. Ne pas vacciner tout le monde, c’est courir le risque de formes graves développées à cause de la transmission du virus par des porteurs sains. L’approche vaccinale est probabiliste. Même si le vaccin protège moins que prévu, il protège quand même. Tout ce qui pouvait contribuer à diminuer la circulation était bon à prendre. Et le vaccin a joué ce rôle ».
15-03-2023.
- Mediscoop.net. "Trois ans après le premier confinement, l’épidémie est au plus bas en France et dans le monde... Si la Covid-19 continue de circuler (environ 4 000 personnes sont testées positives chaque jour et ce malgré une baisse importante du nombre de tests réalisés), ses conséquences sanitaires sont de plus en plus faibles. Depuis le 1er février dernier, environ 1 000 personnes sont décédés de la Covid-19 en France. Par comparaison, en avril 2020 lors de la première vague, ce sont plus de 1 200 individus qui étaient emportés par la maladie chaque jour...On ne compte sur la planète (hors Chine où les chiffres ne sont pas fiables) que 600 morts par jour officiellement, contre plus de 15 000 au pic de l’épidémie en janvier 2021. Même dans les très prudents pays asiatiques, les autorités commencent à lâcher du lest... En Chine, où le gouvernement communiste a appliqué pendant près de trois ans une politique zéro-Covid particulièrement stricte et brutale, les frontières vont être rouvertes aux touristes à compter de ce mercredi. La situation sanitaire y est par ailleurs toujours aussi confuse. Si selon les autorités, environ 80 000 personnes sont mortes depuis la levée des restrictions début décembre, selon les épidémiologistes ce sont probablement des centaines de milliers, peut-être même des millions de Chinois qui ont perdu la vie... En France, on estime qu’environ 2 millions de personnes souffriraient de symptômes persistants de la maladie, plusieurs mois voire années après l’avoir contracté. Les mécanismes de cette nouvelle maladie sont encore méconnus et il n’existe aucun traitement autre que symptomatique... Dernière étude en date, celle publiée par Santé Publique France début février qui montre que 21 % des 18-24 ans déclarent avoir connu un épisode dépressif caractérisé (EDC) en 2021 contre seulement 12 % en 2015. Un phénomène mondial, puisque l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait était d’une augmentation de 25 % des cas de troubles dépressifs dans le monde en 2020.
Si la Covid-19 en elle-même n’est donc plus une question de santé publique majeure, rappelons qu’une dixième vague peut rapidement arriver. Ces sept derniers jours, le nombre de contaminations (+ 45 %) et d’admissions de patients positifs à l’hôpital (+ 16 %) ont augmenté, sans atteindre pour le moment des niveaux alarmants. La HAS a d’ores et déjà demandé que soit préparé une nouvelle campagne de vaccination de rappel pour les personnes fragiles à l’automne prochain."
- L'Express. " Dès sa sortie le 8 mars, Les Apprentis sorciers, le pamphlet antivax de la généticienne Alexandra Henrion Caude s’est propulsé en tête du palmarès des ventes... Ouvrir le débat, vraiment ?... Encore faut-il pour cela échanger sur la base de faits avérés. Ce qui est loin d’être le cas tout au long des 140 pages rédigées par l’ex-chercheuse de l’Inserm, aujourd’hui désavouée par son ancien employeur. "Thèses farfelues", "absence de données probantes", "confusions dans la lecture des études", "erreurs"..."
22-03-2023.
La Croix.« le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a rendu publique […] une étude sur les effets de la vaccination au Covid-19 sur les cycles de la femme. Dirigée par la chercheuse Alexandra Alvergne, elle dément la responsabilité prêtée jusqu’alors au vaccin dans les troubles des menstruations... La chercheuse et son équipe ont analysé les résultats d’une enquête à laquelle ont participé 12.000 femmes en 2021 au Royaume-Uni. Parmi elles, 1 sur 5 signalait des changements menstruels après sa vaccination. Mais en réalité, d’autres facteurs expliqueraient ces dérèglements hormonaux : le stress, le tabagisme, une précédente affection au Covid-19 ou l’usage de pilules contraceptives sans œstradiol... [La Dre Odile Bagot, gynécologue à Strasbourg, remarque cependant qu’]« il y a quand même un risque d’effet contre-productif. Les femmes qui ont des troubles, et qui les ont associés à la vaccination, ne vont pas se sentir écoutées. »
Le 26-03-2023,
dans Libération, le correspondant européen Jean Quatremer écrit que "l’actuel locataire de l’Elysée a poussé à son paroxysme les dérives inhérentes au présidentialisme hexagonal", dans le prolongement de ce qui s'est passé durant la pandémie, où il a "dirigé seul le pays, entouré d’un cabinet secret, le «conseil de défense», après avoir suspendu la quasi-totalité des libertés publiques."
Cette question a été évoquée au début de ce site. Dans "Le débat interdit., Langage, covid et totalitarisme", la psychologue Ariane Bilheran et le Maître de conférences en mathématiques Vincent Pavan, ont fortement critiqué les dérives autoritaires du gouvernement durant la pandémie. Dans ma note de lecture sur cet ouvrage, bien que la situation fut alors inédite, et tout en me montrant circonspect quant à certaines affirmations des auteurs qui m'avaient paru outrancières, j'avais précisé que l'ouvrage avait "le mérite de nous prévenir sur les risques de totalitarisme à partir de mesures présentées comme indispensables et protectrices."
Aujourd'hui, l'actuel chef de l'Etat a une attitude qui choque une majorité de la population, par les moyens successifs de la Constitution utilisés pour forcer le passage de sa réforme des retraites, en particulier l'utilisation du 49-3. Tout le monde est au courant. Outre l'absence de considération pour les syndicats et les manifestations, le refus de tous les contre-arguments présentés par les oppositions, les syndicats et nombre d'économistes, il y a maintenant débat et plaintes quant à certains agissements de policiers.
Ce n'est pas le lieu pour étudier cela. Les différents médias s'en chargent, mais je ne peux que suggérer à ceux qui en ont le temps (cela me semble quand même très souhaitable), de comparer les informations et commentaires de plusieurs de ces médias, en soulignant que, si une grande partie d'entre eux, les plus connus, appartiennent à des milliardaires (ce qui ne signifie pas qu'ils aient tous la même ligne éditoriale, mais qui pose quand même question), il existe sur internet une quantité non négligeable de médias (fonctionnant grâce aux abonnements), indépendants des grands groupes de la finance, tout en se voulant, pour beaucoup, engagés politiquement et économiquement. On peut les trouver sur une page de Mediapart.
30-03-2023.
Le Parisien. « Les scientifiques du groupement Epi-Phare (Assurance maladie et Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) ont suivi près de 500.000 personnes, majoritairement âgées d’au moins 60 ans, du 6 octobre au 9 novembre 2022. 80% d’entre elles ont reçu le vaccin dit « bivalent», c’est-à-dire qui cible à la fois la souche d’origine du virus et le variant Omicron BA.4/5. (…) Les autres participants avaient été « piqués » avec le vaccin « monovalent » d’origine, qui n’est désormais plus utilisé... chacune de ces personnes a été suivie jusqu’à 3 semaines après l’injection, «pour coller à la période à risques identifiée dans l’alerte américaine initiale... Le risque d’AVC (quel qu’il soit) n’apparaît pas plus élevé avec le vaccin bivalent qu’avec celui d’origine. Il en va de même pour le risque d’infarctus du myocarde ou pour celui d’embolie pulmonaire, toujours dans les trois semaines après avoir tendu le bras ... Quel que soit le vaccin, ces risques sont très faibles et ne remettent pas en cause les bénéfices apportés chez ces personnes les plus fragiles, notamment pour les protéger contre les formes graves, d’après de précédentes études .»
Mai 2023.
L'OMS a levé l'urgence sanitaire.
Sur JIM.fr, Quentin Haroche remarque que cela n'est pas synonyme de fin de pandémie.
Il rappelle qu'il y a eu au cours des trois ans de cette pandémie, 7 millions de mort officiellement, mais plus vraisemblablement près de 20 millions, et que début Mai le Covid tue encore 500 personnes par jour dans le monde. "L’espoir que le virus puisse disparaître à court terme grâce à l’immunité collective ou à la vaccination a en effet fait long feu. Le virus continue de circuler et de muter, le variant XBB et ses sous-variants étant désormais majoritaires sur la planète. Le monde entre dans un nouveau défi, celui de continuer à surveiller et combattre cette maladie mais avec des moyens beaucoup moins importants... L’OMS continue par ailleurs de militer pour une répartition plus égalitaire des vaccins, médicaments et tests. L’agence onusienne rappelle notamment que si 82 % des personnes âgées de plus de 65 ans dans le monde ont été vaccinées, elles ne sont que 35 % dans les pays à faibles revenus... Alors que la crise sanitaire la plus grave qu’a connu l’humanité depuis la grippe espagnole prend peu à peu fin, les observateurs commencent à se retourner et à tenter de faire le bilan de cette période si particulière. Ils se réjouissent notamment que cette crise ait constitué une prise de conscience par l’humanité des risques engendrés par les virus émergents et également que cette pandémie ait permis à la science de faire des bonds de géants, notamment s’agissant de l’utilisation des vaccins à ARNm. Mais beaucoup reconnaissent également que cette crise a paradoxalement entaché l’image de la science, « car la communauté scientifique a paru divisée » regrette le Pr Fontanet et parfois ravivé les tensions entre les Etats, incapables de collaborer efficacement dans la lutte contre l’épidémie.
« Toutes les conditions sont réunies pour qu’une autre pandémie survienne » estime le Pr Fontanet, qui cite comme principaux candidats les virus respiratoires et les arboviroses. La France sera-t-elle mieux armée face à la prochaine pandémie, forte de l’expérience acquise durant la Covid-19 ? « Quelle que soit la nature d’une future pandémie, il faudra un système de santé solide pour y faire face et en prévision des difficultés de notre système dans les prochaines années, on ne peut pas être très optimiste » conclut l’épidémiologiste Mahmoud Zureik."
- Fin Mai, la majorité des médias parlent de la dénonciation, par plusieurs scientifiques en médecine, de la dernière publication du Pr. Didier Raoult sur son protocole de traitement du covid, qu'il appelle "étude observationnelle". Les signataires lui reprochent non seulement des biais mais ce qui fut, selon eux, "un essai clinique non déclaré" qui aurait fait fi de l'éthique médicale et qui aurait engendré un nombre assez important d'effets indésirables graves (cardio-vasculaires notamment).
JIM.fr résume cette nouvelle confrontation
Il est intéressant de lire après cet article les avis de quelques médecins. Il semble que la question n'ait pas fini de faire des vagues.
Dans le Figaro: "Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier, explique que « la première difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est l’absence d’indicateurs. On teste beaucoup moins qu’avant et la plupart des pays ont abandonné leur surveillance. Le virus tue beaucoup moins maintenant, mais la mortalité reste encore importante, car le Sars-CoV-2 tue 3 à 4 fois plus que la grippe. ».... Antoine Flahault, professeur de santé publique à l’université de Genève et directeur de l’Institut de santé globale, souligne quant à lui que « le Covid reste une question importante pour au moins deux raisons. D’un côté, les immunodéprimés et les personnes fragiles qui restent particulièrement sensibles à la maladie. De l’autre, le Covid long »... Arnaud Fontanet souligne en outre : « On note que 25% des admissions en soins intensifs concernent des personnes immunodéprimées, alors qu’elles ne sont que 300.000 dans le pays »..."Antoine Flahault remarque ainsi : « Il faut faciliter l’accès aux antiviraux, qui sont efficaces s’ils sont pris suffisamment tôt. Des médecins traitants encouragent leurs patients vulnérables à toujours avoir un test rapide sur eux pour pouvoir détecter au plus vite l’infection. Ce type d’initiative devrait être généralisé »."
4 juin 2023- Libération. "Sous la pression de la direction des hôpitaux marseillais, Didier Raoult et les co-auteurs d’un «pre-print» – une version d’étude non relue par des pairs, publiée en ligne et non dans une revue scientifique – controversé sur les patients Covid soignés à Marseille ont décidé de la retirer, selon les hôpitaux marseillais et Didier Raoult lui-même. «Tous les auteurs (dont moi) du pre-print qui fait si peur en montrant que l’on pouvait soigner, ont décidé, par solidarité avec le Pr Lagier menacé par la direction, de retirer le pre-print pour ne pas laisser croire à une trahison de sa part et pour protéger les plus jeunes», a annoncé dans un tweet Didier Raoult vendredi soir."
J'ai vu hier, je ne sais plus dans quel média, que les cas de Covid remonteraient en Chine.
Fin juin 2023.
Les médias ne parlent quasiment plus de la covid. Le virus circule cependant encore mais sans commune mesure avec les années précédentes.
Des sites antivax continueraient à insister sur les effets négatifs de la vaccination. Libération du 27 juin indique à ce sujet que de nombreux tweets circulent en ce moment disant que "l’Agence nationale de sécurité du médicament aurait enfin reconnu que les myocardites et les péricardites peuvent être une réaction indésirable du vaccin Cominraty de Pfizer", le journal précisant en même temps que cette information n'est pas nouvelle puisqu'elle avait été donnée par l'ANSM dès la mi 2021.
Autant que je me souvienne, l'info est en effet très ancienne, avec l'ajout que ces risques de péricardites et myocardites étaient encore beaucoup plus élevés avec le virus.